Archives de Tag: Tolérance

ISRAEL STERILISE LES FEMMES ETHIOPIENNES…


On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de I’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?

Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités.  »

Source : le journal israélien Haaretz / mediapart

http://www.haaretz.com/opinion/israel-s-ethiopians-suffer-different-planned-parenthood.premium-1.484110#

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

Tagué , , , , , ,

CE que les médias ne vous diront jamais sur l’immigration ( à partager autour de vous )


valls le pen

 

Le débat sur l’immigration est un débat sensible dans ce pays. Très sensible. De ce que j’ai pu observer, certains partisans comme les opposants (militants, citoyens comme hommes politiques) font parfois preuve d’ignorance sur le sujet. il est concevable qu’on puisse être opposé à l’immigration pour des raisons idéologiques, mais point n’est besoin de fantasmer ou d’user de contre-vérités sur le sujet. Ayant eu à faire du bénévolat dans deux associations et au gré de mes lectures et rencontres, j’ai quelques connaissances (modestes ) sur le sujet mais pour mieux développer le sujet, j’ai effectué quelques recherches supplémentaires.

Tout d’abord, il serait plus que temps de ne plus croire en ce mythe moderne. Ce sont les pays du sud qui accueillent le plus d’immigrés et de réfugiés. L’immigration massive, si tant est qu’on puisse qualifier y accoler le qualificatif « massive », c’est d’abord et en majorité en direction des pays du sud. 

Dans un pays, mise à part des pays totalitaires (et encore…), Il y a des gens qui viennent et d’autres qui partent. Il y a des étrangers et Français venant en France, et des étrangers et français quittant la France.

Ensuite, l’immigration n’est pas une. Loin s’en faut. Elle est bien au contraire très diverse. Dans les médias, quand on parle d’immigration, la plupart du temps sont montrés à la télévision des personnes au teint plutôt basanée, plutôt barbus, ayant pour religion l’islam. Il s’ensuit donc, qu’inconsciemment, dans l’imaginaire populaire, du fait de la répétition, de l’inculture, de la propagande voire de la bêtise, la figure de l’immigré est assimilé d’office au basané, barbu, plutôt musulman, islamiste.

J’avais lu, il y a pas si longtemps, que d’après L’INSEE, concernant la composition de la population immigrée, 40% venaient d’Europe, 45% d’Afrique(35% Maghreb,  et 11% Afrique subsaharienne) et 15% d’Asie et d’Amérique. A noter que tous ceux qui viennent d’Afrique subsaharienne ne sont pas forcément musulmans, loin s’en faut. Le christianisme est très présent en Afrique subsaharienne. ( http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2659p014.xml0/)

Quand les politiques parlent d’entrée, ils omettent parfois de citer les ressortissants de type européen mais bon…

Concernant l’immigration, beaucoup confondent l’immigration légale, illégale (estimé à 200 000 ou 400 000 ) et les français d’origine étrangère. Les hommes politiques usant d’un argumentaire où il y a une telle confusion, font preuve au mieux d’ignorance au pire de malhonnêteté intellectuelle. Concernant les immigrés « légaux », il y en a trois sortes :

l’immigration estudiantine à savoir les étudiants africains, asiatiques, américains, etc.

l’immigration du travail qui baisse,et le regroupement familial qui est souvent  du fait que les enfants ou la conjointe viennent rejoindre le conjoint ou conjointe française  ou l’étranger installé légalement en France et travaillant déjà depuis plusieurs années.

L’Asile, est à différencier puisque celui-ci est un droit reconnu par les instances internationales et nationales pour les gens fuyant la guerre, menacés de mort dans leurs pays du fait qu’ils soient des opposants aux régime dictatoriaux en place etc. A titre d’exemple, Pour que vous puissiez vous en faire une image, Sur les 192 000 immigrés rentrés LÉGALEMENT en France en 2010, 31 000 l’étaient pour des raisons professionnelles, 84 000 pour des raisons familiales, 66 000 étudiants et 10 000 en vertu du droit d’asile. 

En fait contrairement à ce qui est raconté le plus fréquemment dans les médias, la préférence nationale existe déjà, tant dans les faits que légalement. Les étrangers ne peuvent faire tous les métiers. Beaucoup de métiers sont interdits à ceux-ci. Plus d’un emploi sur cinq, soit 5,3 millions de postes de travail, demeurent interdits aux étrangers non européens en France Source ==> (http://www.inegalites.fr/spip.php?article1480).

Pour cela, il suffit juste de lire la législation concernant le droit des étrangers qui est d’une rigidité extrême. Essayez de demander à un prof de droit administratif.

Concernant ceux qui viennent en France, les étudiants étrangers par exemple, ils doivent avoir un logement, une certaine somme dans leurs comptes en banque (Plus de 6 000 euros), cette somme étant valable pour une année (et ils sont là pour plusieurs années du fait de leurs études universitaires), avoir des garants. Chaque année, ceux-ci doivent se présenter à la préfecture (je ne parle même pas des conditions d’accueil ) cette dernière vérifiant que les étudiants étrangers remplissent toutes les conditions.  En fait, ils rapportent beaucoup d’argent à l’Etat français. A votre avis, pourquoi croyez-vous que les Etats industrialisés soient friands d’étudiants étrangers ? Les USA, le CANADA, la FRANCE etc. se livrent à une lutte féroce pour attirer toujours le plus d’étudiants. Et ce n’est pas pour rien. Ceux-ci apportent du prestige aux différentes universités, consomment et paient des taxes (Taxe d’habitations, taxe annuelle sur la carte de séjour, tva etc…). Ce sont aussi des futurs vecteurs de la culture du pays hôte dans leurs pays d’origine, des potentiels ambassadeurs qui dénicheront des nouveaux marchés etc. Pareil concernant l’immigration du travail.

Concernant le regroupement familial, l’étranger ou le FRANÇAIS souhaitant faire venir une partie de sa famille doit justifier devant l’administration qu’il remplit des conditions très strictes comme le logement, le salaire, qu’il ne sera pas une charge pour la société loin s’en faut, etc.

Pour plus d’informations concernant les conditions (pour les étudiants étrangers), jetez-y un coup d’oeil ==>  http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F17279.xhtml

Les cartes de séjour pour étrangers sont diverses. Il y a des cartes de séjour d’un an, de 5 ans, de 10 ans, et de résident permanent. D’après ce que j’ai pu recueillir comme infos, les cartes de séjour d’un an sont très répandus==> Cela signifie que l’étranger doit se présenter annuellement aux services de la préfecture et donc payer annuellement une taxe; être contrôlé (revenus, logement, etc. )

Beaucoup parlent de nationalité sans savoir de quoi il en retourne. Pour devenir français quand on est étranger, il y a deux cas de figure==> La naturalisation qui est un pouvoir discrétionnaire de l’administration (C’est-à-dire que ce n’est pas un droit pour l’étranger, l’administration décide et dans les faits, c’est plutôt compliqué si on s’en tient aux confidences des juristes spécialistes du droit des étrangers) ou l’acquisition de la nationalité après 5 ans de mariage avec un conjoint français. Dans tout les cas, celle-ci fait l’objet de règles strictes et intervient parfois après plusieurs années sur le territoire.

Certains parlent de régularisation (concernant les immigrés illégaux) et font un lien avec le chômage. Désolé mais c’est juste idiot ! Tout d’abord, la régularisation concerne les étrangers en situation irrégulière DEJA INSTALLES EN FRANCE DEPUIS DES ANNÉES ET TRAVAILLANT LA PLUPART DU TEMPS. ILS ONT DONC DÉJÀ UN EMPLOI (pour la plupart, et le plus souvent dans des postes où les candidats ne se bousculent pas, loin s’en faut , du fait de la pénibilité du travail etc.)  paient des cotisations et ne peuvent jouir de leurs cotisations. Ils rendent d’ailleurs plutôt service à la sécurité sociale. les immigrés illégaux sont parfois des immigrés légaux étant venus de manière légale en France s’étant transformés en illégaux du fait de certains accidents de la vie ==> perte de travail, dépression, circulaires de plus en plus répressives sous la droite comme la circulaire guéant sur les étudiants étrangers, etc...Ceux-ci étant déjà installés sur le territoire depuis des années ne souhaitent rentrer car ils ont déjà construit une vie sur place, y ont des amis, des conjointes et parfois des enfants etc… par exemple, jetez un p’tit coup d’oeil sur le mouvement (http://www.amoureuxauban.net/).

Vous me demanderez certainement comment les immigrés illégaux parviennent-ils à payer des cotisations alors que ceux-ci sont illégaux, donc censés être inexistants administrativement. C’est très simple. Chaque année, le gouvernement encaisse environ 2 milliards d’euros grâce à ces cotisations, sans qu’aucun travailleur sans-papiers n’en profite en retour. En général, les sans-papiers qui travaillent sous leur vrai nom ont autrefois été en situation régulière : étudiants, malades…  Le patron (qu’il soit au courant ou non) peut ainsi continuer à employer le salarié, ou même l’embaucher avec son numéro de sécurité sociale. D’autres sans-papiers possèdent une fausse carte  mais il semblerait que cette pratique soit marginale. Les sans-papiers  se servent aussi parfois de la carte d’une personne qu’ils connaissent – un procédé répandu. En effet, les organismes qui collectent les cotisations ne sont pas très exigeants sur l’origine de ces dernières… Du moment que l’agent rentre… Après tout, l’Etat est en crise, nous dit-on.

A remarquer que la régularisation d’un étranger en situation irrégulière coûte à celui-ci la coquette somme de 340 EUROS, dont 110 euros non-remboursables : 110 euros pour le dépôt de dossier et si accepté ( ce qui est en pratique pas fréquent, surtout en ces temps de repli national, de montée de la xénophobie voire du racisme) paiement par la suite de 220 euros. Si le dossier est refusé, on ne rembourse pas les 110 euros. ==>  L.311-13-D du CESEDA ( Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile )

Dans l’histoire de France, il y eut une époque (1930-1935) où les étrangers furent expulsés en masse==> Polonais, portugais etc… Normalement, si l’on en croit les thèses des opposants, il y aurait du y avoir des centaines de milliers de chômeurs de moins Or tel ne fut pas le cas. Le chômage a plutôt doublé. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que les étrangers sont aussi des consommateurs, qu’ils travaillent aussi, et disposent parfois d’épiceries, magasins,  etc.

Bref

Quelques chiffres :

La population française inscrite sur le Registre consulaire des Français établis hors de France s’élevait à 1 427 046 personnes au 31 décembre 2008, soit une hausse de 7,6 % par rapport à la population enregistrée un an auparavant.

Le nombre de Français expatriés a augmenté régulièrement au cours des dix dernières années, selon un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 3, 6 % et ne cesse d’augmenter.

Le nombres d’immigrés illégaux en France est estimé Aux alentours de 200 000 ou 400 000 personnes. J’ajoute qu’il y a des expulsions tous les jours. Pour ma part, je pense que cela ne règle pas le problème, loin s’en faut. C’est juste pour rassurer une population, en masquant à celle-ci les conditions de vie des étrangers dans les centres de rétention, etc… Sous l’ancien Pouvoir sarkozyste, les enfants pouvaient vivre en centre de rétention. Je ne sais pas si cela a changé sous la gouvernance socialiste.

La population étrangère (étudiants, conjoint(e)s de français, travailleurs) est estimé à 3 millions. il semblerait que celle-ci (Population étrangère baisse )

La population en France est estimée à 65,4 millions d’habitants.
Pour expulser un étranger en situation irrégulière, cela coûte environ 30 000 euros, peut-être plus.
les étudiants étrangers ont représenté 41 % de l’ensemble des doctorants », selon la note de l’Agence CampusFrance de février 2011. Soit une hausse de 11,2 %. En comparaison, « le nombre de doctorants français a fortement baissé entre 2005 et 2009 (-13,3 %) ».
En outre, l’accroissement des doctorants étrangers « est aussi qualitatif puisqu’il montre que le niveau des étudiants étrangers a tendance à augmenter en France ». La majorité d’entre eux est d’origine africaine (38,6 %). 30 % des autres étudiants étrangers sont asiatiques, 21,3 % européens et 10 % sont américains.

Autre constat : « les doctorants étrangers en France sont majoritairement inscrits en Sciences (41,2%) et en Lettres et Sciences humaines (35,1%) ». Ces disciplines sont aussi les plus populaires chez les doctorants français.

Pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a d’excellents sites sur le sujet ==> Le[ GISTI], [France terre d’asile], [les amoureux au ban], [Réseau éducation sans frontière ], [La cimade], [La ligue des droits de l’Homme]. [Inégalités.fr]

On trouve aussi d’excellentes revues ou ouvrages (que ce soit dans les Bibliothèques universitaires ou médiathèques ) sur l’histoire des flux migratoires, l’immigration, l’émigration, etc.

Il y a aussi le Musée de l’histoire de l’immigration ==> http://www.histoire-immigration.fr/

Pour ceux souhaitant avoir plus d’infos sur la législation française, Jetez-y un coup d’oeil ==> http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006070158&dateTexte=vig

VENEZ SUIVRE NOS DEBATS ET INFOS INTERACTIFS SUR NOTRE PAGE  ==> https://www.facebook.com/pages/Reflexions-dun-jeune-citoyen-/173218132715061?ref=hl

 

Amicalement

Tagué , , , ,

« De culture francaise, de confession musulmane »


Bonjour à tous. Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

 

« De culture française, de confession musulmane.
Aujourd’hui, règne une atmosphère en France où tout semble s’opposer : les chômeurs et les travailleurs, les femmes et les hommes, les immigrés et les français de souche, les pauvres et les riches, les blancs et les noirs, etc. On passe de la lutte raciale à la lutte des classes puis à une lutte plus subtile, plus malsaine parfois, que la lutte idéologique.
Toute cette diversité française, tout ce qui constitue son identité est balayée par le nouveau problème fondamental de la France : les musulmans. Les musulmans sont dans l’imaginaire collectif d’origine étrangère et croyant. Ils réuniraient donc les deux points de tensions propres à la France : le rapport à la religion et le rapport à l’étranger. Etre français, ce serait donc être tout sauf « musulman ». Etre français, ce serait être blanc et laïc (comprenez athée). Voici la crise identitaire dans laquelle nous sommes plongés, nous tous, nous les français.
Ce que vivent aujourd’hui ceux qui se reconnaissent de l’islam, qu’ils soient arabes, blancs, noirs ou asiatiques, n’est qu’une continuité de l’histoire de France. Un pays qui se construit en opposition et non pas dans l’unité. L’unité s’est construite par la force, la destruction des seigneuries pour un pouvoir à la seule main du roi, la destruction des langues régionales et éparses pour une seule langue. C’est l’assimilation, le culte de la ressemblance et non pas celui de la différence. Il n’y a pas le respect de l’individualité, celle qui se construit au fil des expériences et des rencontres.
Alors, il faudrait être républicain, laïque et démocrate. Mais enfin, que mettez vous derrière ces termes, creux et vidés de leur sens originel !

« Où est la démocratie quand le citoyen n’est entendu que lorsqu’ils manifestent et entrent dans ce rapport de force, alors qu’elle devrait être le fruit d’un travail quotidien où chaque personne participe à la construction de ce qui fait société. La démocratie devrait être une coproduction et non pas seulement une délégation de pouvoir.
Qu’est ce que la laïcité, qui prône la liberté de culte et de conscience tout en interdisant toute expression de foi ?
Qu’est ce que la république, si ce n’est la liberté d’être conformiste ? Que voulons-nous comme société ? Le respect de l’humain ou le déni de chacun ?
Si nous n’arrivons pas à considérer l’autre comme son égal, comme son semblable quelque soit les différences, apparentes ou cachées, n’est ce pas là que nous régressons ?
Je suis française, et je me dois de dire les dérives d’aujourd’hui.
Ne me figez pas dans votre imaginaire, celui de ce qu’est un bon français. Je préfère tenter d’être quelqu’un de bon, que d’être uniquement française… Laissez moi libre, libre de vous aimer, libre de vous donner, libre de partager et ne me réduisez pas à ce que vous vous imaginez que je suis. Je suis musulmane et libre.

 

Nathalie DG

Tagué , , , , ,

Dis Papa, c’est quoi la Charia ?


Petite remarque avant de commencer à lire : Cher lecteur (et lectrice), cet article n’a pas été rédigé en vue d’une énième polémique, bien au contraire. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il n’existe pas de meilleure procédé pour lutter contre les préjugés (voire élever nos âmes mutuellement) que la mise à nue, la démythification et la démystification de certaines notions. Certes, Il faut se battre contre des abus, contre des atteintes à la liberté d’autrui  mais il faut aussi lutter contre les amalgames ! Que tu ne sois point d’accord avec le propos de cet article, c’est ton droit et d’ailleurs, il est plus qu’ intéressant de débattre avec des personnes ne partageant pas notre point de vue (sans oublier que je ne suis qu’un profane, je ne suis en aucun cas un spécialiste sur le sujet) MAIS si tu ne souhaites pas échanger, ne perds pas ton temps et passe ton chemin. Inutile d’user de mots grossiers ou d’insulter car ton commentaire sera supprimé. Je te le dis afin de t’éviter cette peine. Si tu souhaites faire part de ton désaccord avec des arguments rationnels (comme dans tout dialogue ou débat respectueux), tu es le bienvenu.  Pour ma part, je suis chrétien (de confession catholique, peu pratiquant j’en conviens) et j’ai toujours été et je suis pour la séparation stricte entre l’Etat et la Religion, néanmoins il n’est pas  encore interdit d’user de sa raison et de m’intéresser aux autres religions et croyances.

Le Monde arabe a connu ces derniers temps un changement profond. Au printemps arabe succéda, dit-on, du moins d’après certains éditorialistes, l’automne islamiste. Quelle ne fut la surprise pour nos chancelleries occidentales lorsqu’un dirigeant islamiste souhaita que les lois s’inspirent de la charia.

La Charia … Le mot était dit. Ce mot fait peur. Il est obscur… IL nous renvoie aux lapidations, à un obscurantisme médiéval… Avouez-le, dès que vous entendez ce mot, vous ne pouvez vous empêcher de penser au sort des femmes dans certains pays arabes. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que ce terme soit exploité par certains politiques pour des visées purement et simplement électorales. Et ne me dites surtout pas qu’il s’agit d’ignorance, car ils ne sont pas tous idiots, loin de là…

Penser au sort des femmes dans certains pays, c’est fort louable et c’est tout à votre honneur (il faudrait aussi, au passage, penser au sort des femmes d’ici ) mais encore faut-il avoir ou du moins essayer d’avoir toutes les données en main pour mieux appréhender une situation. Je suis le premier à souhaiter fortement une séparation entre la Religion et l’Etat. Je tiens en horreur le fanatisme, qu’il soit athée (dans le cadre d’un anticléricalisme viscéral et/ou du mépris des croyants), juif, musulman ou chrétien. Je ne souhaite pas cette séparation du fait d’une essence présupposée maléfique de telle ou telle autre religion, mais tout simplement parce que l’Histoire humaine (croisades, conflits, massacres…) nous a beaucoup appris  et nous apprends que les innombrables interprétations du message Divin (je fais une distinction notable entre le message Divin et les interprétations humaines ) débouchent parfois, surtout lorsque ces interprétations sont institutionnalisées, sur l’intolérance envers les incroyants ou ceux considérés comme étant des hérétiques.  Aussi convient-il, je le crois, de se dire que la spiritualité concerne le créateur et sa créature.

De plus, je pars du postulat, peut-être biaisé, que ce n’est pas à l’Etat de m’imposer (par la force de la loi , donc par la contrainte et la violence légalisée des plus forts et/ou des plus nombreux) une croyance, a plus forte raison, un tel type de croyance, qui relève de l’intériorité la plus profonde de mon être, de mon âme. Une croyance, une spiritualité, c’est personnelle. Par contre, je suis indigné quant à la façon dont certains politiques usent de ce terme pour que leurs idéologies soient appliquées. La Charia est devenu un épouvantail, un croque-mitaine destiné à faire peur aux enfants-citoyens que nous sommes des dangers du Musulman, de l’islam, de celui qui diffère de nous, peuple  héritier des lumières, peuple éclairé par essence.

Tout petit, j’eûs à recevoir un ouvrage sur les différentes religions, un livre fort passionnant et depuis je m’intéresse aux différentes spiritualités (Islam, bahaisme, judaïsme, confucianisme, bouddhisme, etc…). Elles ont beaucoup en commun malgré les différences culturelles  entre les hommes et Je ne puis que vous recommander vivement de vous intéresser aux différentes spiritualités présentes dans ce bas monde. Non pour acquérir la foi en un divin personnel (Religions Monothéistes) ou impersonnel (traditions asiatiques par exemple ), mais pour mieux connaitre AUTRUI (cet autre MOI), l’Histoire des hommes, leurs contradictions, etc. Je peux vous assurer que c’est très passionnant mais là je m’éloigne du sujet.

Pour en revenir à la charia, je pense que ce mot est l’objet de plusieurs fantasmes, d’où le poids des mots. Il est assez connoté négativement.

Tout d’abord, qu’est ce que la charia ? La charia (arabe : الـشَّـرِيعَـة) veut dire « chemin pour respecter la loi [de Dieu] » » . En arabe, « charia » vient de la racine šaraʿa, qui signifie « ouvrir, devenir clair ».  Avant de continuer, je précise encore une fois que  je distingue l’interprétation du Divin (savants religieux, clergé,  croyants, donc l’interprétation du SACRE à travers l’entendement humain   ) et le message DIVIN en lui-même. Un lexique précise que le terme « charia » fait référence à un chemin droit et clair, mais aussi à un endroit irrigué où les êtres humains et les animaux viennent boire à condition que la source d’eau soit un ruisseau ou une rivière en mouvement. Lily Zakiyah Munir précise que charia dérive de la racine arabe šarʿ, qui signifie à l’origine « la voie qui mène à l’eau », ce qui peut être interprété comme « la voie qui mène à la source de la vie ». Utilisé dans un sens religieux, ce terme signifie « la voie vers Dieu ». Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, c’était un peuple de chameliers qui étaient à la recherche d’eau pour abreuver leurs chameaux.

Dans cette voie, il ne sera pas juste question de châtiments corporels ou autres peines. Ce n’est pas que du droit pénal, ce n’est pas qu’une loi. C’est bien plus que cela, c’est aussi une façon de se comporter avec les autres dans la communauté des croyants, des hommes. C’est aussi un cheminement vers l’absolu, même étymologiquement parlant. La question de la source est aussi présente dans le christianisme. Jésus n’est-il pas la source d’eau vive ? Celui qui se désaltérera auprès de cette source, dit-il, n’aura jamais soif. En réponse à la samaritaine, il dit :  » Quiconque boit de cette eau (eau d’un puits dans le cas présent)  aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »  C’est de « l’eau  » spirituel. C’est une eau qui désaltère à tout jamais. Il convient donc de suivre, et de se désaltérer à la source pour s’élever, pour ne plus jamais avoir soif. Le fait d’imiter ou d’essayer d’imiter Jésus (amour, tolérance, etc.) est aussi une façon de suivre la voie, le chemin nous menant à terme à cette source. Bref, ici j’ai parlé ici en tant que croyant. 

Outre cela, Je rappelle que la charia a des racines judéo-chrétiennes. L’islam reconnait d’ailleurs nombre de prophètes de la Bible. Dois-je aussi rappeler au bon souvenir de nos « islamophobes », que beaucoup de lois républicaines sont issues de la tradition judéo-chrétienne, du droit romain où me semble t-il, la condition de la femme n’était pas des meilleures ? Si on ne devait traiter que du coté répressif ( qui est horrible encore une fois, à plus forte raison en ces temps modernes  !), je pourrais aisément dire que les peines appliquées en islam prennent racine dans les lois et usages judéo-chrétiens de l’époque de Mohammed. Ainsi, la lapidation des adultérins chez les musulmans est à l’origine une pratique deutéronomique, l’amputation de la main de voleurs est une influence des usages en Droit Catholique Romain. Quant à la condamnation à mort des apostats, c’est un usage chrétien de l’époque. L’exécution se fera généralement par décapitation, les autres moyens de mise à mort étant absents en islam.

Parfois, les islamophobes usent de l’argument concernant la polygamie. Tout d’abord, la polygamie est une tradition pré-islamique. Pourriez-vous me citer le nombre d’épouses dont disposait Isaac ? Jacob ? (Bible )
Concernant la polygamie, il est dit ceci:
[1 Sourate des femmes, Verset 3 :
« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins, Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice. »

A l’énoncé de ce propos, beaucoup vont crier … Et c’est fort compréhensible mais Dieu merci, l’être humain dispose encore d’un cerveau. Celui-ci nous sert à raisonner mais aussi à contextualiser. Tout d’abord, le sort des femmes était détestable en Arabie, avant l’établissement de l’islam. Il semblerait que les hommes de l’époque pouvaient avoir une dizaine de femmes, et je ne parle même pas de leur statut dans la société. De plus, les femmes ne travaillaient pas. Un peu comme il fut un temps, jusque très récent en occident, où les femmes ne disposaient pas de certains droits et ne pouvaient même pas ouvrir un compte en Banque ou travailler sans l’autorisation de leurs Maris en France  (20ème siècle) !! Même à travers une lecture littérale, Il me semble que ce texte est plutôt une invitation à la monogamie. A notre époque, avec le salaire médian, le SMIC, l’émancipation des femmes et tant d’autres raisons… Comment peut-on être JUSTE ET ÉQUITABLE avec trois ou quatre femmes ? Comment avec un salaire de 1000, 2000 ou 3000 euros voire plus peut-on entretenir deux femmes ? trois femmes de manière égale ? Le fait même de disposer de trois femmes est-il juste? On aimera toujours l’une plus que l’autre. Il y aura toujours une certaine injustice.

Certains me diront:  » Oui, mais tu sais, l’islam est un religion très politique et la charia le prouve. » Ce à quoi je ne pourrais que dire ceci: Toutes les religions monothéistes sont des religions politiques. L’Histoire de l’alliance entre le peuple d’israel et Dieu le prouve (Il suffit de lire la bible ). L’Histoire entre le christianisme et l’occident le prouve (droit canonique, concordat, etc). Je pense que nous ne devons point oublier que les prophètes des religions monothéistes ont fixé ( sous l’inspiration divine pour le croyant ) certaines règles pour modérer certaines pratiques barbares qui existaient et qu’ils ont trouvé, et réguler la vie entre les hommes. Pour appréhender au mieux certains textes, il convient de contextualiser (Faut-il considérer Platon ou Aristote comme des tortionnaires, des dictateurs en puissance car ils considéraient, en hommes de leurs temps, que les femmes étaient tels des biens ou êtres mineurs ?)  ! Ainsi donc, on a un Moise apportant au peuple juif les 10 commandements, ou un Mohammed organisant la vie d’une communauté dans un temps donné et dans un espace déterminé.

Bref, tout cela pour dire que je ne nie point la violation des droits individuels dans certains pays, je ne nie en aucun cas l’application de tels châtiments  à notre époque contemporaine, c’est juste horrible. Qu’il y ait la peine de mort aux USA ou en Arabie Saoudite, qu’on coupe ceci ou cela … C’est horrible et aussi, je le crois profondément, inefficace. 

Je suis opposé à la théocratie pour les raisons évoquées plus haut (interprétation humaine, spiritualité, liberté de l’incroyant etc.).  Mais nous ne devons point oublier que la séparation stricte entre l’Etat et l’église a fait l’objet de combats, de révolutions, etc. Ce fut un combat de longue haleine. C’est très récent au regard de l’Histoire humaine et je pourrais ajouter que c’est une spécificité occidentale (moderne ). les Etats, les nations, les sociétés ont été de tout temps très liées aux religions (que cela soit en Inde, en AFRIQUE, Amerique latine, Asie etc…) et d’ailleurs, malgré la colonisation de nombre de pays du sud (donc l’application du modèle occidental tant sur le plan des mœurs que du droit, de la culture, l’assimilation quoi…) on observe que les populations de ces pays sont restées très croyantes et très pratiquantes même si cela tend à s’estomper du fait de l’occidentalisation grandissante (Il y a des inconvénients et des avantages car l’Occident ne détiens pas la vérité ultime. Il serait bon de se mettre dans la tête que si on est véritablement un universaliste, on peut aussi s’inspirer des vérité venant d’ailleurs, comme l’Hospitalité, des sagesses d’Orient, d’Asie ou d’Afrique, etc )

Donc user du terme d’obscurantisme (par essence) concernant une religion particulière (ou même une civilisation) par rapport à une autre qui serait elle détentrice de lumière par essence est au mieux de l’ignorance, et au pire de la malhonnêteté intellectuelle dans tout ce qu’il y a de plus abjecte. Comme je le dis souvent, un livre ne tue pas. Un livre n’a pas de mains. Ce sont les hommes qui tuent. 

Notre société actuelle, nourrie par les médias-spectacles (il faut vendre, et ce qui est anxiogène fait vendre : L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse)  fonctionne par amalgames.  Prenons y garde et usons de notre raison.

Tagué , , , , , ,

La fin de la planète en 2100 ?


C’est la rumeur qui enflamme la Toile depuis plusieurs semaines : les écosystèmes de la planète pourraient connaître un effondrement total et irréversible d’ici 2100. A l’origine de cette prophétie apocalyptique, non une secte d’illuminés, un médium en manque de publicité ou le dernier blockbuster américain en vogue. Non, l’allégation est issue d’une étude de la très sérieuse revue Nature, référence parmi les publications scientifiques. La thèse ? L’environnement, sous l’effet des dégradations causées par l’homme, pourrait franchir un point de non-retour avant la fin du siècle.

Dans Approaching a state-shift in Earth’s biosphere, les auteurs, 22 chercheurs appartenant à une quinzaine d’institutions scientifiques internationales, alarment sur une perte de la biodiversité de plus en plus rapide et une accélération des changements climatiques.

Selon l’étude, presque la moitié des climats que nous connaissons aujourd’hui sur la Terre pourraient bientôt avoir disparu. Ils seraient ainsi remplacés, sur entre 12 % à 39 % de la surface du globe, par des conditions qui n’ont jamais été connues par les organismes vivants. Et ce changement s’effectuerait de manière brutale, empêchant les espèces et écosystèmes de s’y adapter.

Les bouleversements des milieux naturels ont toujours existé, rappelle l’étude, que ce soit à une échelle locale – au niveau des bassins ou des récifs coralliens par exemple -, régionale – il y a 5 500 ans, le Sahara était constitué de prairies fertiles – ou planétaire. La Terre a ainsi connu sept grandes crises : l’explosion cambrienne, il y a 540 millions d’années, les cinq extinctions massives qui ont anéanti pour certaines jusqu’à 90 % de la vie sur Terre et le passage de la dernière période glaciaire à notre époque, il y a 12 000 ans.

Mais alors que l’explosion cambrienne et le réchauffement de l’Holocène ont été déclenchés par des catastrophes naturelles, des changements dans la composition des océans et de l’intensité solaire, une nouvelle pression est aujourd’hui exercée sur les écosystèmes : celle de 7 milliards d’êtres humains – et 9 milliards en 2050.

« A l’époque où la planète est passée d’une période glaciaire à celle actuelle, interglaciaire, des changements biologiques des plus extrêmes sont apparus en seulement mille ans. A l’échelle de la Terre, c’est comme passer de l’état de bébé à l’âge adulte en moins d’une année. Le problème, c’est que la planète est en train de changer encore plus vite aujourd’hui », explique Arne Moers, co-autrice de l’étude et professeure en biodiversité à l’université Simon Fraser de Vancouver.

Et la chercheuse de poursuivre : « La planète ne possède pas la mémoire de son état précédent. Nous prenons un énorme risque à modifier le bilan radiatif de la Terre : faire basculer brutalement le système climatique vers un nouvel état d’équilibre auquel les écosystèmes et nos sociétés seront incapables de s’adapter. […] Le prochain changement pourrait être extrêmement destructeur pour la planète. Une fois que le seuil critique sera dépassé, il n’y aura plus de possibilité de revenir en arrière. »

D’après l’étude, ce seuil correspondrait à l’utilisation de 50 % des ressources terrestres. Or, aujourd’hui, 43 % des écosystèmes terrestres sont déjà utilisés pour subvenir aux besoins des hommes. Un tiers de l’eau douce disponible est par ailleurs détourné pour un usage humain. Les taux d’extinction des espèces sont à des sommets jamais atteints durant l’ensemble de l’évolution humaine – de 10 à 100 fois le rythme naturel d’extinction constaté par les scientifiques sur une période de 500 millions d’années, alors qu’il pourrait être bientôt 10 000 fois supérieur. Et les émissions de CO2 ont augmenté de 35 % depuis l’ère pré-industrielle du fait de la combustion d’énergies fossiles.

« Au vu de ces éléments, on peut affirmer qu’un basculement est très plausible au cours du siècle prochain », assure Anthony Barnosky, paléobiologiste à l’université de Californie à Berkeley. Toutefois, d’importantes incertitudes demeurent : « Il s’agit de savoir si ce changement planétaire est inévitable et, si oui, dans combien de temps il surviendra. »

Une prudence partagée par nombre de scientifiques qui ont lu l’étude. Pour Brad Cardinal, biologiste à l’université du Michigan, interrogé par le magazine américain Wired, cette recherche est probante mais pas concluante : « Ce n’est pas la première fois qu’une étude du genre est publiée. Seul le temps nous permettra de savoir si ces résultats se vérifient ou pas. » « Il faut se méfier de l’interprétation qui en est faite dans certains médias, selon lesquels la Terre pourrait ne pas atteindre le XXIIe siècle. La planète ne va pas disparaître avant 4 milliards d’années et elle restera habitable bien longtemps encore. Mais les dégradations en cours vont affecter nos conditions de vie », tempère de son côté le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans une interview au magazine belge Le Vif/L’Express.

Reste qu’un véritablement changement des modes de vie est nécessaire et urgent. Les 22 scientifiques de l’étude proposent aux gouvernements d’entreprendre quatre actions immédiates : diminuer radicalement la pression démographique ; concentrer les populations sur les zones enregistrant déjà de fortes densités afin de laisser les autres territoires tenter de retrouver des équilibres naturels ; ajuster les niveaux de vie des plus riches sur ceux des plus pauvres ; développer de nouvelles technologie permettant de produire et de distribuer de nouvelles ressources alimentaires sans consommer davantage de ressources.

Sources : Le Monde
http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/07/27/la-fin-de-la-planete-en-2100/

Audrey garric

Tagué , , ,

L’opinion d’un internaute sur « l’affaire Nasri »


Bon je tenais à m’exprimer au sujet de l’altercation entre Nasri et les journalistes car tout le monde ne parle que de ça en ce moment et est choqué à un point dont je ne comprend pas.

D’abord, ce n’est qu’un joueur de foot et le fait qu’il porte le maillot de la France n’en fait pas plus un diplomate que vous ou moi. Donc lui reprocher de véhiculer une mauvaise image de la France, cela est complètement stupide.

Ensuite, pourquoi vouloir à tout prix s’acharner sur ce bonhomme ? Il a envoyé chier un journaliste ? Il l’a insulté ? La belle affaire. On ne sait pas pourquoi exactement mais ce que l’on sait c’est que les journalistes sont des gros fouilles merdes qui ont comme spécialité de se mêler de ce qui ne les regardes pas et qui adore la critique gratuite.

Ci-dessous, l’altercation telle qu’elle a été racontée :

‘– A la sortie du stade après la défaite face à l’Espagne, samedi soir, Samir Nasri passe devant les journalistes de la zone mixte sans s’arrêter et en leur reprochant de «toujours chercher la petite bête» selon les uns, de «toujours chercher la merde» en écrivant «de la merde» selon les autres. Un rédacteur de l’AFP lui répond «Eh ben casse-toi, alors…» Samir Nasri craque enfin pour de bon : «Va te faire enculer, va niquer ta mère, sale fils de pute. Va te faire enculer, comme ça tu pourras dire que je suis mal élevé.» –’

Pour moi, il ne fait que répondre à la provocation dudit journaliste, certes avec un manque certain de délicatesse mais ce n’est qu’un sportif. D’autres joueurs de légende n’auraient pas été aussi courtois. Et il fût un temps où les stars du foot étaient de vrai rock star et on les aimait pour ça ! Eric Cantona par exemple (et son fameux coup de pied sur un spectateur) aurait sans doute adressé un bon coup de tête à ce journaliste à la langue un peu trop pendue.

D’autres joueurs de l’équipe de France ont dérapé par le passé mais cela n’avait pas fait tout un foin. Barthez par exemple a carrément craché sur un arbitre.. Il a eu 3 mois de suspensions.. Et l’on veut donner 2 ans à Samir Nasri.. ? Cherchez l’erreur….
Le truc c’est que la polémique a commencé par.. les journalistes qui, bien entendu se sont débrouillés pour faire monter « la populace » à coup de belles phrases contre ce joueur (c’est leur métier me dira-t-on).

Le problème avec un journaliste, c’est que contrairement au reste du monde, il ne se gêne en rien, arguant à chaque critique de la fameuse « liberté de la presse » en finissant par dire que les journalistes sont des pauvres victimes persécutées de par le monde et blablabla..

Enfin bref, au-delà de tout ça, j’ai l’impression que la France entière a choisi de s’acharner sur lui afin de calmer ses nerfs tendus à vif par l’intense déception concernant le jeu vide et plat de l’équipe de France pendant cet euro..

M.

 

 

 

Pour plus de débats, allez sur ===>Reflexion d’un jeune citoyen

Tagué , , , , , , , , , , ,
%d blogueurs aiment cette page :