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Critique argumentée du FN


 

Pourquoi le Front national (et affidés) ne fait rien partie de la solution mais plutôt du problème ?

Le FN est un parti ultra-conservateur et ultra-nationaliste. Et ce n’est pas faire injure au FN que d’établir un tel constat. Après le virage « national-social » opéré par MLP, certaines groupies ont cru bon de qualifier le FN de véritable parti anticapitaliste, parti anti-système, de parti luttant contre la finance internationale et les méfaits du capitalisme.

A mesure que les thèses d’Hayek, de Friedmann et Cie perdent de plus en plus de leur attrait auprès des élites (du moins certaines), des populations, si tant est que ces populations y aient été autrefois attirées, les mouvances d’extrême-droite semblent redécouvrir – à l’occasion d’échéances électorales – les notions de « travailleurs », « capital ». Ce qui est plutôt amusant car l’extreme-droite est connue pour avoir souvent été le bras armé de certaines classes possédantes ( une haine des « rouges », une méfiance vis-à-vis des « partageux », de la « révolution » synonyme de désordre et d’une atteinte à la propriété ==> donc assez sécuritaire.).

Le discours actuel (qui a subi quelques changements sémantiques ) est donc le suivant : c’est dans le cadre national ( SI POSSIBLE tribal et ethnico-religieux ) que le peuple retrouvera sa souveraineté « perdue »( Ah ?), qu’on pourra lutter contre les méfaits de la finance, du capitalisme etc. Est-il besoin d’évoquer la nostalgie propre au discours frontiste : (Avant, c’était super bien. la France était crainte, puissante, influente etc.)

Désolé, mais ceci est une escroquerie. A plus d’un titre.

Tout d’abord, Le cadre dans lequel le capitalisme – que d’aucuns ont qualifié d’exploitation de l’Homme par l’Homme – s’est développé avec le plus de vigueur, c’est dans un cadre NATIONAL. C’est dans le cadre national que l’ouvrier, le travailleur ( Hommes, femmes et enfants)a été le plus effroyablement EXPLOITE, ASSASSINE à petit feu, c’est justement dans le cadre de l’Etat-nation.

C’est l’avènement de l’Etat-nation, le besoin de centraliser le pouvoir au profit du monarque contre les « grands  » en s’appuyant sur une certaine bourgeoisie montante – on pourrait dire qu’il y a toujours une lutte de pouvoir. Le Roi contre le religieux, les grands contre le roi, les bourgeois contre les grands (Nobles ) – qui a permis l’essor du capitalisme et fait le bonheur de nombre de financiers avides et cupides.

Qu’est ce qui a facilité le commerce marchand, l’accumulation des capitaux voire l’impérialisme (pour avoir de nouvelles ressources, pour accumuler les capitaux nécessaires à la révolution industrielle, les razzias pour disposer d’esclaves africains et l’installation des comptoirs en Asie et en Afrique ont été d’une très grande aide ) si ce n’est le monarque par l’affaiblissement et la domestication des grands, par la suppression des frontières et droits de douane intérieurs, par la suppression des particularismes locaux (Pays d’Etat, pays d’élection, etc. )? L’avènement de l’Etat-nation donc !

Pour des gens censés défendre le peuple, les travailleurs, les petites gens, c’est plutôt étonnant. Les mêmes qui vouent aux gémonies toute idée sur un fédéralisme européen, l’idée d’une confédération, un certain internationalisme, seront les premiers à admirer un temps où l’Europe était sous la coupe d’un tyran tel que Napoléon, et ce au détriment de la volonté des peuples (cf l’ effroyable guerre d’Espagne où femmes et enfants furent massacrés). Quid de la souveraineté populaire ? quid des conditions de vie des travailleurs dans le cadre national après la révolution française (livrets ouvriers, répression des grèves, etc.) ? C’est donc une hypocrisie !

Il est aussi assez surprenant que des groupies frontistes prétendent être des combattants, des rebelles face au grand Capital combattant (carrément…) pour le peuple français- en s’évertuant à désunir les principales forces constitutives de la Nation. Ils reprochent à un « POUVOIR OCCULTE » ( naguère JUIF )de diviser pour mieux régner mais usent de mêmes techniques ! Même de leur propre point de vue, c’est juste incohérent. Les Français de confession musulmane ou juive font partie de la Nation. Les Français d’origine Tunisienne, algérienne, sénégalaise, antillaise font partie de la nation tout comme les français originaires de la Bretagne, de la Corse, de la Sarthe etc. Les gauchistes, les homos, les syndicalistes, les profs, etc font aussi partie de la nation. Même la langue – à plus forte raison la nôtre – qui est l’un des éléments constitutifs de la nation est une langue issue du latin, comportant des emprunts divers (gaulois, germaniques, Espagne, Orient etc.). Il est désolant de rappeler une telle évidence, mais on ne peut qu’être frappé par la récurrence dans le discours de l’extrême-droite des termes ennemis intérieurs, partis de l’étranger ETC. Mais bon, peut-on seulement faire entendre raison aux héritiers de Maurras, de l’Action Française (dont les actions seront pourtant condamnées par leurs propres idoles, à savoir le Pape et par le Comte de Paris) ?

Face à ces constats, les frontistes et/ou autres militants de l’extrême-droite seraient capables de nous dire: « Mais, ça c’est du passé. Même si la finance, le capitalisme s’est développé dans le cadre de l’Etat-nation, actuellement la nation (du moins, leur définition de la nation à savoir figée, soustraite de tous les éléments perturbateurs ou potentiellement nuisibles comme les syndicalistes, les musulmans, les étrangers, les jeunes, etc) reste le meilleur cadre pour lutter contre les méfaits du capitalisme, de la finance. »

AH ?! Observons donc des pays où les dirigeants sont réputés être « nationalistes ». La Chine, qui n’a de communiste que le nom est très capitaliste, bien plus que nombre de pays occidentaux. Elle est aussi très nationaliste. J’observe que les cadres et proches du pouvoir se remplissent les poches. J’observe aussi un impérialisme (en direction de l’ Afrique) assez conséquent. On pourrait aussi parler de Poutine (ancien agent du KGB / Ancien cadre dirigeant du FSB) . Pourquoi tient-il tant que ça à préserver ses intérêts en Ukraine ? Les oligarques Russes, ça vous dit quelque chose ? Sont ce des anti-capitalistes ? du tout !! Ils sont jaloux des USA et veulent juste conserver et/ou acquérir une part du gâteau. C’est une logique impériale.

Que l’exploiteur soit originaire de ma contrée ou d’une autre contrée m’est égal. Son coup de fouet me sera tout autant désagréable. Que mon tortionnaire soit originaire de ma contrée ou d’une autre m’est égal, la torture restera toujours un supplice !

Quant à la conception « intellectuelle » de l’extrême-droite sur la nation, elle est la plus antipatriotique qui soit. Il existe deux définitions de la nation. Deux traditions. La tradition allemande fondée sur le sang et la tradition française où l’idée, les principes et la volonté priment. Je ne puis que leur recommander la conception française [ Lire à ce titre  » Qu’est ce qu’une Nation ? » d’Ernest Renan qui n’était pas à ce qu’il me semble un affreux gauchiste==> « L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. » ou  » La vérité est qu’il n’y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l’Angleterre, la France, l’Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé ! »]

Les frontistes et tous ceux qui se reconnaissent dans cette pensée ne se battent en rien pour le bien-être des Français. Ils disent se battre pour la France. Une idée fictive ! Un fantasme !

La France et les Français : c’est deux choses complètement différentes. Car l’une renvoie à une idée hautement subjective que se font les frontistes de la nation, et l’autre renvoie au habitants. En effet, les frontistes pensent à une certaine « France » dont l’identité est figée, et dans cette France particulière, les habitants sont sommés d’être uniformes, de penser pareil – Ce qui est plutôt amusant car ce sont les habituels contempteurs de la pensée unique – « C’est ceci ou rien. » « Non, on ne peut faire ceci car c’est décadent ».
Il s’ensuit que ce n’est donc pas la France en soi qu’ils défendent, la France réelle, objective, celle qui existe avec toutes ses composantes (composantes magnifiant celle-ci d’après moi) mais plutôt une France « particulière », une « France Fantasmée »,, une France fictive donc. Ils identifient la France avec subjectivité, et la subjectivité n’est pas l’objectivité. Cela peut paraître évident à dire, mais beaucoup n’arrivent point à le concevoir…

Quand on célèbre la nation à outrance, surtout contre les autres, l’impérialisme n’est jamais loin. L’impérialisme est la continuation du nationalisme : Puisque le bien-être des Français importe peu et que seule compte l’idée (encore une fois très subjective et donc fausse) qu’ils se font de la France, d’une France Bonapartiste (Celui-ci ayant rétabli l’esclavage en 1802 alors que elle-ci avait été aboli sous la convention, sous Robespierre) et gaulliste (Néo-colonialisme) qui puisait ses richesses de la servilité d’autres contrées, il n’est dès lors pas étonnant de recourir à la force pour défendre et préserver à tout prix les intérêts de la Maison France (ou plutôt les intérêts de certains exploiteurs, des classes possédantes ou puissantes structures privées de la Maison France) parfois au détriment d’autres peuplades (en complotant avec certaines classes dominantes, certaines élites corrompues locales, des gouvernements fantoches). A l’image de la Russie, USA, Chine, etc.

L’écologie, on s’en fiche. C’est une lubie de gauchiste. Les inégalités ? On s’en fiche. Du moment que la nation soit riche et conquérante, même si une minorité nationale s’en accapare, on s’en fiche du sort de la Masse laborieuse

Le frontiste préfère l’exploiteur local car il croit ( s’il est de bonne foi) que le coup de fouet de l’esclavagiste français, de l’exploiteur de sa contrée sera un peu plus doux.

Le frontiste est naïf (s’il est de bonne foi) car l’exploitation reste de l’exploitation, qu’elle soit cosmopolite, national ou tribal. Les puissants trusts, industriels, propriétaires, gouvernements ont parfois financé et aidé à la mise en place des « hommes forts », des nationalistes, (Pinochet, Hitler, Mussolini etc.) car « les dominants » ont justement besoin de discipline, de syndicats aux ordres – Dans le régime nazi, il n’y avait qu’un seul syndicat où étaient regroupés travailleurs et patronat et en Italie, les faisceaux italiens de combat ont aidé les bourgeois, certains propriétaires terriens à réprimer les grèves, les révoltes des ouvriers,paysans – car rien n’est plus mauvais pour le business que des travailleurs et des consommateurs indisciplinés, coalisés, pensant par eux-mêmes.

Les classes possédantes ont toujours aimé par dessus-tout une société figée, conservatrice (Un temps faisant la morale en arguant que la femme ne doit pas travailler, elle doit rester à la maison pour le bien des enfants, de la famille et dans le même temps n’hésitant pas à employer la femmes et enfants ouvriers car payés à moindre coût) car une société disciplinée, où règne l’ordre, est une société où la fortune, la propriété des « grands » est garantie et donc propice à l’accumulation. Qui a oublié la répression sanglante des travailleurs en Juin 1848 ? Comment ne pas penser à la monarchie Bourgeoise de Louis-Philippe? Aux conservateurs républicains et monarchistes copains comme cochons au lendemain de la guerre franco-prussienne ? Adolphe Thiers et sa République conservatrice ? A l’empire Napoléonien ? Il y aurait tant de choses à dire, mais je m’arrêterai là.

« PARTI ANTI-SYSTEME »

Je ris de ceux qui y croient. D’ailleurs, « système » semble être un vocable assez flou, regroupant tout et son contraire mais je vais quand même essayer d’argumenter en usant du point de vue frontiste.

Quand on est vraiment anti-système, on est pas invité à de multiples reprises par les « organes » du système, car les média ( détenus par des puissants groupes d’intérêts privés) font partie du système. Donc les pleurnicheries, c’est juste du théâtre ! Quand on est véritablement anti-système, on est soit un marginal (et donc d’aucune gêne ou considéré par le système comme un vulgaire histrion ), soit un danger pour celui-ci.

Les Gracques (Tibérius et son frère), descendants de Scipion l’Africain (vainqueur de Carthage !), bien que faisant partie des élites de Rome, étaient des dangers pour les « dominants » et furent assassinés car ils eurent la folle idée de faire un partage équitable des terres (ce qui était mal vu et même une menace pour les sénateurs qui étaient des grands propriétaires fonciers).

Comment ne pas aussi évoquer Babeuf et sa conjuration des égaux, qui réclamait une redistribution et qui fut exécuté par les Thermidoriens ( Ceux qui ont fait déchoir Robespierre ) après une tentative de coup d’Etat ?Je pourrais aussi parler d’Agis 4( ROI de Sparte ) qui fut l’un des seuls rois exécutés par les éphores (magistrats désignés démocratiquement chaque année) parce qu’il voulait faire un partage équitable des terres, idée aucunement révolutionnaire car c’est Lycurgue (ancien législateur de Sparte) qui l’avait mis en place (Lire à ce titre « Vies Parallèles » de l’Historien antique Plutarque ).Je pourrais évoquer le cas de Cléomène, de Salvador Allende, de Martin Luther King, bref de tous ces gens qui ont perdu la vie ou qui ont été emprisonnés pour leurs actions, leurs idées etc.

Si un individu représente véritablement un danger pour le système – si tant est qu’on puisse définir ce qui est entendu par système – cette « entité » fera tout pour le faire taire, pour l’éliminer etc.

Par conséquent, le FN n’est parti anti-système, mais joue plutôt un rôle d’épouvantail fort utile au système qu’il prétend combattre. Il fait aussi vendre (en témoignent les innombrables Unes, sujets consacrés à la montée du FN, comment Marine est ceci ou cela…) !

OR les frontistes n’ont de cesse de se prétendre anti-système, ce qui est assez marrant car on sait tous que le FN de Jean-Marie le Pen et même de Marine le Pen souhaitait opérer des alliances avec des partis de droite, avec des partis ayant donc dirigé la pays et n’y est toujours pas opposé. Des organes du système donc.C’est donc d’abord et avant tout le pouvoir qui les intéresse. D’ailleurs, quand celle-ci (Marine ) s’est rendu aux USA dans le but de rencontrer les instances dirigeantes, n’était-ce pas pour avoir l’assentiment des « grands » ? Je me demande véritablement ce qu’il y a d’anti-système chez elle. On pourrait évoquer sa rencontre avec « William J. Diamond, un cadre de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), , structure qui se présente comme un « lobby pro-Israël américain ». Source :(http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/11/08/etats-unis-le-mysterieux-interlocuteur-de-marine-le-pen-en-floride/)

Comme je l’ai dit précédemment, je ne suis en rien révolutionnaire ou rebelle, car je n’en ai ni la prétention, ni les capacités, ni le courage ou le savoir théorique. Programmatiquement (et même si je ne partage pas souvent leur point de vue car je me situe plutôt dans une branche réformiste), le NPA me parait être bien plus révolutionnaire (Je ne connais pas trop lutte ouvrière, donc je ne m’y prononcerai pas ) car ils font partie de ceux qui critiquent de manière efficace la façon dont la propriété est repartie, la propriété en tant que telle (mère de bien de malheurs, de guerres, si l’on se fie à Rousseau ), le pouvoir (mandat unique, salaire du dirigeant etc), etc. Est ce d’ailleurs pour cela qu’ils sont considérés – grâce à la propagande des organes du système – comme des « marginaux », des doux rêveurs, des illuminés etc ? Je ne saurai y répondre.

A ce qu’il me semble, nulle part n’ai-je entendu La dynastie le Pen critiquer l’illusion que représente l’économie de marché actuelle, du moins tel que représentée dans les média de masse : Il y est vendu de l’illusion, du mensonge. La réalité est niée au profit d’un hypothétique bien-être lié à la marchandisation de tout ( l’Amour, l’éco-système, etc. )Les objets, transformés par l’Homme, objets qui devaient à la base servir de moyens pour dominer les forces de la nature (l’Homme est aussi un « élément » de la nature) et de liens entre les hommes, en viennent à le dominer, à l’aliéner, à l’éloigner des autres hommes, ses semblables et à les voir comme des potentiels rivaux, ennemis.

Karl Marx dans ses « manuscrits de 1844″ analyse avec brio le pouvoir de l’Argent, le pouvoir de cette entité quant à l’inversion des valeurs etc. ==>  » Il transforme la fidélité en infidélité, l’amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maitre, le maitre en valet, le crétinisme en intelligence, l’intelligence en crétinisme. Comme l’argent, qui est le concept existant et manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion et la permutation universelles de toutes chose, donc le monde à l’envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines  »

Vous avez dit parti anti-système ? Mon Oeil !

PARTI

Comment un parti, dont le pouvoir est aux mains d’un petit groupe, d’une dynastie (Le Pen Père, fille, petite-fille et bientôt arrière petit-fils ) pourrait instaurer une démocratie véritable en France alors qu’il n’en est rien dans ledit parti?

Quand on pense au FN, on pense nécessairement à un certain culte de la personnalité. Dans chaque parti, du moins en théorie, on trouve des repères idéologiques même si dans la pratique, ce n’est pas toujours ça. Or, C’est uniquement du fait de la personnalité de Marine, que le FN a opéré ce pseudo-virage « social » ( Pseudo-social car les frontistes ont une vision particulière du syndicalisme, de la grève qui est un droit constitutionnel. Au passage, je vous invite à jeter un coup d’ œil sur les votes des représentants frontistes à l’assemblée nationale, dans les collectivités territoriales ou au parlement européen).

Autrefois Reagannien (C’est pas le libéralisme économique classique à la Adam Smith mais plutôt l’ultra-libéralisme, le capitalisme financier sauvage) le parti redécouvre aujourd’hui le « social » (raisons électoralistes ?).

Pour mieux se figurer l’absurdité de la chose, imaginez juste un Olivier Besancenot louant les vertus de Hayek, de Friedmann, du Capitalisme du jour au lendemain. Ou « Lutte ouvrière » se transformant en « Lutte pour la domination du capitalisme ».

Le FN est pour l’institution d’un Etat policier (Il faudra bien des caméras partout pour rassurer les retraités électeurs mais aussi fliquer les potentiels délinquants), ultra-sécuritaire (Le réinsertion n’est pas trop sa tasse de thé) car celui-ci ne cesse de se plaindre de l’insécurité rampante, des immigrés illégaux, etc.). Or étant donné que les immigrés illégaux sont déjà traqués (écoles, lieux de travail, etc.) sans oublier que l’immigration baisse et que le FN trouve cela plutôt light, il est fort à parier que s’il accédait au pouvoir national, on verrait des véritables chasses à l’Homme (enfin plutôt femmes car celles-ci sont dès à présent majoritaires sans oublier les enfants), la délation généralisée etc. D’ailleurs, le nombre des immigrés illégaux grandira certainement car comme celui-ci estime qu’il y a trop d’immigrés, il fragilisera certainement la situation juridique des étrangers en situation régulière.

Est-il besoin d’évoquer l’embrigadement des jeunes et la mise en place (JUSTEMENT) d’une pensée unique ? J’ai tendance à me méfier de ceux qui disent qu’on enseignera prioritairement l’Histoire X et qu’on fera l’impasse sur la colonisation, l’esclavage, les guerres mondiales sans oublier l’appel permanent à la discipline, à l’autoritarisme. Est-il aussi besoin d’évoquer tous les groupuscules tournant autour ? (JNR, les identitaires, etc) Comment ne pas penser aux pressions exercées sur les bibliothécaires par les mouvances proches de l’extrême-droite ?

Est-il encore besoin d’évoquer l’Histoire de ce parti ? Des Membres qui l’ont formé à savoir des anciens de l’OAS, des anciens pétainistes, quelques fascistes etc. Et d’ailleurs, nous avons tous les jours des exemples quant à la véritable sensibilité de beaucoup de ses membres, ou du moins ceux qui aspirent à avoir des responsabilités au niveau local et national. Comment ne pas penser à celle qui a traité Taubira de Singe, d’une autre qui essayait de tenir les musulmans éloignés avec un saucisson au drapeau… sans oublier la liste des condamnations des membres dirigeants… N’oublions pas qu’il fut un temps, pas si lointain, où Jean-Marie le Pen se méfiait de la libération de Mandela car « terroriste « , louant quasiment l’apartheid, et qui croyait non seulement en l’existence des races, mais aussi en l’inégalité des races. ==> (http://www.youtube.com/watch?v=0h-mg7w7oHc )

L’Etat me semble assez sécuritaire voire un chouya autoritaire en ce moment… Je n’ose imaginer le régime qui en résulterait si le FN prenait le Pouvoir. Nul besoin de penser au totalitarisme, mais je pense qu’il en résulterait un Etat ultra-autoritaire, car il faudra bien organiser l’outil étatique pour que le programme du FN soit appliqué. Et je n’ai évoqué ici que la théorie car comme vous le savez, la théorie diffère grandement de la pratique surtout dans le domaine politique. C’est parfois la version la plus extrême, ou du moins la plus désagréable qui est appliquée car le temps des belles promesses passe vite.

L’IMMIGRATION

L’immigration a fait l’objet d’un article plus détaillé ici ==> https://jeunecitoyen.wordpress.com/2014/04/26/comment-clouer-le-bec-a-un-ami-raciste/

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Oui, les sondages ont toujours raison !


mouton téléphone

Qu’il fait beau ! Des jeunes assis à l’ombre de lilas se prennent la tête à propos de la dernière sortie de Nabilla, des clashs entre Booba et La Fouine. Le Macdo grouille littéralement de monde. Se reflètent sur les lunettes de soleil de ces jeunes filles le visage de beaux garçons bien parfumés. Une dame donne un pièce au SDF du coin avec son plus grand sourire, celle-ci venant de dépenser quelques centaines d’euros pour un collier de perles.

Bref, ce matin d’octobre, contrairement à Hier semble de bonne augure Pour claire, notre jeune enseignante. Il y a de cela deux jours, après une soirée fort arrosée et au gré de tâtonnements, trébuchements et glissades pour rentrer chez elle, l’obscurité aidant, celle-ci a pour son plus grand malheur perdu son portable. Rendez-vous compte, privé de portable pendant deux jours ! C’est la fin de tout!

Celle-ci se dirige donc dans un espace SFR pour pouvoir acheter un nouveau téléphone portable! Le choix se révèle plutôt ardu. Pensez-vous ! Elle hésite entre un Iphone 4 et le dernier Blackberry. Mais voilà que oh surprise! Pascale déboule dans la boutique, affolée comme une truie ayant perdu ses petits.

– Ah, Claire,salut! Figures-toi qu’un petit voyou m’a volé mon portable!!!

– Mon Dieu, le petit chenapan!  Ces gosses sont obnubilés par tout ce qui est superficiel! Tandis que nous… Bref, je suis vraiment navrée de ta situation embarrassante. Peut-être pourrais-tu m’être d’un grand secours, un véritable dilemme se pose à moi : je ne sais vraiment pas lequel de ces deux téléphones choisir…

– Tu as bien fait de me demander, j’ai justement eu vent hier soir à la télévision d’un sondage selon lequel 80% des gens de moins de 30 ans avaient une nette préférence pour l’iPhone. Ton choix est donc tout trouvé!

– Oh tu sais, les sondages et moi… Je n’y crois pas!

– Ne me dis pas que tu fais partie de ces gens qui croient en la théorie des sondages truqués! C’est tout à fait ridicule!

– Bien loin de moi cette idée mais je suis persuadée que certains de ces sondages sont orientés de manière à soutenir les campagnes publicitaires pour inciter à la consommation d’un produit particulier au détriment des autres. Comme tu le sais, les gens subissent le plus souvent la pression du groupe. Il faut faire comme les autres, correspondre aux tendances, tu comprends! Les publicitaires en sont bien conscients.

– Je ne partage pas ton opinion. S’il est vrai que les gens aiment suivre les tendances, ils sont libres de leurs choix. De plus, tu oublies que nous sommes conditionnés dès notre naissance par l’éducation de nos parents, les normes sociales, la classe sociale à laquelle nous appartenons, nos amis, etc. N’oublie pas que nous aspirons tous à être heureux! Ce bonheur passant parfois par la richesse matérielle. Partant de ce postulat, il est possible de déterminer les choix des consommateurs selon leur classe sociale. Chaque classe sociale dispose d’envies propres, ainsi les classes moyennes auront peur du déclassement et auront un fort besoin d’ascension sociale. Un professeur d’arts martiaux, par exemple, sera capable de prévoir trois ou quatre coups à l’avance des attaques d’un débutant; il en sera de même pour un champion d’échecs face à un novice. Par conséquent, je pense qu’il est possible de prévoir les préférences d’une population à travers un échantillon REPRÉSENTATIF de celle-ci.

– Tu as en partie raison mais laisse-moi te donner un contre-exemple : lorsque j’étais lycéenne, je m’habillais de manière plutôt originale. Une personne a commencé à se moquer de moi puis sa réaction est devenue légion, bientôt tout le lycée m’a mise à l’écart, j’étais la risée de tous. Tu appelleras ça l’effet boule de neige ou l’effet troupeau… Ce qui est sûr c’est que certains, bien que n’étant pas du même avis que les autres, suivaient tout de même la huée générale. D’ailleurs, un jour, un garçon s’est approché de moi discrètement, m’a salué et m’a murmuré qu’il trouvait ma cape -oui, je portais une cape!- très chouette. Il a même prétendu vouloir sympathiser avec moi. Le lendemain, je l’ai surpris en train de se moquer de moi avec ses « amis », évitant soigneusement de venir me saluer. La Fontaine disait :  » La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Moi je dirais plutôt qu’aujourd’hui, la raison du plus grand nombre est toujours la meilleure et la plus vraie.

– Ton propos est fort pertinent mais plutôt que  d’incriminer toujours les sondages, ne devrait-on pas plutôt s’interroger sur ce que  révèlent de nous ces sondages ? Le jeune joueur d’échec sera de moins en moins prévisible à mesure qu’il avancera dans la connaissance des coups. Si les individus prenaient le temps de réfléchir par eux-même tout en essayant de toujours s’instruire, s’ils échangeaient entre eux, alors il serait bien plus difficile de prévoir leurs comportements, leurs choix, etc.

-Oui… Houla ! On parle, on parle et je n’ai toujours pas choisi mon téléphone. Je prendrai un Blackberry et advienne que pourra ! Après tout, ce n’est qu’un téléphone portable et mon jules m’a prévu une soirée rien qu’à moi ! Et ça, 150% des femmes adorent !

co-rédigé par la Jeune Citoyenne et son Jeune Citoyen

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Le problème de l’orientation des jeunes


Orientation2

« Je ne sais pas ce que je veux faire plus tard », « Je suis perdu », etc…

A peine sorti de l’adolescence…Que dis-je en pleine adolescence, sont-ils déjà en train de se poser de multiples questions quant à leur avenir professionnelle. Comment s’étonner dès lors, avec le consumérisme ambiant, qu’il y ait autant de jeunes (ou moins jeunes) tellement désorientés ?

Ne connaissez-vous point, parmi vos proches, un de ces étudiants perdus s’étant réorientés dès la première année de fac ? Qu’en est-il de votre jeune cousin bachelier  ayant choisi une filière par défaut ou pour faire plaisir à papa et maman ? Et cet oncle s’étant rendu compte après vingt années si péniblement passées à gérer l’entreprise familiale qu’il était finalement destiné à élaborer des pâtisseries vertigineuses, ne s’est-il pas reconverti à 40 ans passées ?

Ne nous y trompons guère, chers amis, la société soi-disant moderne dans laquelle nous vivons est une société fabriquant des « producteurs » et des « consommateurs », pour le plus grand bien du capitalisme, que dis-je, de cette classe ultra-minoritaire vivant au dépens du plus grand nombre, de cette immense masse laborieuse. L’individu, dès sa naissance, est »modelé » pour les besoins de l’économie de marché. L’individu se résume dans cette société à un amas de chair, dominé par ses instincts et agit en machine.

Par ailleurs, est-il  bien amusant de constater que cette même société prônant la polyvalence (professionnelle) pour les besoins de l’économie de marché  réclame dans le même temps des jeunes (troisième, seconde etc) un choix mais aussi des prérequis quant à leur poursuite d’études. Ainsi on aura des jeunes catégorisés dans les domaines suivants : lettres, sciences économiques, sciences, mécanique etc… Nul besoin d’oublier que la série littéraire, voie encore admirée il y a de cela quelques décennies, est considérée comme la voie choisie par dépit. Et que, dans le cadre universitaire, les sciences humaines sont regardées avec méfiance, moquerie voire mépris au profit des sciences dites exactes. La société se voulant utilitariste, preuve en est que l’éducation est d’abord et avant tout orientée à satisfaire « les besoins de l’économie de marché ».

Or, le but de l’éducation nationale, n’est-il pas tout autre ou du moins ne devrait-il pas l’être? Quid de la formation des citoyens de demain ? De ces jeunes « esprits » ?

Aussi, pour former de véritables citoyens, il est nécessaire non pas de modeler de jeunes esprits (comme on le fait actuellement) mais plutôt d’inciter les jeunes individus à développer leur sens critique, leur capacité à s’émanciper de tous conditionnements socioculturel, idéologique, familial, etc.

Pour ce faire, je pense qu’il faudrait complètement revoir notre système d’éducation. Ce dernier, aussi respectable soit-il, ne permet pas de maximiser les potentialités du citoyen en devenir, et altère, me semble t-il, sa vision quant à son avenir futur.

Je vous entends déjà d’ici, chers amis! Vous rétorquerez certainement, et avec raison : « Ne voilà-t-il pas de bien beaux constats, encore faut-il trouver des solutions concrètes!  » Du haut de mes jeunes années, et au gré de rencontres et d’expériences diverses, trois pistes m’ont paru plutôt pertinentes :

L’une des solutions étant d’enseigner la philosophie  dès le collège ou du moins dès le début du secondaire, mais surtout de l’enseigner autrement. Je m’entends, plutôt que de se contenter d’expliquer avec monotonie l’histoire de la philosophie et des philosophes, il s’agirait d’inciter fortement les élèves à penser par eux-mêmes.  En clair, faudrait-il apprendre aux élèves à « penser » et non pas à plagier (travers si souvent emprunté par certains lycéens en manque d’inspiration). Car « philosopher » mène l’être humain  à développer son sens critique, son observation, permet à l’individu de s’émanciper de certaines valeurs de son temps, des dogmes, de son éducation (éducation des parents, éducation nationale), des idées de l’entourage… Recevoir un enseignement philosophique dès le plus jeune âge aidera à coup sur l’individu à mieux choisir son orientation du fait d’avoir été incité à réfléchir sur soi et sur son environnement.

« Le professeur ne doit pas enseigner des pensées […] mais à penser. Il ne doit pas porter l’élève mais le guider, si l’on veut qu’à l’avenir il soit capable de marcher de lui-même. » Emmanuel Kant, Propos de pédagogie

D’où la nécessité, je crois et c’est la seconde piste que j’avance, de proposer le « même » enseignement jusqu’en classe de terminale et donc le même bac pour tous. Attention, je vous prie de ne point voir ici une volonté de formater les gens selon un modèle « précis » : Les options littéraires, scientifiques, etc…devront demeurer mais l’enseignement commun serait général et permettrait à chacun d’acquérir les bases nécessaires à une orientation réfléchie, en toute connaissance de cause.

Enfin, je pense qu’il est inutile de nier le fait que la question des finances peut vite devenir un poison très nocif quant au choix de certaines orientations. Il n’est pas aisé de travailler tout en poursuivant ses études. De même, certaines (grandes) écoles ne sont point accessibles quand on est issu d’une classe populaire. Malheureusement, le savoir, du moins l’accès au savoir (à certains savoirs),  reste encore une valeur marchande.  Je pense que l’Etat a un rôle à jouer de même que les initiatives privées (Xavier Niel et son école gratuite, etc…)

Pour finir, je pense qu’idéalement (et je dis bien idéalement), il serait bien que l’élève, le bac obtenu(ou l’étudiant) voyage. Non un voyage à la manière de ces touristes enchaînant les palaces des pays étrangers :  il devrait y vivre un certain temps (Un mois ou deux, voire plus…). Car je reste persuadé que voyager ouvre grandement l’esprit, permet de se rendre compte, physiquement parlant, que nous ne sommes pas seuls : il y a autour de nous des personnes vivant différemment, pensant autrement. Nous sommes identiques car humains. Voyager permet de lutter contre les préjugés. La France ne se résume point à Paris, aux champs-Elysées ou à la baguette,  au comportement de certains « parisiens » ; il en est de même concernant les autres pays. Les media ne relayeront jamais la complexité d’un pays (coutumes, relations humaines, habitudes…). Je reste persuadé que l’Homme est un être curieux par nature. Quand celui-ci ne peut connaître l’objet de sa curiosité, il use de préjugés tant sur les personnes que les pays pour la satisfaire. En s’étant interrogé sur soi-même (apprendre à penser) mais aussi sur son rapport avec autrui, l’environnement (via le voyage), alors je pense que ces jeunes auront suffisamment d’outils pour savoir vraiment ce qu’ils veulent faire plus tard.

« Rien ne développe l’intelligence comme les voyages » Emile Zola

« Le voyage est un retour vers l’essentiel » Proverbe tibétain

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CROYEZ-VOUS EN L’EXISTENCE DE L’ÂME ?


meditations

 

Bonjour à tous. X.C, Un membre de la page a tenu à rédiger un article. L’article est ci-dessous : 

 

Je ne crois pas qu’il existe de question plus singulière que celle là. On sera tous d’accord sur le fait que nous ayons tous la conscience d’exister en tant qu’être à part. Nous disons moi, je, comme si, avouons-le, nous n’étions pas qu’une machine biologique programmée par la nature, c’est pour ça que tout naturellement on se questionne sur la mort. Parce que intuitivement, on se considère être d’une nature qui transcende la matière qui nous compose. Je pense qu’il est impossible pour nous de concevoir la non-existence, la mort d’un point de vue matérialiste si vous préférez (en opposition à la mort dans une connotation religieuse). Pour autant, ce n’est pas parce qu’une chose est inconcevable qu’elle n’existe pas. La science a prouvé que beaucoup de choses inconcevables à l’esprit humain était des réalité. Ce pourrait-il que la conscience soit une espèce d’illusion dont le fonctionnement nous dépassera éternellement, puisque c’est son fonctionnement qui nous permet de nous questionner dessus! Jusqu’ici, juger de la nature d’un objet nous soumet à des illusions que nous pouvons dissiper, mais si l’objet en question est notre propre conscience?

Moi je suis un scientifique, pourtant, j’ai tendance… disons que je suis désespérément séduit par l’idée de l’existence de l’âme, bien qu’elle s’oppose à ce que je tiens pour vrai. Une âme, c’est quoi? C’est FAIT de quoi? ça vient de quoi, et si c’est si différent de la matière, sans masse ni énergie mesurable, pourquoi s’attacherait-elle à un corps quand des gamètes fusionnent? Tout ça me semble absurde. On nous a dis une fois « Des machines biologiques, c’est ce que vous êtes. »

Comment ne pas se sentir diminué, réduit en entendant ça? Me dire que je suis une machine me semble aussi absurde que de vouloir expliquer d’où vient une âme. J’ai eu en plus la conviction que la personne d’où venait ces mots n’avait aucune connaissance des implications d’une telle affirmation, sans quoi elle aurait au moins ajouté un truc comme « C’est la triste vérité! » Mais non. Un putain de robot, quoi! Meuh non!!!! xD
Alors donc on serait tenu par un déterminisme (déterminisme sociale, culturel, génétique même, on est des robots après tout) d’acier pesant de tout son poids sur chaque putain de seconde de notre putain de… vie (je suis pas sûr que les mots vie et existences soient appropriés). A l’instant ou vous lisez tout ça, sachez que votre vie entière est déjà prévue, que si dans une heure vous décidez sur un coup de tête de partir à Rouen, c’était en réalité prévu de toute éternité, parce que les mécanismes qui régisse vos décisions ne sont que des mécanismes et des réactions à des stimuli dont vous avez « conscience » ou non. Oubliez l’amour et toute ces conneries, ce n’est qu’un artifice de la nature pour obtenir de vous ce que vous devez faire pour la conservation de l’espèce. [ET le préservatif, et l’homosexualité? Le sexe a sûrement aussi un rôle sociale, mais réfléchissez et vous comprendrez de toute façon que l’humain est loin d’être une grande réussite. La nature fait des erreur, elle tâtonne, essaye ceci ou celà, c’est comme ça que fonctionne l’évolution des espèce! Nous devrons évoluer pour survivre, soit détruire la nature et l’épuiser pour nous barrer de la terre, soit retrouver un equilibre avec la nature (mais c’est un autre débat) Nous sommes dans la nature ce qu’est un bug persistant dans un ORDINATEUR.] L’amitié, l’amour de/pour vos parents: une nouvelle illusion pour créer une cohésion sociale! C’est pourquoi finalement si vous deviez tuer toutes ces personnes qui comptent pour vous ce ne sera pas plus mal que de jeter à la benne une caisse de jouets.
Ce qui est vraiment déprimant c’est que les recherches tendent à démontrer que nous sommes des machines. On a découvert l’hormone de l’amour, on a découvert qu’à chaque hémisphère cérébrale correspond le rôle de la créativité ou de la pensée cartésienne, et que le moine méditant sur le grand tout inhibe en réalité la partie de son cerveau responsable de la dissociation de lui même avec les autres individus, lui donnant la sensation très spirituelle d’appartenir au Grand Tout. Alors ça y est? C’est la mort de l’âme?

Pourtant à y regarder de plus près j’ai pensé un truc assez dingue. Si aucun de nous n’est réellement au sens ou nous l’entendons (enfin moi pour ce que j’en sais…), alors que sommes nous si ce n’est des excroissance de cette si belle et fascinante nature, même si l’illusion de la conscience nous en sépare? Si je suis pas, et que toi qui lis, tu n’es pas non plus, nous ne sommes que ce qui nous définit matériellement, des atomes, nous ne sommes donc que l’expression de la même chose. Nous sommes un (alors si t’es belle on fait l’amour!!! lol) Je n’aurais jamais imaginé te trouver là, Grand Tout!!! Et puis quelle importance de ne pas avoir d’âme si j’en ai l’illusion (oO). Ce déterminisme d’acier n’en est pas vraiment parce que finalement, les mécanismes qui me régissent sont issus du Grand Tout eux aussi… Donc j’ai qu’à vivre ma vie et voilà.

Un peu décevante, ma conclusion, non? xD

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TU SAIS CE QUE C’EST LA LIBERTÉ ?


liberté

Bonjour à tous. Alix, Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

« Tu sais ce que c’est la liberté ?Ce n’est pas un droit, ni un devoir, ni un acquis ou une marchandise. C’est un état, une essence. La vérité, c’est que chaque être sur cette terre naît libre. Absolument chaque être, depuis la larve de la chenille, jusqu’à l’homme en passant par l’arbre. Et chaque jour cet état naturel qu’est la liberté, c’est à dire la capacité à pouvoir mener son existence de sa naissance jusqu’à sa mort selon sa propre volonté ou sa propre finalité, est violé. Bafoué, raillé, piétiné. Certains ont voulu désigner certaines choses comme étant soi-disant contre nature et ont oublié que c’est l’existence que nous menons depuis des siècles qui est contre-nature. Je ne parle pas seulement des millions d’humains et d’animaux que nous torturons et massacrons pour diverses raisons depuis des millénaires, que nous sacrifions sur l’autel de l’argent, du profit ou de la religion. La cupidité et l’obscurantisme ne sont au fond que des expressions du besoin profond que beaucoup d’hommes ont de dominer et de posséder le pouvoir, sûrement pour pouvoir se sentir exister.

Je parle également et surtout de l’illusion que nous avons de pouvoir choisir notre futur, quand il s’agit en fait simplement du choix de la meilleure cellule dans la prison que l’on nous impose. Travail, salaire, factures, impôts, carte de crédit, foyer à entretenir, vote, tout autant de chaînes et de menottes qui nous maintiennent entravés, sans parler de tout le reste, c’est à dire les relations sociales qui ont la vie dure entre les opportunistes, les hypocrites, les manipulateurs, les fouille-merde, les egos surdimensionnés, les jaloux, les mauvais… etc. Et le plus beau dans tout ça, c’est que nous n’avons même pas conscience de ces chaînes, nous ne voyons même plus les barreaux car on nous fait croire que nous sommes chanceux, que nous devrions être reconnaissants de vivre dans une si belle cage, si confortable, si dorée.

On en vient même à croire que ceux qui se sont évadés de cette prison sont des marginaux, de vulgaires hippies aux idéaux surannés, on les regarde soit avec pitié soit avec condescendance, et on se dit qu’on a bien de la chance nous d’être restés bien au chaud. Et puis quand il y en a qui pètent les plombs, qui s’immolent par le feu dans divers endroits publics comme la cour d’une école ou la devanture d’une boutique à l’emploi, quand certains se jettent sous des trains ou se pendent au bout d’une corde, on ne comprend pas ce qui a merdé, comment pouvaient-ils être si malheureux ces imbéciles dans une aussi belle et parfaite société que la nôtre !
On est censés être à la pointe du progrès et de la civilisation et pourtant il n’y a jamais eu autant de râleurs, autant de dépressifs, de suicidaires, de gens qui pètent une durite parce qu’ils n’en peuvent plus de ce système, qu’ils croient ne pas pouvoir en sortir et surtout qui ne parviennent plus à trouver un sens à leur existence. Et les autres ? Ils se contentent d’avancer et de lutter en espérant que demain sera meilleur.

Voilà de quelle liberté je veux parler, de quelle façon cette liberté est bafouée chaque jour. Un des modèles sociaux, un pur cliché de la réussite, c’est une maison, un mariage, deux enfants, une belle carrière. Mais après ça, on oublie de dire que papa a sombré dans l’alcoolisme, que maman pleure tous les soirs à cause du stress au travail et que sur deux enfants il y en un a qui lutte contre ses problèmes de drogue et l’autre qui essaye de s’en sortir à l’école.

Putain et si nos vies on avait envie de les passer à sillonner le monde, de vivre sur un bateau, de vivre dans la forêt sans passer pour un ermite psychopathe, de libérer les opprimés, de se battre pour des causes que l’on estime justes, pourquoi la soi-disante société et son système de merde devrait-elle être le seul modèle imposé ? Pourquoi devrait-elle devenir la prison de ceux qui ont envie de vivre autrement ? Et surtout, pourquoi devrait-elle faire passer ceux qui s’en détournent pour des fous ?

liberté

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, il y a trop de gens malheureux alors que nous sommes censés tout avoir. Dans certains pays où le système est différent, où les gens ont moins en apparence, le bonheur existe, ou tout du moins subsiste. Parce qu’à la différence du nôtre, il y a des endroits où le système est basé non pas sur l’avoir, mais sur l’être, où les valeurs ne sont pas basées sur l’individualisme et la possession, mais sur la solidarité et le partage. Où l’apparence ne compte pas, ou du moins n’est pas une condition de l’existence sociale. Il y a des endroits où les gens ont peut-être l’air pauvre, mais sont en fait bien plus riches que tous les business man de ce monde.

Nous sommes des esclaves et nous ne nous rendons même plus compte à force qu’on nous lave le cerveau avec des futilités. Pendant qu’on est trop occupés à se faire une existence sociale, à mener à bien nos projets déjà tracés par d’autres, nous travaillons pour le profit de ceux qui ont créé ce système ou du moins leurs héritiers. Sinon comment expliquer que certains brassent des milliards pendant que d’autres crèvent la faim sur le pavé ?! Que certains mangent sur le dos de ceux qui fouillent les poubelles pour survivre ?

La liberté, cet état naturel sur lequel certains ont cru bon de cracher. Que pouvons-nous donc faire pour la récupérer ? Se battre ? Je ne crois pas que ce soit la solution. On ne se bat pas pour récupérer quelque chose qui nous appartient déjà.

Keny Arkana a dit : « On ne nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui. »

Alix bettini

 

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Dis Papa, c’est quoi la Charia ?


Petite remarque avant de commencer à lire : Cher lecteur (et lectrice), cet article n’a pas été rédigé en vue d’une énième polémique, bien au contraire. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il n’existe pas de meilleure procédé pour lutter contre les préjugés (voire élever nos âmes mutuellement) que la mise à nue, la démythification et la démystification de certaines notions. Certes, Il faut se battre contre des abus, contre des atteintes à la liberté d’autrui  mais il faut aussi lutter contre les amalgames ! Que tu ne sois point d’accord avec le propos de cet article, c’est ton droit et d’ailleurs, il est plus qu’ intéressant de débattre avec des personnes ne partageant pas notre point de vue (sans oublier que je ne suis qu’un profane, je ne suis en aucun cas un spécialiste sur le sujet) MAIS si tu ne souhaites pas échanger, ne perds pas ton temps et passe ton chemin. Inutile d’user de mots grossiers ou d’insulter car ton commentaire sera supprimé. Je te le dis afin de t’éviter cette peine. Si tu souhaites faire part de ton désaccord avec des arguments rationnels (comme dans tout dialogue ou débat respectueux), tu es le bienvenu.  Pour ma part, je suis chrétien (de confession catholique, peu pratiquant j’en conviens) et j’ai toujours été et je suis pour la séparation stricte entre l’Etat et la Religion, néanmoins il n’est pas  encore interdit d’user de sa raison et de m’intéresser aux autres religions et croyances.

Le Monde arabe a connu ces derniers temps un changement profond. Au printemps arabe succéda, dit-on, du moins d’après certains éditorialistes, l’automne islamiste. Quelle ne fut la surprise pour nos chancelleries occidentales lorsqu’un dirigeant islamiste souhaita que les lois s’inspirent de la charia.

La Charia … Le mot était dit. Ce mot fait peur. Il est obscur… IL nous renvoie aux lapidations, à un obscurantisme médiéval… Avouez-le, dès que vous entendez ce mot, vous ne pouvez vous empêcher de penser au sort des femmes dans certains pays arabes. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que ce terme soit exploité par certains politiques pour des visées purement et simplement électorales. Et ne me dites surtout pas qu’il s’agit d’ignorance, car ils ne sont pas tous idiots, loin de là…

Penser au sort des femmes dans certains pays, c’est fort louable et c’est tout à votre honneur (il faudrait aussi, au passage, penser au sort des femmes d’ici ) mais encore faut-il avoir ou du moins essayer d’avoir toutes les données en main pour mieux appréhender une situation. Je suis le premier à souhaiter fortement une séparation entre la Religion et l’Etat. Je tiens en horreur le fanatisme, qu’il soit athée (dans le cadre d’un anticléricalisme viscéral et/ou du mépris des croyants), juif, musulman ou chrétien. Je ne souhaite pas cette séparation du fait d’une essence présupposée maléfique de telle ou telle autre religion, mais tout simplement parce que l’Histoire humaine (croisades, conflits, massacres…) nous a beaucoup appris  et nous apprends que les innombrables interprétations du message Divin (je fais une distinction notable entre le message Divin et les interprétations humaines ) débouchent parfois, surtout lorsque ces interprétations sont institutionnalisées, sur l’intolérance envers les incroyants ou ceux considérés comme étant des hérétiques.  Aussi convient-il, je le crois, de se dire que la spiritualité concerne le créateur et sa créature.

De plus, je pars du postulat, peut-être biaisé, que ce n’est pas à l’Etat de m’imposer (par la force de la loi , donc par la contrainte et la violence légalisée des plus forts et/ou des plus nombreux) une croyance, a plus forte raison, un tel type de croyance, qui relève de l’intériorité la plus profonde de mon être, de mon âme. Une croyance, une spiritualité, c’est personnelle. Par contre, je suis indigné quant à la façon dont certains politiques usent de ce terme pour que leurs idéologies soient appliquées. La Charia est devenu un épouvantail, un croque-mitaine destiné à faire peur aux enfants-citoyens que nous sommes des dangers du Musulman, de l’islam, de celui qui diffère de nous, peuple  héritier des lumières, peuple éclairé par essence.

Tout petit, j’eûs à recevoir un ouvrage sur les différentes religions, un livre fort passionnant et depuis je m’intéresse aux différentes spiritualités (Islam, bahaisme, judaïsme, confucianisme, bouddhisme, etc…). Elles ont beaucoup en commun malgré les différences culturelles  entre les hommes et Je ne puis que vous recommander vivement de vous intéresser aux différentes spiritualités présentes dans ce bas monde. Non pour acquérir la foi en un divin personnel (Religions Monothéistes) ou impersonnel (traditions asiatiques par exemple ), mais pour mieux connaitre AUTRUI (cet autre MOI), l’Histoire des hommes, leurs contradictions, etc. Je peux vous assurer que c’est très passionnant mais là je m’éloigne du sujet.

Pour en revenir à la charia, je pense que ce mot est l’objet de plusieurs fantasmes, d’où le poids des mots. Il est assez connoté négativement.

Tout d’abord, qu’est ce que la charia ? La charia (arabe : الـشَّـرِيعَـة) veut dire « chemin pour respecter la loi [de Dieu] » » . En arabe, « charia » vient de la racine šaraʿa, qui signifie « ouvrir, devenir clair ».  Avant de continuer, je précise encore une fois que  je distingue l’interprétation du Divin (savants religieux, clergé,  croyants, donc l’interprétation du SACRE à travers l’entendement humain   ) et le message DIVIN en lui-même. Un lexique précise que le terme « charia » fait référence à un chemin droit et clair, mais aussi à un endroit irrigué où les êtres humains et les animaux viennent boire à condition que la source d’eau soit un ruisseau ou une rivière en mouvement. Lily Zakiyah Munir précise que charia dérive de la racine arabe šarʿ, qui signifie à l’origine « la voie qui mène à l’eau », ce qui peut être interprété comme « la voie qui mène à la source de la vie ». Utilisé dans un sens religieux, ce terme signifie « la voie vers Dieu ». Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, c’était un peuple de chameliers qui étaient à la recherche d’eau pour abreuver leurs chameaux.

Dans cette voie, il ne sera pas juste question de châtiments corporels ou autres peines. Ce n’est pas que du droit pénal, ce n’est pas qu’une loi. C’est bien plus que cela, c’est aussi une façon de se comporter avec les autres dans la communauté des croyants, des hommes. C’est aussi un cheminement vers l’absolu, même étymologiquement parlant. La question de la source est aussi présente dans le christianisme. Jésus n’est-il pas la source d’eau vive ? Celui qui se désaltérera auprès de cette source, dit-il, n’aura jamais soif. En réponse à la samaritaine, il dit :  » Quiconque boit de cette eau (eau d’un puits dans le cas présent)  aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »  C’est de « l’eau  » spirituel. C’est une eau qui désaltère à tout jamais. Il convient donc de suivre, et de se désaltérer à la source pour s’élever, pour ne plus jamais avoir soif. Le fait d’imiter ou d’essayer d’imiter Jésus (amour, tolérance, etc.) est aussi une façon de suivre la voie, le chemin nous menant à terme à cette source. Bref, ici j’ai parlé ici en tant que croyant. 

Outre cela, Je rappelle que la charia a des racines judéo-chrétiennes. L’islam reconnait d’ailleurs nombre de prophètes de la Bible. Dois-je aussi rappeler au bon souvenir de nos « islamophobes », que beaucoup de lois républicaines sont issues de la tradition judéo-chrétienne, du droit romain où me semble t-il, la condition de la femme n’était pas des meilleures ? Si on ne devait traiter que du coté répressif ( qui est horrible encore une fois, à plus forte raison en ces temps modernes  !), je pourrais aisément dire que les peines appliquées en islam prennent racine dans les lois et usages judéo-chrétiens de l’époque de Mohammed. Ainsi, la lapidation des adultérins chez les musulmans est à l’origine une pratique deutéronomique, l’amputation de la main de voleurs est une influence des usages en Droit Catholique Romain. Quant à la condamnation à mort des apostats, c’est un usage chrétien de l’époque. L’exécution se fera généralement par décapitation, les autres moyens de mise à mort étant absents en islam.

Parfois, les islamophobes usent de l’argument concernant la polygamie. Tout d’abord, la polygamie est une tradition pré-islamique. Pourriez-vous me citer le nombre d’épouses dont disposait Isaac ? Jacob ? (Bible )
Concernant la polygamie, il est dit ceci:
[1 Sourate des femmes, Verset 3 :
« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins, Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice. »

A l’énoncé de ce propos, beaucoup vont crier … Et c’est fort compréhensible mais Dieu merci, l’être humain dispose encore d’un cerveau. Celui-ci nous sert à raisonner mais aussi à contextualiser. Tout d’abord, le sort des femmes était détestable en Arabie, avant l’établissement de l’islam. Il semblerait que les hommes de l’époque pouvaient avoir une dizaine de femmes, et je ne parle même pas de leur statut dans la société. De plus, les femmes ne travaillaient pas. Un peu comme il fut un temps, jusque très récent en occident, où les femmes ne disposaient pas de certains droits et ne pouvaient même pas ouvrir un compte en Banque ou travailler sans l’autorisation de leurs Maris en France  (20ème siècle) !! Même à travers une lecture littérale, Il me semble que ce texte est plutôt une invitation à la monogamie. A notre époque, avec le salaire médian, le SMIC, l’émancipation des femmes et tant d’autres raisons… Comment peut-on être JUSTE ET ÉQUITABLE avec trois ou quatre femmes ? Comment avec un salaire de 1000, 2000 ou 3000 euros voire plus peut-on entretenir deux femmes ? trois femmes de manière égale ? Le fait même de disposer de trois femmes est-il juste? On aimera toujours l’une plus que l’autre. Il y aura toujours une certaine injustice.

Certains me diront:  » Oui, mais tu sais, l’islam est un religion très politique et la charia le prouve. » Ce à quoi je ne pourrais que dire ceci: Toutes les religions monothéistes sont des religions politiques. L’Histoire de l’alliance entre le peuple d’israel et Dieu le prouve (Il suffit de lire la bible ). L’Histoire entre le christianisme et l’occident le prouve (droit canonique, concordat, etc). Je pense que nous ne devons point oublier que les prophètes des religions monothéistes ont fixé ( sous l’inspiration divine pour le croyant ) certaines règles pour modérer certaines pratiques barbares qui existaient et qu’ils ont trouvé, et réguler la vie entre les hommes. Pour appréhender au mieux certains textes, il convient de contextualiser (Faut-il considérer Platon ou Aristote comme des tortionnaires, des dictateurs en puissance car ils considéraient, en hommes de leurs temps, que les femmes étaient tels des biens ou êtres mineurs ?)  ! Ainsi donc, on a un Moise apportant au peuple juif les 10 commandements, ou un Mohammed organisant la vie d’une communauté dans un temps donné et dans un espace déterminé.

Bref, tout cela pour dire que je ne nie point la violation des droits individuels dans certains pays, je ne nie en aucun cas l’application de tels châtiments  à notre époque contemporaine, c’est juste horrible. Qu’il y ait la peine de mort aux USA ou en Arabie Saoudite, qu’on coupe ceci ou cela … C’est horrible et aussi, je le crois profondément, inefficace. 

Je suis opposé à la théocratie pour les raisons évoquées plus haut (interprétation humaine, spiritualité, liberté de l’incroyant etc.).  Mais nous ne devons point oublier que la séparation stricte entre l’Etat et l’église a fait l’objet de combats, de révolutions, etc. Ce fut un combat de longue haleine. C’est très récent au regard de l’Histoire humaine et je pourrais ajouter que c’est une spécificité occidentale (moderne ). les Etats, les nations, les sociétés ont été de tout temps très liées aux religions (que cela soit en Inde, en AFRIQUE, Amerique latine, Asie etc…) et d’ailleurs, malgré la colonisation de nombre de pays du sud (donc l’application du modèle occidental tant sur le plan des mœurs que du droit, de la culture, l’assimilation quoi…) on observe que les populations de ces pays sont restées très croyantes et très pratiquantes même si cela tend à s’estomper du fait de l’occidentalisation grandissante (Il y a des inconvénients et des avantages car l’Occident ne détiens pas la vérité ultime. Il serait bon de se mettre dans la tête que si on est véritablement un universaliste, on peut aussi s’inspirer des vérité venant d’ailleurs, comme l’Hospitalité, des sagesses d’Orient, d’Asie ou d’Afrique, etc )

Donc user du terme d’obscurantisme (par essence) concernant une religion particulière (ou même une civilisation) par rapport à une autre qui serait elle détentrice de lumière par essence est au mieux de l’ignorance, et au pire de la malhonnêteté intellectuelle dans tout ce qu’il y a de plus abjecte. Comme je le dis souvent, un livre ne tue pas. Un livre n’a pas de mains. Ce sont les hommes qui tuent. 

Notre société actuelle, nourrie par les médias-spectacles (il faut vendre, et ce qui est anxiogène fait vendre : L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse)  fonctionne par amalgames.  Prenons y garde et usons de notre raison.

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