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Le FN d’Hénin Beaumon réclame 36000€ à la Ligue des droits de l’Homme


briois marine

 

« Tout le monde est désormais prévenu : pendant ces six années de mandat, les séances de conseil municipal devraient prendre des allures d’arène où chaque coup encaissé par la majorité sera rendu au double. La preuve par l’exemple, ce mercredi soir, où les défenseurs de la Ligue des Droits de l’Homme se sont, de manière inattendue, retrouvés piégés et assommés par une volée de fond de court inattendue signée Jean-Richard Sulzer.

 

Une séance qui commence par les interrogations de Sandrine Rogez suite au déplacement de force publique, à l’extérieur, et de service d’ordre privé, à l’intérieur, lors du conseil d’installation où il fallait montrer patte blanche : « Trouvez-vous acceptable ce filtrage discriminatoire ? »

Vote de deux collaborateurs pour Briois

Seconde salve de protestation lorsque le conseil a à voter le principe de l’embauche de deux collaborateurs au cabinet de Steeve Briois. Geoffrey Gorillot s’en inquiète : « Pourquoi en avez-vous besoin de deux ? » Steeve Briois se retranche derrière un laconique, « C’est la loi ! ». Et parce que le conseiller d’opposition insiste, Bruno Bilde sort alors l’artillerie lourde : « Je tiens à vous rappeler que le collaborateur de M. Binaisse touchait 3 900 € nets et une voiture de fonction : à eux deux, les collaborateurs recrutés ne toucheront pas ça ! »

Après une passe d’armes entre David Noël et Steeve Briois autour du récent verdict du faux-tract de Jean-Luc Mélenchon où l’élu communiste sera taxé de « repris de justice » viendra bien évidemment sur la table l’affaire de la LDH. Marine Tondelier monte au créneau en reprochant au maire d’avoir voulu « détruire un contre-pouvoir » parce que ça l’arrangeait, évoquant « un choix politique et délibéré ». Une attaque balayée d’un revers de manche par Steeve Briois : « Je veux remettre tout à plat ; votre système de copinage et de favoritisme, ça suffit ! »

« Rendez l’argent ! »

Et lorsque David Noël s’empresse d’en rajouter une couche, il est cueilli à froid par Bruno Bilde, lâchant : « On fait tout un foin alors qu’il y a 14 adhérents dont MM. Noël et Binaisse et tout le PC local ! » C’est le moment que choisit alors l’adjoint aux finances, Jean-Richard Sulzer, pour lancer une bombe : « M. le maire, je demande que vous entriez en procédure du recouvrement dû par cette association. On peut évaluer le loyer à 600 € par mois en y incluant les charges, soit 72 000 euros sur dix ans, mais comme il y a prescription au-delà de 5 ans dans ce type de recouvrement, c’est 36 000 € que vous devez émettre soit sur la section d’Hénin, soit sur la Ligue nationale ! Je vous invite d’ailleurs, s’il y a débat, à saisir le procureur financier ! » « Rendez l’argent ! » crie alors un élu. Rude mandat en perspective ! « 

Source : La voix du Nord (http://www.lavoixdunord.fr/region/conseil-municipal-a-henin-beaumont-la-ville-entend-ia34b0n2057560?xtor=RSS-2&google_editors_picks=true )

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Critique argumentée du FN


 

Pourquoi le Front national (et affidés) ne fait rien partie de la solution mais plutôt du problème ?

Le FN est un parti ultra-conservateur et ultra-nationaliste. Et ce n’est pas faire injure au FN que d’établir un tel constat. Après le virage « national-social » opéré par MLP, certaines groupies ont cru bon de qualifier le FN de véritable parti anticapitaliste, parti anti-système, de parti luttant contre la finance internationale et les méfaits du capitalisme.

A mesure que les thèses d’Hayek, de Friedmann et Cie perdent de plus en plus de leur attrait auprès des élites (du moins certaines), des populations, si tant est que ces populations y aient été autrefois attirées, les mouvances d’extrême-droite semblent redécouvrir – à l’occasion d’échéances électorales – les notions de « travailleurs », « capital ». Ce qui est plutôt amusant car l’extreme-droite est connue pour avoir souvent été le bras armé de certaines classes possédantes ( une haine des « rouges », une méfiance vis-à-vis des « partageux », de la « révolution » synonyme de désordre et d’une atteinte à la propriété ==> donc assez sécuritaire.).

Le discours actuel (qui a subi quelques changements sémantiques ) est donc le suivant : c’est dans le cadre national ( SI POSSIBLE tribal et ethnico-religieux ) que le peuple retrouvera sa souveraineté « perdue »( Ah ?), qu’on pourra lutter contre les méfaits de la finance, du capitalisme etc. Est-il besoin d’évoquer la nostalgie propre au discours frontiste : (Avant, c’était super bien. la France était crainte, puissante, influente etc.)

Désolé, mais ceci est une escroquerie. A plus d’un titre.

Tout d’abord, Le cadre dans lequel le capitalisme – que d’aucuns ont qualifié d’exploitation de l’Homme par l’Homme – s’est développé avec le plus de vigueur, c’est dans un cadre NATIONAL. C’est dans le cadre national que l’ouvrier, le travailleur ( Hommes, femmes et enfants)a été le plus effroyablement EXPLOITE, ASSASSINE à petit feu, c’est justement dans le cadre de l’Etat-nation.

C’est l’avènement de l’Etat-nation, le besoin de centraliser le pouvoir au profit du monarque contre les « grands  » en s’appuyant sur une certaine bourgeoisie montante – on pourrait dire qu’il y a toujours une lutte de pouvoir. Le Roi contre le religieux, les grands contre le roi, les bourgeois contre les grands (Nobles ) – qui a permis l’essor du capitalisme et fait le bonheur de nombre de financiers avides et cupides.

Qu’est ce qui a facilité le commerce marchand, l’accumulation des capitaux voire l’impérialisme (pour avoir de nouvelles ressources, pour accumuler les capitaux nécessaires à la révolution industrielle, les razzias pour disposer d’esclaves africains et l’installation des comptoirs en Asie et en Afrique ont été d’une très grande aide ) si ce n’est le monarque par l’affaiblissement et la domestication des grands, par la suppression des frontières et droits de douane intérieurs, par la suppression des particularismes locaux (Pays d’Etat, pays d’élection, etc. )? L’avènement de l’Etat-nation donc !

Pour des gens censés défendre le peuple, les travailleurs, les petites gens, c’est plutôt étonnant. Les mêmes qui vouent aux gémonies toute idée sur un fédéralisme européen, l’idée d’une confédération, un certain internationalisme, seront les premiers à admirer un temps où l’Europe était sous la coupe d’un tyran tel que Napoléon, et ce au détriment de la volonté des peuples (cf l’ effroyable guerre d’Espagne où femmes et enfants furent massacrés). Quid de la souveraineté populaire ? quid des conditions de vie des travailleurs dans le cadre national après la révolution française (livrets ouvriers, répression des grèves, etc.) ? C’est donc une hypocrisie !

Il est aussi assez surprenant que des groupies frontistes prétendent être des combattants, des rebelles face au grand Capital combattant (carrément…) pour le peuple français- en s’évertuant à désunir les principales forces constitutives de la Nation. Ils reprochent à un « POUVOIR OCCULTE » ( naguère JUIF )de diviser pour mieux régner mais usent de mêmes techniques ! Même de leur propre point de vue, c’est juste incohérent. Les Français de confession musulmane ou juive font partie de la Nation. Les Français d’origine Tunisienne, algérienne, sénégalaise, antillaise font partie de la nation tout comme les français originaires de la Bretagne, de la Corse, de la Sarthe etc. Les gauchistes, les homos, les syndicalistes, les profs, etc font aussi partie de la nation. Même la langue – à plus forte raison la nôtre – qui est l’un des éléments constitutifs de la nation est une langue issue du latin, comportant des emprunts divers (gaulois, germaniques, Espagne, Orient etc.). Il est désolant de rappeler une telle évidence, mais on ne peut qu’être frappé par la récurrence dans le discours de l’extrême-droite des termes ennemis intérieurs, partis de l’étranger ETC. Mais bon, peut-on seulement faire entendre raison aux héritiers de Maurras, de l’Action Française (dont les actions seront pourtant condamnées par leurs propres idoles, à savoir le Pape et par le Comte de Paris) ?

Face à ces constats, les frontistes et/ou autres militants de l’extrême-droite seraient capables de nous dire: « Mais, ça c’est du passé. Même si la finance, le capitalisme s’est développé dans le cadre de l’Etat-nation, actuellement la nation (du moins, leur définition de la nation à savoir figée, soustraite de tous les éléments perturbateurs ou potentiellement nuisibles comme les syndicalistes, les musulmans, les étrangers, les jeunes, etc) reste le meilleur cadre pour lutter contre les méfaits du capitalisme, de la finance. »

AH ?! Observons donc des pays où les dirigeants sont réputés être « nationalistes ». La Chine, qui n’a de communiste que le nom est très capitaliste, bien plus que nombre de pays occidentaux. Elle est aussi très nationaliste. J’observe que les cadres et proches du pouvoir se remplissent les poches. J’observe aussi un impérialisme (en direction de l’ Afrique) assez conséquent. On pourrait aussi parler de Poutine (ancien agent du KGB / Ancien cadre dirigeant du FSB) . Pourquoi tient-il tant que ça à préserver ses intérêts en Ukraine ? Les oligarques Russes, ça vous dit quelque chose ? Sont ce des anti-capitalistes ? du tout !! Ils sont jaloux des USA et veulent juste conserver et/ou acquérir une part du gâteau. C’est une logique impériale.

Que l’exploiteur soit originaire de ma contrée ou d’une autre contrée m’est égal. Son coup de fouet me sera tout autant désagréable. Que mon tortionnaire soit originaire de ma contrée ou d’une autre m’est égal, la torture restera toujours un supplice !

Quant à la conception « intellectuelle » de l’extrême-droite sur la nation, elle est la plus antipatriotique qui soit. Il existe deux définitions de la nation. Deux traditions. La tradition allemande fondée sur le sang et la tradition française où l’idée, les principes et la volonté priment. Je ne puis que leur recommander la conception française [ Lire à ce titre  » Qu’est ce qu’une Nation ? » d’Ernest Renan qui n’était pas à ce qu’il me semble un affreux gauchiste==> « L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. » ou  » La vérité est qu’il n’y a pas de race pure, et que faire reposer la politique sur l’analyse ethnographique est une chimère. Les plus nobles pays, l’Angleterre, la France, l’Italie, sont ceux où le sang est le plus mêlé ! »]

Les frontistes et tous ceux qui se reconnaissent dans cette pensée ne se battent en rien pour le bien-être des Français. Ils disent se battre pour la France. Une idée fictive ! Un fantasme !

La France et les Français : c’est deux choses complètement différentes. Car l’une renvoie à une idée hautement subjective que se font les frontistes de la nation, et l’autre renvoie au habitants. En effet, les frontistes pensent à une certaine « France » dont l’identité est figée, et dans cette France particulière, les habitants sont sommés d’être uniformes, de penser pareil – Ce qui est plutôt amusant car ce sont les habituels contempteurs de la pensée unique – « C’est ceci ou rien. » « Non, on ne peut faire ceci car c’est décadent ».
Il s’ensuit que ce n’est donc pas la France en soi qu’ils défendent, la France réelle, objective, celle qui existe avec toutes ses composantes (composantes magnifiant celle-ci d’après moi) mais plutôt une France « particulière », une « France Fantasmée »,, une France fictive donc. Ils identifient la France avec subjectivité, et la subjectivité n’est pas l’objectivité. Cela peut paraître évident à dire, mais beaucoup n’arrivent point à le concevoir…

Quand on célèbre la nation à outrance, surtout contre les autres, l’impérialisme n’est jamais loin. L’impérialisme est la continuation du nationalisme : Puisque le bien-être des Français importe peu et que seule compte l’idée (encore une fois très subjective et donc fausse) qu’ils se font de la France, d’une France Bonapartiste (Celui-ci ayant rétabli l’esclavage en 1802 alors que elle-ci avait été aboli sous la convention, sous Robespierre) et gaulliste (Néo-colonialisme) qui puisait ses richesses de la servilité d’autres contrées, il n’est dès lors pas étonnant de recourir à la force pour défendre et préserver à tout prix les intérêts de la Maison France (ou plutôt les intérêts de certains exploiteurs, des classes possédantes ou puissantes structures privées de la Maison France) parfois au détriment d’autres peuplades (en complotant avec certaines classes dominantes, certaines élites corrompues locales, des gouvernements fantoches). A l’image de la Russie, USA, Chine, etc.

L’écologie, on s’en fiche. C’est une lubie de gauchiste. Les inégalités ? On s’en fiche. Du moment que la nation soit riche et conquérante, même si une minorité nationale s’en accapare, on s’en fiche du sort de la Masse laborieuse

Le frontiste préfère l’exploiteur local car il croit ( s’il est de bonne foi) que le coup de fouet de l’esclavagiste français, de l’exploiteur de sa contrée sera un peu plus doux.

Le frontiste est naïf (s’il est de bonne foi) car l’exploitation reste de l’exploitation, qu’elle soit cosmopolite, national ou tribal. Les puissants trusts, industriels, propriétaires, gouvernements ont parfois financé et aidé à la mise en place des « hommes forts », des nationalistes, (Pinochet, Hitler, Mussolini etc.) car « les dominants » ont justement besoin de discipline, de syndicats aux ordres – Dans le régime nazi, il n’y avait qu’un seul syndicat où étaient regroupés travailleurs et patronat et en Italie, les faisceaux italiens de combat ont aidé les bourgeois, certains propriétaires terriens à réprimer les grèves, les révoltes des ouvriers,paysans – car rien n’est plus mauvais pour le business que des travailleurs et des consommateurs indisciplinés, coalisés, pensant par eux-mêmes.

Les classes possédantes ont toujours aimé par dessus-tout une société figée, conservatrice (Un temps faisant la morale en arguant que la femme ne doit pas travailler, elle doit rester à la maison pour le bien des enfants, de la famille et dans le même temps n’hésitant pas à employer la femmes et enfants ouvriers car payés à moindre coût) car une société disciplinée, où règne l’ordre, est une société où la fortune, la propriété des « grands » est garantie et donc propice à l’accumulation. Qui a oublié la répression sanglante des travailleurs en Juin 1848 ? Comment ne pas penser à la monarchie Bourgeoise de Louis-Philippe? Aux conservateurs républicains et monarchistes copains comme cochons au lendemain de la guerre franco-prussienne ? Adolphe Thiers et sa République conservatrice ? A l’empire Napoléonien ? Il y aurait tant de choses à dire, mais je m’arrêterai là.

« PARTI ANTI-SYSTEME »

Je ris de ceux qui y croient. D’ailleurs, « système » semble être un vocable assez flou, regroupant tout et son contraire mais je vais quand même essayer d’argumenter en usant du point de vue frontiste.

Quand on est vraiment anti-système, on est pas invité à de multiples reprises par les « organes » du système, car les média ( détenus par des puissants groupes d’intérêts privés) font partie du système. Donc les pleurnicheries, c’est juste du théâtre ! Quand on est véritablement anti-système, on est soit un marginal (et donc d’aucune gêne ou considéré par le système comme un vulgaire histrion ), soit un danger pour celui-ci.

Les Gracques (Tibérius et son frère), descendants de Scipion l’Africain (vainqueur de Carthage !), bien que faisant partie des élites de Rome, étaient des dangers pour les « dominants » et furent assassinés car ils eurent la folle idée de faire un partage équitable des terres (ce qui était mal vu et même une menace pour les sénateurs qui étaient des grands propriétaires fonciers).

Comment ne pas aussi évoquer Babeuf et sa conjuration des égaux, qui réclamait une redistribution et qui fut exécuté par les Thermidoriens ( Ceux qui ont fait déchoir Robespierre ) après une tentative de coup d’Etat ?Je pourrais aussi parler d’Agis 4( ROI de Sparte ) qui fut l’un des seuls rois exécutés par les éphores (magistrats désignés démocratiquement chaque année) parce qu’il voulait faire un partage équitable des terres, idée aucunement révolutionnaire car c’est Lycurgue (ancien législateur de Sparte) qui l’avait mis en place (Lire à ce titre « Vies Parallèles » de l’Historien antique Plutarque ).Je pourrais évoquer le cas de Cléomène, de Salvador Allende, de Martin Luther King, bref de tous ces gens qui ont perdu la vie ou qui ont été emprisonnés pour leurs actions, leurs idées etc.

Si un individu représente véritablement un danger pour le système – si tant est qu’on puisse définir ce qui est entendu par système – cette « entité » fera tout pour le faire taire, pour l’éliminer etc.

Par conséquent, le FN n’est parti anti-système, mais joue plutôt un rôle d’épouvantail fort utile au système qu’il prétend combattre. Il fait aussi vendre (en témoignent les innombrables Unes, sujets consacrés à la montée du FN, comment Marine est ceci ou cela…) !

OR les frontistes n’ont de cesse de se prétendre anti-système, ce qui est assez marrant car on sait tous que le FN de Jean-Marie le Pen et même de Marine le Pen souhaitait opérer des alliances avec des partis de droite, avec des partis ayant donc dirigé la pays et n’y est toujours pas opposé. Des organes du système donc.C’est donc d’abord et avant tout le pouvoir qui les intéresse. D’ailleurs, quand celle-ci (Marine ) s’est rendu aux USA dans le but de rencontrer les instances dirigeantes, n’était-ce pas pour avoir l’assentiment des « grands » ? Je me demande véritablement ce qu’il y a d’anti-système chez elle. On pourrait évoquer sa rencontre avec « William J. Diamond, un cadre de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), , structure qui se présente comme un « lobby pro-Israël américain ». Source :(http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/11/08/etats-unis-le-mysterieux-interlocuteur-de-marine-le-pen-en-floride/)

Comme je l’ai dit précédemment, je ne suis en rien révolutionnaire ou rebelle, car je n’en ai ni la prétention, ni les capacités, ni le courage ou le savoir théorique. Programmatiquement (et même si je ne partage pas souvent leur point de vue car je me situe plutôt dans une branche réformiste), le NPA me parait être bien plus révolutionnaire (Je ne connais pas trop lutte ouvrière, donc je ne m’y prononcerai pas ) car ils font partie de ceux qui critiquent de manière efficace la façon dont la propriété est repartie, la propriété en tant que telle (mère de bien de malheurs, de guerres, si l’on se fie à Rousseau ), le pouvoir (mandat unique, salaire du dirigeant etc), etc. Est ce d’ailleurs pour cela qu’ils sont considérés – grâce à la propagande des organes du système – comme des « marginaux », des doux rêveurs, des illuminés etc ? Je ne saurai y répondre.

A ce qu’il me semble, nulle part n’ai-je entendu La dynastie le Pen critiquer l’illusion que représente l’économie de marché actuelle, du moins tel que représentée dans les média de masse : Il y est vendu de l’illusion, du mensonge. La réalité est niée au profit d’un hypothétique bien-être lié à la marchandisation de tout ( l’Amour, l’éco-système, etc. )Les objets, transformés par l’Homme, objets qui devaient à la base servir de moyens pour dominer les forces de la nature (l’Homme est aussi un « élément » de la nature) et de liens entre les hommes, en viennent à le dominer, à l’aliéner, à l’éloigner des autres hommes, ses semblables et à les voir comme des potentiels rivaux, ennemis.

Karl Marx dans ses « manuscrits de 1844″ analyse avec brio le pouvoir de l’Argent, le pouvoir de cette entité quant à l’inversion des valeurs etc. ==>  » Il transforme la fidélité en infidélité, l’amour en haine, la haine en amour, la vertu en vice, le vice en vertu, le valet en maitre, le maitre en valet, le crétinisme en intelligence, l’intelligence en crétinisme. Comme l’argent, qui est le concept existant et manifestant de la valeur, confond et échange toutes choses, il est la confusion et la permutation universelles de toutes chose, donc le monde à l’envers, la confusion et la permutation de toutes les qualités naturelles et humaines  »

Vous avez dit parti anti-système ? Mon Oeil !

PARTI

Comment un parti, dont le pouvoir est aux mains d’un petit groupe, d’une dynastie (Le Pen Père, fille, petite-fille et bientôt arrière petit-fils ) pourrait instaurer une démocratie véritable en France alors qu’il n’en est rien dans ledit parti?

Quand on pense au FN, on pense nécessairement à un certain culte de la personnalité. Dans chaque parti, du moins en théorie, on trouve des repères idéologiques même si dans la pratique, ce n’est pas toujours ça. Or, C’est uniquement du fait de la personnalité de Marine, que le FN a opéré ce pseudo-virage « social » ( Pseudo-social car les frontistes ont une vision particulière du syndicalisme, de la grève qui est un droit constitutionnel. Au passage, je vous invite à jeter un coup d’ œil sur les votes des représentants frontistes à l’assemblée nationale, dans les collectivités territoriales ou au parlement européen).

Autrefois Reagannien (C’est pas le libéralisme économique classique à la Adam Smith mais plutôt l’ultra-libéralisme, le capitalisme financier sauvage) le parti redécouvre aujourd’hui le « social » (raisons électoralistes ?).

Pour mieux se figurer l’absurdité de la chose, imaginez juste un Olivier Besancenot louant les vertus de Hayek, de Friedmann, du Capitalisme du jour au lendemain. Ou « Lutte ouvrière » se transformant en « Lutte pour la domination du capitalisme ».

Le FN est pour l’institution d’un Etat policier (Il faudra bien des caméras partout pour rassurer les retraités électeurs mais aussi fliquer les potentiels délinquants), ultra-sécuritaire (Le réinsertion n’est pas trop sa tasse de thé) car celui-ci ne cesse de se plaindre de l’insécurité rampante, des immigrés illégaux, etc.). Or étant donné que les immigrés illégaux sont déjà traqués (écoles, lieux de travail, etc.) sans oublier que l’immigration baisse et que le FN trouve cela plutôt light, il est fort à parier que s’il accédait au pouvoir national, on verrait des véritables chasses à l’Homme (enfin plutôt femmes car celles-ci sont dès à présent majoritaires sans oublier les enfants), la délation généralisée etc. D’ailleurs, le nombre des immigrés illégaux grandira certainement car comme celui-ci estime qu’il y a trop d’immigrés, il fragilisera certainement la situation juridique des étrangers en situation régulière.

Est-il besoin d’évoquer l’embrigadement des jeunes et la mise en place (JUSTEMENT) d’une pensée unique ? J’ai tendance à me méfier de ceux qui disent qu’on enseignera prioritairement l’Histoire X et qu’on fera l’impasse sur la colonisation, l’esclavage, les guerres mondiales sans oublier l’appel permanent à la discipline, à l’autoritarisme. Est-il aussi besoin d’évoquer tous les groupuscules tournant autour ? (JNR, les identitaires, etc) Comment ne pas penser aux pressions exercées sur les bibliothécaires par les mouvances proches de l’extrême-droite ?

Est-il encore besoin d’évoquer l’Histoire de ce parti ? Des Membres qui l’ont formé à savoir des anciens de l’OAS, des anciens pétainistes, quelques fascistes etc. Et d’ailleurs, nous avons tous les jours des exemples quant à la véritable sensibilité de beaucoup de ses membres, ou du moins ceux qui aspirent à avoir des responsabilités au niveau local et national. Comment ne pas penser à celle qui a traité Taubira de Singe, d’une autre qui essayait de tenir les musulmans éloignés avec un saucisson au drapeau… sans oublier la liste des condamnations des membres dirigeants… N’oublions pas qu’il fut un temps, pas si lointain, où Jean-Marie le Pen se méfiait de la libération de Mandela car « terroriste « , louant quasiment l’apartheid, et qui croyait non seulement en l’existence des races, mais aussi en l’inégalité des races. ==> (http://www.youtube.com/watch?v=0h-mg7w7oHc )

L’Etat me semble assez sécuritaire voire un chouya autoritaire en ce moment… Je n’ose imaginer le régime qui en résulterait si le FN prenait le Pouvoir. Nul besoin de penser au totalitarisme, mais je pense qu’il en résulterait un Etat ultra-autoritaire, car il faudra bien organiser l’outil étatique pour que le programme du FN soit appliqué. Et je n’ai évoqué ici que la théorie car comme vous le savez, la théorie diffère grandement de la pratique surtout dans le domaine politique. C’est parfois la version la plus extrême, ou du moins la plus désagréable qui est appliquée car le temps des belles promesses passe vite.

L’IMMIGRATION

L’immigration a fait l’objet d’un article plus détaillé ici ==> https://jeunecitoyen.wordpress.com/2014/04/26/comment-clouer-le-bec-a-un-ami-raciste/

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Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte Cahuzac chez UBS en 1992


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Un nouveau personnage apparaît dans l’affaire Cahuzac. Selon les informations du Monde, le compte suisse dont l’existence a été reconnue par l’ancien ministre a été ouvert par Philippe Péninque, un proche de la présidente du Front national,Marine Le Pen.

C’est lui qui, en 1992, a ouvert à la banque UBS un compte dont l’ayant droit économique était M. Jérôme Cahuzac, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Ce n’est qu’en 1993, que ce compte a été récupéré en nom propre par l’ancien ministre, via la société financière Reyl and co, basée à Genève qui ne possédait alors pas de licence bancaire.

Plus tard, en 2009, le compte aurait été transféré à Singapour dans la filiale locale de la banque hélvétique Julius Baer. Le compte était alors toujours sous gestion de la société Reyl.

Contacté par Le Monde, M. Péninque, un ex-avocat spécialisé à l’époque dans les montages fiscaux, a, dans un premier temps affirmé qu’il était possible qu’il ait ouvert le compte de M. Cahuzac dans le cadre de son activité professionnelle d’alors. Il affirme qu’il était avocat spécialiste en « relations financières avec l’étranger »« Si le juge me convoque et qu’il me montre des documents, peut-être que je pourrais confirmer », a-t-il dit.

Il a reconnu avoir entretenu des relations amicales avec M. Cahuzac qui était alors médecin. Il a affirmé ensuite : « Ce qui est illégal c’est de ne pas déclarer un compte, pas d’aider à l’ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d’un compte, je l’ai aidé à l’ouvrir ».

Marine Le Pen était-elle au courant de ce scénario ? M. Péninque prétend avoirinformé la présidente du FN : « Je lui ai dit que j’étais ami avec Cahuzac et peut-être que dans le cadre de mon activité professionnelle, j’avais ouvert ce compte ».

En déplacement dans les Ardennes, Marine Le Pen avait dénoncé, mercredi 3 avril un « mensonge d’Etat » se disant persuadée que « le président de la République et le premier ministre étaient au courant » de l’existence d’un compte à l’étranger de Jérôme Cahuzac. « Je préfère penser cela. Sinon cela voudrait dire qu’ils sont tellement incompétents qu’ils n’étaient pas informés de la situation », a-t-elle ajouté.

Philippe Péninque, 60 ans, n’est pas un inconnu pour ceux qui suivent les affaires de l’extrême droite. Cet ex-membre du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite radicale, reputé pour sa violence, est aussi ancien membre fondateur d’Egalité et réconciliation. Il fait aujourd’hui partie des conseillers officieux de Marine Le Pen. En 2007, il avait réalisé l’audit du front national.

Simon Piel et Agathe Duparc

Source (Le Monde )

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ISRAEL STERILISE LES FEMMES ETHIOPIENNES…


On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de I’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?

Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités.  »

Source : le journal israélien Haaretz / mediapart

http://www.haaretz.com/opinion/israel-s-ethiopians-suffer-different-planned-parenthood.premium-1.484110#

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

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Lettre d’un internaute à …….


Il est bien astucieux quand on prétend se battre contre la misère d’aller s’installer là où elle fait partie du paysage. De ces siècles de souffrance marqués par ces montagnes de résidus de charbons, et par des sourires rangés dans les placards de ces maisons identiques, toutes alignées les unes à côté des autres sans rien pour les différencier. Tous plongés dans la même détresse, dans le même combat quotidien, cette précarité à sens unique qui se lit sur chaque visage. Tous ou presque, car ce combat, madame Le Pen, n’est pas le votre. Le bassin minier, ce n’est pas Neuilly-Sur-Seine. Vous vous êtes abreuvé de culture et de connaissances à la Fac de droit de Paris II quand ils se sont abreuvés de 8-6 et de chants patois . Ils n’ont pas vraiment connu le droit, eux, mais plutôt le devoir de se lever tôt chaque matin pour rentrer tard le soir, la gueule noire et les tympans sifflants, abîmés par les bruits monstres des coups de grisous.

La vérité ? Vous êtes pareil à ceux que vous maudissez. Au même titre que vous prétendez que les marchés financiers ont la mainmise sur l’économie mondiale, vous avez la mainmise sur ces pauvres gens, dépourvus d’opinion, saignés jusqu’au profond d’eux mêmes, devant lesquels vous vous présentez comme une solution miracle alors que vous n’êtes qu’une promesse de plus à ces personnes qui, depuis les conditions de travail que Zola nous décrit si bien dans  » Germinal « , ont vu passés beaucoup de sauveurs auto-proclamés, sans jamais rien obtenir.
Vous qui vous plaignez tant que l’on fasse du tort au Front National en le comparant à un certain parti national-socialiste, pourquoi alors user du même stratège électoraliste ?

Paternalisme politique ? Je dirais dictature morale. Patriotisme sur développé ? Je dirais haine héréditairement acquise. Bien que le bulletin  » Le Pen  » que l’on glisse dans l’urne soit majoritairement contestataire, je vous rejoins sur un point. La situation de la France est bien triste.. Au pays des lumières subsiste encore l’ombre de votre père. A tel point que je trouve ça répugnant que l’on puisse oublier l’Histoire, et la quantité de sang versé pour combattre la haine à son apogée européenne, pour combattre la liberté et cette fraternité qui vous est chère mais dont vous ne vous gênez pas pour imposer une limite qui s’arrête à la barrière d’une couleur de peau. Honte à notre pays d’applaudir de tels discours. Honte à notre pays d’avoir pu faire confiance à votre personne, ce qui n’est pas mon cas car je suis indifférent à tous ceux que vous pouvez clamer et je n’y céderai point. Je garde mes distances et je n’oublie  que ce n’est point par le son de la flûte qu’est charmé le serpent, mais par le mouvement du flûtiste.

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Contribution d’un internaute sur « La Libre circulation »


La liberté de circulation est un droit défini au sein de plusieurs dispositions textuelles. Ainsi , en vertu de l’article 2 du protocole additionnel n°4 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : »Quiconque se trouve régulièrement sur le territoire d’un Etat a le droit d’y circuler librement et d’y choisir librement sa résidence (…) [et] est libre de quitter n’importe quel pays, y compris le sien (…) »

Le Traité de Rome de 1957 quant à lui avait consacré la liberté de circulation, mais en le restreignant à la sphère des travailleurs comme le disposait l’article 48 du traité : « La libre circulation des travailleurs est assurée à l’intérieur de la Communauté. Elle implique l’abolition de toute discrimination, fondée sur la nationalité (…). Elle comporte le droit (…) de se déplacer (…) librement sur le territoire des États membres, de séjourner dans un des États membres afin d’y exercer un emploi(…) ».
Puis , le traité de Maastricht en 1992 a étendu la liberté de circulation et de séjour sur le territoire de l’Union européenne à tout citoyen de l’Union ( article 18)

En 1985 , les autorités européennes avaient décidé de mettre en place un système régissant ce principe de libre circulation au sein de l’Union Européenne (UE) : « l’espace Schengen » comprenant en plus des ressortissants de l’UE ceux de l’espace économique européen et ceux de la confédération suisse. Cet espace Schengen englobe aussi les ressortissants étrangers établit régulièrement au sein de cet espace.
Cet accord européen s’est fondé  sur des procédures communes tels que la suppression des frontières internes, l’uniformisation des règles et des procédures dans le domaine de l’immigration et des contrôles renforcés aux frontières extérieures. A cet effet , a été mis en place en 2009 un Code communautaire des Visas communs aux États signataire de l’Espace Schengen régissant l’entrée et le séjour des candidats à l’immigration.
L’espace Schengen exclut les ressortissants des États tiers résidant régulièrement hors de l’UE qui restent régis à l’ordonnance de 1945 et aux articles L 111-2 et 211-1 du CESEDA.

Malgré ce consensus commun , les États gardent un pouvoir souverain en matière d’entrée sur leurs sols. En France ce principe est garantit en autre par l’article 4 du Décret de 1947 disposant que l’attribution de visa , donc du droit d’entrée ou de séjourné en France est soumis aux compétences exclusives des chefs de postes consulaires.
Pourtant , la souveraineté des États entre directement en conflit avec le principe de la libre circulation. En régulant les flux migratoires en fonction de leur législation nationale , ils jettent le discrédit sur cette coopération européenne ainsi que sur les réel enjeux migratoires.

Ainsi cette politique de fermeture des frontière n’est pas sans conséquence car en plus de ne pas être reconnu par le droit international conventionnel et coutumiers , elle remet en cause les Libertés et droits fondamentaux reconnus par la communauté internationale et ce à plusieurs niveaux , comme le droit au regroupement familiale , qui est de plus en plus restreints pour ne pas dire bloqué ainsi que le «  droit de quitter son pays » reconnu pourtant par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 , pour échapper en autre aux persécutions et demander l’Asile.

Déjà Vattel contrairement à Grotius soutenait que chaque état souverain avait le droit de défendre l’entrée de son territoire. Il rajoutait toutefois une limite au pouvoir souverain de l’Etat en attestant que l’Etat devait tout de même respecter les préceptes du droit naturel en opposant pas le refus d’entrée sur le sol national à l’étranger invoquant «  causes justes » pour s’établir.

Après avoir vu en quoi la liberté de circulation est devenue une notion abstraite voir vidé de son sens ( I) nous verrons , que l’appréciation souveraine des Etats en matière d’appréciation souveraine atteint ses limites lorsqu’elles ont pour effet de porter expressément atteinte à des droits fondamentaux (II)

I- Une liberté de circulation bafouillée au nom d’enjeux communs de façade.
Les accords de Schengen sont le fruit d’une coopération commune au plan européen qui repose sur un pilier peu solide (A). En effet, ces accords étaient fondés sur une libre circulation qui en plus de ne pas être reconnu sur le plan conventionnel, se voit être détourner par les Etats (B).
A- Les accords de Schengen : Le pilier peu solide d’une construction européenne
Parti d’une coopération européenne commune (1) , ils se sont avérés déchu de sens face à des événements non prévus (2)
1- Une coopération et des dispositions communes
Les objectifs communs poursuivis par les Etats signataires des accords de Schengen ont été fixé notamment pour réguler les flux migratoires et limité les migrations clandestines. Cette politique s’est traduite pour ce qui est du droit d’entrée et de séjour au sein d’un Etat signataires par la mise en place de condition commune d’entrée et de séjour.
En vue de contrôler les flux migrations clandestins, l’accent à été porté sur une coopération policière et judiciaire renforcée ainsi que sur l’élaboration système d’information Schengen.

Toutefois suite aux événements de l’été 2011 , cette coopération à été fortement remise en cause…

2- Un dispositif inefficace face à de forte pression migratoire
En mai 2011 , un nombre très importants d’immigrés ont fuit leurs pays pour chercher l’exil en Europe et notamment en Italie, qui n’a pas réussi à faire face à cet afflux de migrants N’ayant reçu aucune aide de la part des autres Etats membres , les autorités italiennes avait donc décider d’accorder des permis de séjour temporaire à tous ces migrants , ce qui leur offrait donc la possibilité de se déplacer librement au sein de l’espace Schengen. Une part importante des migrants ( pour l’essentiel des Tunisiens et des Lybiens ) se sont dirigés vers la France qui aussitôt a réagit en rétablissant de contrôles réguliers à la frontière franco-italienne.
Face à cette situation qui risquait fortement de dénaturer les objectifs même des accords de Schengen , la Commission européenne a rajouté une possibilité de contrôler les frontières intérieures en cas de flux migratoires trop important sous deux conditions : Le contrôle devra être restreint dans le temps et dans l’espace et il devra ce faire après avis des autres Etats pour éviter , comme ce fut le cas , qu’un Etat prenne des décisions seule.
Cette liberté de circulation ne semble pas avoir été remise en cause qu’en vue de cette crise survenu en Mai , elle l’est aussi en tant que droit non protégé…

B- Un droit à la libre circulation non garanties par les conventions relatives au droit
de l’Homme
Bien qu’il s’agisse d’un droit , la liberté de circulation , en plus de ne pas être protégé en tant que tel sur le plan conventionnel ( 1) se voit être vidé de sens face aux pouvoirs souverains des Etats(2).

1- Un droit quasi inexistant …

Au regard des conventions relatives au droits de l’Homme, aucun Etat n’est tenu d’accepter l’entrée et la présence sur son territoire d’un individu qui n’est pas son nationale.
La Déclaration Universelle des droits de l’Homme de 1948 dispose en son article 13-2 que « Toute personne a le droit de quitter son pays y compris le sien et de revenir dans son pays »
Le Pacte international sur les droits civils et politiques dispose quant à lui en son article 12-4 que « Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays ».
Enfin , la CEDH dispose en son Article 3-2 / protocole n°4 que «  Nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’état dont il le ressortissant »

La cour EDH a rappelé a plusieurs reprises que ni la convention ni le protocole ne garantissait en soi le droit pour un étranger d’entrer ou de résider dans un pays déterminé et elle rappelle a chaque fois dans ces arrêts que « les Etats contractants ont le droit indéniable de contrôler souverainement l’entrée et le séjour des étrangers sur leur territoire
2- … face au pouvoir discrétionnaire des Etats
L’accès au territoire national d’un Etat est subordonné à la souveraineté de ce dernier. Ils peuvent en vertu d’un principe de droit international établi, contrôler l’entrée , le séjour et l’éloignement des non nationaux.
Alors que pendant les 30 glorieuses , la France , en plein essor économique avait besoin d’une main œuvre étrangère importante , l’immigration a commencé à devenir un problème dès 1960 avec l’apparition du chômage. Les enjeux s’inversent puisque l’on passe d’une immigration subie ( regroupement familial et demande d’asile ) à une l’immigration choisie (où les Etats procède à une sélection parmi les candidats à l’immigration susceptible de participer au rayonnement intellectuel de leurs pays).
Au fond , le seul intérêt est celui des Etats . C’est pourquoi de nombreux accords bilatéraux sont passés avec la France ( et d’autres Etats de l’Espace Schengen ) dans l’unique but de gérer les flux migratoires légaux et clandestins.

Nous pouvons citer pour illustrer nos propos , deux arrêts importants rendu par la CJCE en 2003. Ces arrêts mettent clairement en évidence , des moyens pour réguler les migrations frauduleuses.
Dans un arret « Givane » , la Cour de justice rappel qu’un séjour régulier de plusieurs années dans le pays d’accueil sont nécessaire pour éviter « le tourisme social » ( lorsque les personnes migre dans le seul but de bénéficier des prestations sociales)
L’arret « Akrich » quant à lui restreint à son maximum la possibilité pour le conjoint d’un ressortissant européen de bénéficier d’un droit au séjour dans le pays de nationalité du conjoint. En effet , la Cour de Justice soutient qu’il sera désormais nécessaire pour le conjoint étranger d’obtenir au préalable un droit de séjour dans ce pays , pour pouvoir y retourner en tant que conjoint de citoyen européen.

Toutefois , qui dit pouvoir souverain , ne dit pas pouvoir absolue …

II- Un droit à la libre circulation garanti dans sa portée effective
Bien que les Etats disposent de pouvoirs largement étendue en matière d’immigration , ils ne doivent pas , dans leur quêtes de régulation des flux migratoires , violé des droits fondamentaux garanties en tant que tel ( A)

A- Les conséquences d’une libre circulation trop restreinte : Des droits fondamentaux ne pouvant être violés.

1- Des droits fondamentaux reconnus tant aux nationaux qu’aux étrangers
La charte de Nations unis avait ainsi posé l’objectif suivant «  le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous ».

Comme nous l’avons vu précédemment, le droit à la libre circulation n’est pas garanti en tant que tel sur le plan conventionnel. Mais la restriction de ce droit n’exclut pas la violation d’autres droits fondamentaux garantie et protégé par les conventions.

Ainsi , l’article 4 du Protocole 4 garantie à son article 3 , le droit de ne pas subir la torture ou des traitements inhumains ou dégradants. Ce principe interdit donc l’Etat de procéder a l’éloignement de l’étranger du territoire si ce dernier encours un risque sérieux d’un minimum de gravité de subir un traitement contraire dans son pays d’origine.

En vertu de l’ article 5 , un individu ne peut être privée arbitrairement de sa liberté. Si tel est le cas , l’état devra démontrer qu’elle poursuit un objectif prévu par la convention ( à savoir l’éloignement du territoire).
Enfin , en vertu de l’article 8 , la CEDH assure le droit au respect de sa vie privée et familiale

Des droit procéduraux aussi sont prévus à l’article 13 avec le droit de bénéficier d’un recours effectif en cas de violation d’un article de la convention ou encore à l’article 5 avec le droit de contester une mesure privative de liberté fondée sur l’illégalité ou la précarité du séjour .

Cette protection offerte par la CEDH en vue de limiter le pouvoir discrétionnaire des Etats n’est cependant pas supérieures aux dispositions législatives dans certains cas.

2- Des droits fondamentaux entrainant une limite au pouvoir souverain des Etats quant aux mesures d’éloignements

Bien que l’article 5 de la CEDH garanti qu’un individu ne pourra pas être privée arbitrairement de sa liberté, tel n’est pas le cas lorsque la procédure d’expulsion la détention est nécessaire et adéquate a l’objectif d’éloignement.

Il y a plusieurs types de mesures d’éloignement. Tout d’abord il y a l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (Articles L 533-1 / Articles R 533-1 du CESEDA). Cette mesure concerne l’étranger qui représente une menace publique, ou celui qui a exercé une activité professionnelle sans être titulaire d’une autorisation de travail.
Nous pouvons aussi citer , l’expulsion (Articles L 521-1 à L 524-4 du CESEDA / Articles R 521- 1 à R 524-2 du CESEDA) concerne les étrangers représente une menace grave à l’ordre public. Elle peut aussi être justifiée par une nécessité impérieuse pour la sûreté de l’État ou la sécurité publique et enfin elle peut être prononcé à l’encontre des étrangers ayant un comportements « de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, ou liés  à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicit et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée
ou un groupe de personnes ».

Enfin nous pouvons citer L’interdiction du territoire français (Articles L 541-1 à L 541-4 du CESEDA / Article R 541-1 du CESEDA) qui peut être prononcée à titre de peine principale ou complémentaire d’une peine de prison.

Ces mesures ne peuvent pas s’étendre à toutes les personnes. Elle ne peuvent pas s’appliquer en autres à l’étranger ayant une résidence régulière en France depuis plus de 10 ans
ou à l’étranger parent d’enfant français.
Toutefois cette protection n’est que relative

B- Une protection relative des droits fondamentaux au nom de l’Ordre Public

1- Une protection relative en fonction de la nature du comportement de l’étranger
Les mesures d’éloignement peuvent toucher toutes les catégories de personnes en dépit de leurs attaches fortes en France.
Ainsi , lorsque l’étranger porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État ( trahison, complot, espionnage, faux et usage de faux…) il pourra faire l’objet d’une expulsion pour cause de nécessité impérieuse pour la sûreté de l’État ou la sécurité publique.
Si l’étranger à été condamnés définitivement à une peine d’emprisonnement ferme au moins égale à 5 ans.
Ces mesures d’éloignements doivent être motivées et proportionnées pour certaines catégories d’étrangers comme les parents d’enfants français ou les conjoints de français ayant une vie commune supérieur à 3 ans.
2- La notion d’Ordre public : Une notion souplement appréciée.
L’article 2 du protocole additionnel n°4 de la CEDH dispose que «  L’exercice de ces droits ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles (…) constituent des mesures nécessaires, ( …) à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au maintien de l’ordre public, à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».
Ainsi en aucun cas, la décision ne pourra se fonder sur des raisons économiques , elle ne peut pas non plus être prises à vie.L’existence de condamnations pénales ne pourra pas automatiquement justifier l’éloignement…

Article rédigé par Mehnaz : Une jeune juriste (étudiante en droit ),  bénévole dans une association.

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