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Et si au lieu d’élire des candidats, on élisait « des programmes » ?


auto gestion

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A l’ère de l’information libre, de l’essor des réseaux sociaux et des blogs, de la baisse de la pratique religieuse, de du développement personnel et tant d’autres phénomènes changeant les relations entre les individus, l’individu et la communauté, l’individu et la collectivité, il est aisé de constater que nous ne croyons plus aux hommes providentiels. Est-ce aussi du à la baisse de la croyance et de la pratique religieuse ? Je ne saurai le dire…

Le temps des prophètes ou héros divins est révolu, et pourtant, tout dans notre système nous pousse encore à y adhérer.  On a aboli la monarchie (de droit divin), et on a séparé l’Etat et l’église et pourtant tout nous y ramène dans ces institutions de la 5è république, les médias de masse aidant grandement  via le Story-telling, people, enfance du candidat où on vous explique qu’il fut choisi par la destinée avec en arrière-fond une bonne vieille musique pour faire pleurer les ménagères de moins de 50 ans, chez drucker etc… bref,  un peu à l’image des anciens racontant l’enfance prodigieuse d’Hercule ou autre héros mythique. Il (le candidat) était fait pour régner, il avait été choisi pour cela, c’était son destin…

Les individus, le peuple ne pourra être sauvé que par un seul, un élu désigné par les dieux (aidé aussi grandement par les apôtres médiatiques  ). Un élu ? Que dis-je ? Plutôt l’élu !

Je suis le premier à en être peiné mais je dois avouer que j’en connais beaucoup, dans mon entourage, qui au lieu de juger sur des idées jugent sur les personnalités. Je ne dis point que la personnalité ne compte pas, mais  plutôt que de juger uniquement sur des personnes aussi révélatrice soit l’étude de ces personnalités, ne serait-il pas intéressant de voter ou d’élire des programmes politiques ? l’idée fut soulevée par l’un des membres de notre page de débat et j’avoue qu’elle parait fort intéressante, du moins  sur le papier.

Un gouvernement n’est là que pour fixer des priorités, des grands axes etc… Mais ceux qui exécutent dans la vie quotidienne, ce sont les fonctionnaires, les technocrates, les policiers, les juges, etc….bref,les fonctionnaires et hauts-fonctionnaires. Un pays peut aisément être dirigé sans gouvernement comme ce fut le cas de la Belgique ( un gouvernement d’union nationale peinait à voir le jour).  Attention, j’essaie ici de caricaturer à l’extrême pour montrer que c’est possible, je n’ai pas dit que j’étais favorable à un tel cas de figure.

QUELLES MODALITÉS ?

*Un pays uniquement géré par des technocrates ne serait pas bon, car la puissance souveraine réside dans le peuple, ainsi doit-il s’exprimer. Raison pour laquelle, le fait d’élire « des programmes » (techniquement, c’est ce qui devrait être fait) me semble une belle idée.

* on peut aussi ne rien changer (concernant la nécessité d’un gouvernement ). Le chef du gouvernement issu de l’élection de ce programme étant le leader du parti vainqueur, un peu comme dans la la majeure partie des régimes parlementaires européens. ce sont les membres de chaque parti qui défendront les différents programmes. les principales propositions feront l’objet d’une émission tv, ou plusieurs émissions-reportages lors des campagnes décortiquées par des citoyens et journalistes de diverses sensibilités (gauche, droite, extreme-droite car ainsi va la démocratie, gauche de la gauche et extrême-gauche, alter-mondialistes, écologistes etc..) avec la mise en contexte historiquement, dans d’autres pays.

Bien sur, je n’oublie pas qu’en temps de crise ou catastrophe majeure, le programme politique ne pourra s’adapter contrairement aux gouvernants. Raison pour laquelle je ne demande pas la suppression des gouvernants et des représentants. Mais je pense que le maintien d’un système césaro-papiste, bonapartiste n’est pas sain pour un pays. Cet individu au pouvoir peut aussi se tromper en cas de crise majeure, il ne peut avoir raison en tout temps et il ne dispose pas de toutes les connaissances…. De plus, la justification divine (monarchie de droit divin) lui a été retiré, celui-ci n’étant pas choisi par Dieu mais par ses concitoyens, et encore, le choix du moins pire…

Bien évidemment, il va sans dire que pour qu’un tel régime (car ce serait effectivement un nouveau régime ) puisse voir le jour, il faudrait changer la constitution, reformer le système médiatique (du moins public car les médias privés n’appartiennent pas à l’Etat, de plus cela peut poser quelques soucis car théoriquement les médias relevant du domaine publique sont censés être indépendants), plus de décentralisation et tant d’autres… Mais l’idée me parait belle pour échapper à la personnalisation du pouvoir. Sinon a quoi bon avoir décapiter un roi ?

Le jeune citoyen

 

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Vous avez dit féminisme ?


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article proposé par Marina Ayu
Je me suis interrogée Femen, Civitas, Slutwalk, ou d’autres mouvements dans le même genre, et aimerais avoir quelques avis là-dessus.

Il existe, d’une part, un certain paradoxe dans les principes de ce type de contestation, à savoir la prétention de délivrer la femme alors qu’ils ne font que l’entraver davantage dans son rôle de sexe faible. N’est-ce pas en effet contradictoire de secouer seins et fessiers au vu et au su de tous, « d’exposer sa viande » si vous me permettez une expression un peu crue, tout en criant « je ne suis pas un objet sexuel » ? Pourquoi les femmes en viennent-elles à se marchander ainsi dans le monde des idées, alors que nos comparses masculins n’ont pas à se balader pénis à l’air pour protester, faire valoir leur désaccord, innover, s’imposer ? Comment se sentir libre, sachant que pour se faire écouter nous ayons à venir être prisonnières de notre propre corps ? Pourquoi les femmes se sentent-elles forcées d’adopter une telle attitude pour exiger le respect de leurs droits ? N’avons-nous trouvé que cette alternative pour faire entendre la voix de la Femme ? En bref, ne pourrions-nous pas secouer notre cervelle au lieu de notre cul ?

Second problème posé, plus ou moins directement lié, à vous de voir (selon moi, les deux sont extrêmement dépendants l’un de l’autre) : comment pouvons-nous exiger que des pays, dans lesquels de fortes traditions sont implantées depuis des millénaires, changent du tout au tout quant à leur relation avec la femme quand la seule chose qu’ils voient, c’est ça ? Je ne défends pas des pratiques barbares et injustifiées comme l’excision, le viol par rituel, et ainsi de suite, mais n’y a-t-il pas une manière plus subtile d’introduire les choses ? Nous souhaitons que les filles soient éduquées, que les femmes accèdent à l’indépendance et à la sécurité, certes, une telle dévotion est louable, mais les hommes de ces pays-là prennent peur devant la « décadence » du comportement féminin occidental. Le choc culturel est énorme ; nous risquons de pousser les peuples à se protéger en s’enfonçant davantage dans leurs pratiques absurdes.

Mon avis en clair : de tels mouvements emprisonnent plus la femme dans sa condition actuelle qu’ils ne la libèrent. Je vois venir de loin les féministes invétérés, prêts à m’accuser d’obscurantiste, d’arriérée et mille autres charmantes expressions, mais je ne demande que des avis construits et argumentés, pour alimenter un débat susceptible de déboucher sur des perspectives intéressantes.

 

PS : si l’article vous a plus, n’hésitez pas à le partager sur votre mur car cela permettra de rendre plus interactif les débats.

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TU SAIS CE QUE C’EST LA LIBERTÉ ?


liberté

Bonjour à tous. Alix, Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

« Tu sais ce que c’est la liberté ?Ce n’est pas un droit, ni un devoir, ni un acquis ou une marchandise. C’est un état, une essence. La vérité, c’est que chaque être sur cette terre naît libre. Absolument chaque être, depuis la larve de la chenille, jusqu’à l’homme en passant par l’arbre. Et chaque jour cet état naturel qu’est la liberté, c’est à dire la capacité à pouvoir mener son existence de sa naissance jusqu’à sa mort selon sa propre volonté ou sa propre finalité, est violé. Bafoué, raillé, piétiné. Certains ont voulu désigner certaines choses comme étant soi-disant contre nature et ont oublié que c’est l’existence que nous menons depuis des siècles qui est contre-nature. Je ne parle pas seulement des millions d’humains et d’animaux que nous torturons et massacrons pour diverses raisons depuis des millénaires, que nous sacrifions sur l’autel de l’argent, du profit ou de la religion. La cupidité et l’obscurantisme ne sont au fond que des expressions du besoin profond que beaucoup d’hommes ont de dominer et de posséder le pouvoir, sûrement pour pouvoir se sentir exister.

Je parle également et surtout de l’illusion que nous avons de pouvoir choisir notre futur, quand il s’agit en fait simplement du choix de la meilleure cellule dans la prison que l’on nous impose. Travail, salaire, factures, impôts, carte de crédit, foyer à entretenir, vote, tout autant de chaînes et de menottes qui nous maintiennent entravés, sans parler de tout le reste, c’est à dire les relations sociales qui ont la vie dure entre les opportunistes, les hypocrites, les manipulateurs, les fouille-merde, les egos surdimensionnés, les jaloux, les mauvais… etc. Et le plus beau dans tout ça, c’est que nous n’avons même pas conscience de ces chaînes, nous ne voyons même plus les barreaux car on nous fait croire que nous sommes chanceux, que nous devrions être reconnaissants de vivre dans une si belle cage, si confortable, si dorée.

On en vient même à croire que ceux qui se sont évadés de cette prison sont des marginaux, de vulgaires hippies aux idéaux surannés, on les regarde soit avec pitié soit avec condescendance, et on se dit qu’on a bien de la chance nous d’être restés bien au chaud. Et puis quand il y en a qui pètent les plombs, qui s’immolent par le feu dans divers endroits publics comme la cour d’une école ou la devanture d’une boutique à l’emploi, quand certains se jettent sous des trains ou se pendent au bout d’une corde, on ne comprend pas ce qui a merdé, comment pouvaient-ils être si malheureux ces imbéciles dans une aussi belle et parfaite société que la nôtre !
On est censés être à la pointe du progrès et de la civilisation et pourtant il n’y a jamais eu autant de râleurs, autant de dépressifs, de suicidaires, de gens qui pètent une durite parce qu’ils n’en peuvent plus de ce système, qu’ils croient ne pas pouvoir en sortir et surtout qui ne parviennent plus à trouver un sens à leur existence. Et les autres ? Ils se contentent d’avancer et de lutter en espérant que demain sera meilleur.

Voilà de quelle liberté je veux parler, de quelle façon cette liberté est bafouée chaque jour. Un des modèles sociaux, un pur cliché de la réussite, c’est une maison, un mariage, deux enfants, une belle carrière. Mais après ça, on oublie de dire que papa a sombré dans l’alcoolisme, que maman pleure tous les soirs à cause du stress au travail et que sur deux enfants il y en un a qui lutte contre ses problèmes de drogue et l’autre qui essaye de s’en sortir à l’école.

Putain et si nos vies on avait envie de les passer à sillonner le monde, de vivre sur un bateau, de vivre dans la forêt sans passer pour un ermite psychopathe, de libérer les opprimés, de se battre pour des causes que l’on estime justes, pourquoi la soi-disante société et son système de merde devrait-elle être le seul modèle imposé ? Pourquoi devrait-elle devenir la prison de ceux qui ont envie de vivre autrement ? Et surtout, pourquoi devrait-elle faire passer ceux qui s’en détournent pour des fous ?

liberté

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, il y a trop de gens malheureux alors que nous sommes censés tout avoir. Dans certains pays où le système est différent, où les gens ont moins en apparence, le bonheur existe, ou tout du moins subsiste. Parce qu’à la différence du nôtre, il y a des endroits où le système est basé non pas sur l’avoir, mais sur l’être, où les valeurs ne sont pas basées sur l’individualisme et la possession, mais sur la solidarité et le partage. Où l’apparence ne compte pas, ou du moins n’est pas une condition de l’existence sociale. Il y a des endroits où les gens ont peut-être l’air pauvre, mais sont en fait bien plus riches que tous les business man de ce monde.

Nous sommes des esclaves et nous ne nous rendons même plus compte à force qu’on nous lave le cerveau avec des futilités. Pendant qu’on est trop occupés à se faire une existence sociale, à mener à bien nos projets déjà tracés par d’autres, nous travaillons pour le profit de ceux qui ont créé ce système ou du moins leurs héritiers. Sinon comment expliquer que certains brassent des milliards pendant que d’autres crèvent la faim sur le pavé ?! Que certains mangent sur le dos de ceux qui fouillent les poubelles pour survivre ?

La liberté, cet état naturel sur lequel certains ont cru bon de cracher. Que pouvons-nous donc faire pour la récupérer ? Se battre ? Je ne crois pas que ce soit la solution. On ne se bat pas pour récupérer quelque chose qui nous appartient déjà.

Keny Arkana a dit : « On ne nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui. »

Alix bettini

 

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« De culture francaise, de confession musulmane »


Bonjour à tous. Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

 

« De culture française, de confession musulmane.
Aujourd’hui, règne une atmosphère en France où tout semble s’opposer : les chômeurs et les travailleurs, les femmes et les hommes, les immigrés et les français de souche, les pauvres et les riches, les blancs et les noirs, etc. On passe de la lutte raciale à la lutte des classes puis à une lutte plus subtile, plus malsaine parfois, que la lutte idéologique.
Toute cette diversité française, tout ce qui constitue son identité est balayée par le nouveau problème fondamental de la France : les musulmans. Les musulmans sont dans l’imaginaire collectif d’origine étrangère et croyant. Ils réuniraient donc les deux points de tensions propres à la France : le rapport à la religion et le rapport à l’étranger. Etre français, ce serait donc être tout sauf « musulman ». Etre français, ce serait être blanc et laïc (comprenez athée). Voici la crise identitaire dans laquelle nous sommes plongés, nous tous, nous les français.
Ce que vivent aujourd’hui ceux qui se reconnaissent de l’islam, qu’ils soient arabes, blancs, noirs ou asiatiques, n’est qu’une continuité de l’histoire de France. Un pays qui se construit en opposition et non pas dans l’unité. L’unité s’est construite par la force, la destruction des seigneuries pour un pouvoir à la seule main du roi, la destruction des langues régionales et éparses pour une seule langue. C’est l’assimilation, le culte de la ressemblance et non pas celui de la différence. Il n’y a pas le respect de l’individualité, celle qui se construit au fil des expériences et des rencontres.
Alors, il faudrait être républicain, laïque et démocrate. Mais enfin, que mettez vous derrière ces termes, creux et vidés de leur sens originel !

« Où est la démocratie quand le citoyen n’est entendu que lorsqu’ils manifestent et entrent dans ce rapport de force, alors qu’elle devrait être le fruit d’un travail quotidien où chaque personne participe à la construction de ce qui fait société. La démocratie devrait être une coproduction et non pas seulement une délégation de pouvoir.
Qu’est ce que la laïcité, qui prône la liberté de culte et de conscience tout en interdisant toute expression de foi ?
Qu’est ce que la république, si ce n’est la liberté d’être conformiste ? Que voulons-nous comme société ? Le respect de l’humain ou le déni de chacun ?
Si nous n’arrivons pas à considérer l’autre comme son égal, comme son semblable quelque soit les différences, apparentes ou cachées, n’est ce pas là que nous régressons ?
Je suis française, et je me dois de dire les dérives d’aujourd’hui.
Ne me figez pas dans votre imaginaire, celui de ce qu’est un bon français. Je préfère tenter d’être quelqu’un de bon, que d’être uniquement française… Laissez moi libre, libre de vous aimer, libre de vous donner, libre de partager et ne me réduisez pas à ce que vous vous imaginez que je suis. Je suis musulmane et libre.

 

Nathalie DG

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Les DOM TOM……


Bonsoir à tous. Yann Kolev, un membre de notre page de débats, a rédigé un article sur les Dom Tom. L’article est ci-dessous:

« Les danseuses de la France » avait dit Valéry Giscard d’Estaing à propos des Départements et Collectivités d’Outre Mer. Ces îles aux paysages paradisiaques, semblent souvent être les oubliées de la République qui, malgré des efforts considérables, mais épisodiques n’arrive pas à satisfaire les revendications ultramarines en terme de politiques publiques, de pouvoir d’achat et d’emploi. A un point où les mouvements sociaux se font de plus en plus fréquents et où l’indépendantisme prolifère dans les classes politiques. Au point où la France est en train de perdre la Nouvelle Calédonie…

Mais la République reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux même. Elle l’a clairement fait connaître dans le passé, si l’on suit les indépendances données par la France à ses ex-colonies. Si les Mahorais ont voulu rester Français et devenir un département, le 101e au sein de la République, les Calédoniens, eux ont de fortes chances de trouver l’indépendance. L’accord de Nouméa précise que : « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi, s’offre à la Nouvelle-Calédonie un panel de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française, etc.). Mais il est très probable que celle-ci choisisse l’indépendance totale. Déjà dotée d’une large autonomie, d’institutions (Congrès, gouvernement local, Sénat coûtumier) et de lois propres, il sera procédé à la consultation de la population entre 2014 et 2018. Ce sera alors aux Calédoniens de décider de leur avenir.

Ceci suscite des montées indépendantistes dans d’autres DOM TOM, notamment en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, ou les partis qui prônent l’autonomie ne cessent de croître. De plus en plus d’Antillais notamment sont favorables à une évolution statuaire de leurs îles, dont certains vont jusqu’à revendiquer l’indépendance. Le chômage de masse qui touche ces populations, la grande précarité, le faible pouvoir d’achat et l’identité culturelle qui leur est propre expliquent en partie les tensions qui y règnent. De plus l’histoire longue et douloureuse qui les lie à la métropole, incluant esclavage, traite et violences séculaires n’arrangent pas la situation.

Les Antillais, comme tous les ultramarins souffrent également d’une quête identitaire qui les oppose à leur concitoyens hexagonaux. En effet, beaucoup sont amenés à venir en métropole pour chercher du travail ou pour se former, mais une fois sur place témoignent de l’ignorance outrancière de ces derniers à propos de leur île, leur mode de vie. Victimes de racisme ordinaire ils font souvent face à des « Rentres chez toi », sont stigmatisés, pris pour des Africains, donc étrangers, discriminés à l’embauche ou à l’accès aux services. Ces Français d’Outre mer ne semblent pas être totalement Français au vu de leurs compatriotes blancs et en ont marre d’être taxés d’étrangers dans leur propre pays.

De l’autre coté dans les îles le sentiment anti-français et anti-blanc est également de rigueur. Les touristes en passage à Fort de France, à Pointe à Pitre, à Cayenne, à Mamoudzou à Saint Denis sont accueillis avec joie et hospitabilité. En revanche dès qu’il s’agit de s’installer sur place et de travailler ceux-ci sont confrontés à des violences et des propos indignes. Or, ceci est tout à fait normal quand on sait que l’immense majorité des postes de fonctionnaires, de cadres, de dirigeants et de patrons, y compris les propriétaires terriens et agricoles, sont des blancs et des métropolitains, ou leurs descendants. Cette nouvelle forme de domination (colonisation ?) revolte les ultramarins, qui à compétences égales sont souvent moins payés, voir non embauchés et doivent survivre avec les aides de l’Etat, des jobs alimentaires, souvent pénibles (couper la canne), et la solidarité familiale. A ce titre je suis fortement favorable à la préférence régionale , prônée par certains hommes et femmes politiques (dont Marine Le Pen) dans ces régions. Il est aberrant de faire venir des profs, des militaires, des cadres et des directeurs de la métropole alors qu’il y a 1 personne sur 3 au chômage, dont 1 sur 2 de moins de 25 ans, souvent expérimentés et diplômés. On se plaint du coût de ces régions pour le contribuable, mais on refuse d’y implanter des entreprises et de favoriser l’emploi.

Une autre aberration dans les DOM TOM est l’ainsi dit « octroi de mer » une taxe supplémentaire pour les produits importés. Alors que les allocataires des minimas sociaux représentent une grande partie des habitants de ces régions, les autorités réduisent encore plus le pouvoir d’achat des ultramarins avec cette taxe, pourtant représentant la moitié du budget des départements. Ainsi certains produits de première nécessité coûtent le triple, voire le quadruple qu’en métropole, parce que sur le coût du transport s’ajoute la taxe d’octroi de mer, la TVA et la marge de l’entreprise. J’ai ainsi acheté mon Nescafé soluble 11,95€ hier dans le supermarché à Saint Denis de la Réunion. Les fromages, yaourts, boissons, viande et charcuterie n’échappent pas à la règle non plus.

Dans l’Océan Indien la situation n’est pas très différente. A la Réunion où je réside, une énorme majorité des jeunes se retrouve sans débouchés. Le rhum et le « zamal » (hachish local) font le quotidien d’une grande partie de la jeunesse, désoeuvrée et dépourvue de perspectives d’embauche et de réalisation professionnelle. Le malaise social est aussi fort que les revoltes sociaux et les violences se font au moins une fois par an, parfois accompagnés de forts dégâts matériels et de très grandes violences. La Réunion a toutefois le mérite d’être très paisible et en totale harmonie sur le plan ethnique et réligieux, où les communautés d’origine européenne, africaine, malgache, indienne, chinoise vivent ensemble en parfaite solidarité, entraide et tolérence. De quoi servir d’exemple pour les autres DOM TOM, mais aussi pour la France toute entière et de nombreux pays dans le monde.

En revanche à Mayotte il fait pas bon être métropolitain en ce moment. Les violences récentes, liées à la vie chère n’ont pas vraiment cessées, et les risques pour les non-mahorais semblent être majeurs. Ce dernier département français, depuis 2011 seulement connaît une grave crise sociale. Le SMIC n’y est pas encore alligné au SMIC français, mais montant progessivement constitue un frein majeur à l’embauche. Beaucoup de ressortissants de cette île du canal de Mozambique n’ont pas encore d’état civil, l’aéroport de Dzaoudzi, trop petit ne peut pas accueillir les long courriers provenant de la France, ce qui augmente encore plus les coûts de voyage. La polygamie ne semble pas encore être abolie de fait, les cadis et les tribunaux réligieux et coûtumiers y fonctionnent toujours. La laicité n’y existe pas non plus, comme d’ailleurs souvent dans l’outre mer, le Concordat étant toujours en vigueur en Guyane (mais aussi en Alsace et Moselle). L’énorme majorité de la population ne parle pas le français. Les Comores revendiquent toujours leur souveraineté sur l’île qui a pourtant voté « pour rester française » à la consultation quant à la décolonisation. Ceci pose problème à la France au niveau international, le problème ayant été traité par l’ONU. Enfin Mayotte sert de « maternité » des Comoriennes, principalement d’Anjouan qui sont nombreuses de venir clandestinement en embarcations de fortune (kwassa kwassa) accoucher sur l’île pour profiter du droit au sol, sans sécurité sociale et au risque de leur vie. Sur une population totale de 200 000 habitants l’île compte aujourd’hui 60 000 immigrés clandestins et 80% des nouveaux-nés à la maternité de Mamoudzou (première maternité de France) sont nés de mères non mahoraises. D’ailleurs sur les 30 000 reconduites à la frontière par an par la France 7 200 ont leiu à Guyane (des Brésiliens et des Sourinamais principalement) et 11 400 à Mayotte (2006).

En conclusion, l’Etat semble avoir abdiqué de ses responsabilités envers ses régions d’Outre mer. Afin d’inverser la donne, il faudrait des allégements de charges et d’impôts spécifiques aux entreprises investissant et créant des richesses et d’emplois dans l’Outre mer. Il faudrait favoriser les embauches locaux et ne plus contraindre les ressortissants des DOM TOM à partir à 10 000 km de leur proches pour se former ou trouver un emploi. Il faudrait réguler également plus efficacement les prix des billets d’avion, afin de favoriser la libre circulation des ultramarins en France et dans l’UE d’un coté, et des touristes se rendant dans ces régions d’un autre. Il faudrait favoriser également les liens et les échanges avec les pays voisins (Venezuela, Colombie, Panama, Brésil pour les Antilles/Guyane et Madagascar, Comores, Maurice, Mozambique et Afrique du Sud pour la Réunion et Mayotte) et d’éviter ainsi les coût d’importation trop importants de la France. La politique assimilationniste semble également être un échec, alors qu’une fois en France, ces Français d’Outre mer se sentent rejettés et sont victimes de racisme à deux balles dans leur quotidien et que les mouvements d’indépendance montent en puissance. De même l’actuelle ministre de la justice Christiane Taubira a elle-même fait partie d’un parti guyannais revendiquant l’indépendance.

Si les Collectivités et les Territoires d’Outre mer sont plus susceptible de demander l’indépendance, dans les Départements il est moins probable que les propos indépendantistes séduisent vraiment. Vu la situation des autres pays frontaliers aux DOM, ceux-ci ont le privilège de disposer d’éducation obligatoire et gratuite, de SMIC, d’aides sociales, de sécurité sociale, ce qui n’est pas donné à tous les Malgaches, Sourinamais ou Haitiens. De plus la France n’a pas du tout intérêt de perdre ces régions éloignées parce qu’elles constituent une grande partie de son patrimoine naturel, mais aussi une zone économique exclusive française de 200 miles autour des îles, riches en poissons, pétrole, gaz entre autres. Ceci permet également à la France d’être présente sur 5 continents, et d’avoir le réseau frontalier le plus dense dans le monde

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