Archives de Tag: extreme-droite

Le FN d’Hénin Beaumon réclame 36000€ à la Ligue des droits de l’Homme


briois marine

 

« Tout le monde est désormais prévenu : pendant ces six années de mandat, les séances de conseil municipal devraient prendre des allures d’arène où chaque coup encaissé par la majorité sera rendu au double. La preuve par l’exemple, ce mercredi soir, où les défenseurs de la Ligue des Droits de l’Homme se sont, de manière inattendue, retrouvés piégés et assommés par une volée de fond de court inattendue signée Jean-Richard Sulzer.

 

Une séance qui commence par les interrogations de Sandrine Rogez suite au déplacement de force publique, à l’extérieur, et de service d’ordre privé, à l’intérieur, lors du conseil d’installation où il fallait montrer patte blanche : « Trouvez-vous acceptable ce filtrage discriminatoire ? »

Vote de deux collaborateurs pour Briois

Seconde salve de protestation lorsque le conseil a à voter le principe de l’embauche de deux collaborateurs au cabinet de Steeve Briois. Geoffrey Gorillot s’en inquiète : « Pourquoi en avez-vous besoin de deux ? » Steeve Briois se retranche derrière un laconique, « C’est la loi ! ». Et parce que le conseiller d’opposition insiste, Bruno Bilde sort alors l’artillerie lourde : « Je tiens à vous rappeler que le collaborateur de M. Binaisse touchait 3 900 € nets et une voiture de fonction : à eux deux, les collaborateurs recrutés ne toucheront pas ça ! »

Après une passe d’armes entre David Noël et Steeve Briois autour du récent verdict du faux-tract de Jean-Luc Mélenchon où l’élu communiste sera taxé de « repris de justice » viendra bien évidemment sur la table l’affaire de la LDH. Marine Tondelier monte au créneau en reprochant au maire d’avoir voulu « détruire un contre-pouvoir » parce que ça l’arrangeait, évoquant « un choix politique et délibéré ». Une attaque balayée d’un revers de manche par Steeve Briois : « Je veux remettre tout à plat ; votre système de copinage et de favoritisme, ça suffit ! »

« Rendez l’argent ! »

Et lorsque David Noël s’empresse d’en rajouter une couche, il est cueilli à froid par Bruno Bilde, lâchant : « On fait tout un foin alors qu’il y a 14 adhérents dont MM. Noël et Binaisse et tout le PC local ! » C’est le moment que choisit alors l’adjoint aux finances, Jean-Richard Sulzer, pour lancer une bombe : « M. le maire, je demande que vous entriez en procédure du recouvrement dû par cette association. On peut évaluer le loyer à 600 € par mois en y incluant les charges, soit 72 000 euros sur dix ans, mais comme il y a prescription au-delà de 5 ans dans ce type de recouvrement, c’est 36 000 € que vous devez émettre soit sur la section d’Hénin, soit sur la Ligue nationale ! Je vous invite d’ailleurs, s’il y a débat, à saisir le procureur financier ! » « Rendez l’argent ! » crie alors un élu. Rude mandat en perspective ! « 

Source : La voix du Nord (http://www.lavoixdunord.fr/region/conseil-municipal-a-henin-beaumont-la-ville-entend-ia34b0n2057560?xtor=RSS-2&google_editors_picks=true )

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Lettre d’un internaute à …….


Il est bien astucieux quand on prétend se battre contre la misère d’aller s’installer là où elle fait partie du paysage. De ces siècles de souffrance marqués par ces montagnes de résidus de charbons, et par des sourires rangés dans les placards de ces maisons identiques, toutes alignées les unes à côté des autres sans rien pour les différencier. Tous plongés dans la même détresse, dans le même combat quotidien, cette précarité à sens unique qui se lit sur chaque visage. Tous ou presque, car ce combat, madame Le Pen, n’est pas le votre. Le bassin minier, ce n’est pas Neuilly-Sur-Seine. Vous vous êtes abreuvé de culture et de connaissances à la Fac de droit de Paris II quand ils se sont abreuvés de 8-6 et de chants patois . Ils n’ont pas vraiment connu le droit, eux, mais plutôt le devoir de se lever tôt chaque matin pour rentrer tard le soir, la gueule noire et les tympans sifflants, abîmés par les bruits monstres des coups de grisous.

La vérité ? Vous êtes pareil à ceux que vous maudissez. Au même titre que vous prétendez que les marchés financiers ont la mainmise sur l’économie mondiale, vous avez la mainmise sur ces pauvres gens, dépourvus d’opinion, saignés jusqu’au profond d’eux mêmes, devant lesquels vous vous présentez comme une solution miracle alors que vous n’êtes qu’une promesse de plus à ces personnes qui, depuis les conditions de travail que Zola nous décrit si bien dans  » Germinal « , ont vu passés beaucoup de sauveurs auto-proclamés, sans jamais rien obtenir.
Vous qui vous plaignez tant que l’on fasse du tort au Front National en le comparant à un certain parti national-socialiste, pourquoi alors user du même stratège électoraliste ?

Paternalisme politique ? Je dirais dictature morale. Patriotisme sur développé ? Je dirais haine héréditairement acquise. Bien que le bulletin  » Le Pen  » que l’on glisse dans l’urne soit majoritairement contestataire, je vous rejoins sur un point. La situation de la France est bien triste.. Au pays des lumières subsiste encore l’ombre de votre père. A tel point que je trouve ça répugnant que l’on puisse oublier l’Histoire, et la quantité de sang versé pour combattre la haine à son apogée européenne, pour combattre la liberté et cette fraternité qui vous est chère mais dont vous ne vous gênez pas pour imposer une limite qui s’arrête à la barrière d’une couleur de peau. Honte à notre pays d’applaudir de tels discours. Honte à notre pays d’avoir pu faire confiance à votre personne, ce qui n’est pas mon cas car je suis indifférent à tous ceux que vous pouvez clamer et je n’y céderai point. Je garde mes distances et je n’oublie  que ce n’est point par le son de la flûte qu’est charmé le serpent, mais par le mouvement du flûtiste.

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Pour l’abolition de la peine de mort dans tous les pays !


Que de passions et de débats pour la peine de mort ! La peine de mort a été abolie dans bon nombre de pays occidentaux depuis des décennies mais son ombre, plus ou moins menaçante au gré de faits divers (tragiques) plane toujours nous…  En effet, les meurtres n’ont point cessé, et à la violence et tragédie de certains crimes s’accompagnent souvent le désir de vengeance des proches de la victime soutenus par la société. Certains politiques, en mal de popularité, et certaines figures merdiatiques en quête de buzz, essaient de surfer dans cette océan qu’est la souffrance humaine et prient pour que les bas-instincts des hommes tels les vagues reviennent toujours plus fortes. Et, si au milieu de la vindicte populaire perçoit-on des voix dissidentes, des voix prônant plutôt la réflexion, un système carcéral plus stricte et une possible réinsertion, alors ces gens sont vus tels des êtres insensibles à la peine des victimes,  se souciant beaucoup plus du sort des criminels.

Il n’est pas rare d’entendre ce genre de propos: « Quoi ?!!! La vie d’un meurtrier est donc supérieure à celle d’une victime ? » ou « Mais comment peux tu être hostile à la peine de mort , les meurtriers ne s’abstiennent pas de tuer, eux … »

Ce sujet est capital, car se jouent plusieurs visions de la société. Je ne vais pas essayer de caricaturer ceux qui sont pour la Peine de mort; chacun étant libre d’avoir son point de vue mais je vais juste essayer de vous expliquer en quoi je suis opposé à cette barbarie.

Je suis opposé à la peine de mort, non seulement pour des raisons de principes mais aussi d’efficacité. Loin de moi l’envie de donner de leçons, en effet,  je n’ai jamais connu la souffrance éprouvée par les proches de victimes. je ne sais même pas si je serais capable de supporter cette douleur si un de mes proches devait être violé et tué, je pense d’ailleurs que je voudrais certainement me venger. Je n’aurais qu’à l’esprit de tuer cet individu qui n’a montré aucune pitié. Mais pour autant je n’aurais point raison,  je renierais mes idées ou convictions, et  la haute idée que je me fais de la justice (qui n’est point parfaite) dans un État de droit. Je vais peut-être vous choquer mais je considère la peine de mort, comme « la négation absolue des droits humains, un meurtre commis par l’État, avec préméditation et de sang-froid » , comme un « assassinat légal . On tue  précisément un assassin parce que ce qu’il ne faut pas tuer. D’ailleurs j’observe une contradiction intéressante; l’Etat interdit de tuer mais ne s’empêche pas lui-même de mettre à mort  autrui …Cette mise à mort n’est pas faite pour des raisons de défense nationale (invasion imminente d’un pays ) mais pour des rasons liées à la vengeance.

Et quand bien même la peine de mort serait efficace(ce qui est totalement faux), que penser des victimes d’erreurs judiciaires dont les vies ont été gaspillées inutilement ? On ne peut revenir dans le passé. La justice est avant tout une construction humaine, de ce fait elle n’est point infaillible et parfaite. C’est bien beau que la justice « humaine »  reconnaisse dix ans plus tard qu’une erreur a été commise, ce n’est point cela qui fera revenir l’innocent, le sacrifié qui a été condamné dans la honte, sous les injures et quolibets, perdant parfois  leurs familles respectives et amis … l’innocent lui-même aura subi une triple peine : Une peine d’emprisonnement, la peine capitale et la peine la plus ignoble et tragique qui soit étant donné que l’innocent, cette victime impuissante,  se savait innocent. Quelle souffrance de se savoir impuissant à prouver son innocence …Pleurer, crier de toutes ses forces et de toute son âme, mais rien n’y change ; La justice des hommes veut que vous payez de votre sang impie et impur le meurtre d’une petite fille ou d’un petit garçon. Je n’ose essayer de me mettre à la place de ces gens, de ces victimes « d’horreurs » judiciaires …

Cela a du être assurément le pire des supplices et je prie le Bon Dieu de ne jamais être dans pareille situation car cela peut arriver à tous. Oui même à vous, chers lecteurs (et lectrices) car l’Homme est un loup pour l’homme. Votre voisin, celui qui rit avec vous en vous saluant quotidiennement,  jaloux de votre vie , de votre insouciance, peut œuvrer en vue d’un sombre dessein dans le but de vous plonger dans les abîmes, dans ce puits sans fond qu’est le désespoir humain.

On me dira qu’il y a eu peu d’erreurs judiciaires et que c’est tout ce qui compte. Cet argument peut être contesté de deux manières: Tout d’abord qui nous dit qu’il n’y  en a pas eu  plus, et qu’il n’y aura pas d’erreurs dans le futur ?En effet , la science évolue et c’est grâce à cette science qu’on a connu certains crimes ; Ensuite  une vie humaine, une seule, est et restera sacré à jamais. Je ne peux donner  la vie et même si je le pouvais, une vie reste unique .

D’ailleurs, même si je reprouve ce sentiment de toutes mes forces, Je trouve  que la peine de mort est une peine plutôt rapide pour celui qui veut se venger. A travers la peine de mort, si on se met dans le psyché de celui ou celle qui veut se venger, celle-ci n’est elle pas une peine qui fait en sorte que le condamné soit soulagé de tous ces tracas  terrestres ?Souffrira t-il longtemps ? L’être humain, tel un oiseau, n’est pas fait pour rester dans une cage  et la prison, quoiqu’on en pense, reste une cage. Je pense à ce titre que la prison est bien plus efficace pour punir autrui.

Il n’y a pas de peine de mort «humaine». Quelle que soit la méthode employée, l’exécution ne poursuit qu’un seul but, supprimer une vie. La peine de mort prive une personne de la possibilité d’expier un forfait, de réparer, de se repentir et de s’amender.

Concernant l’efficacité , je pense que la peine capitale n’empêche aucun délit. Les études scientifiques n’apportent aucune preuve que la peine de mort ait réellement l’effet dissuasif qu’on lui attribue. Au Canada par exemple, le nombre d’assassinats a diminué depuis l’abolition de la peine de mort. Aux États-Unis, en revanche, il est plus élevé dans les États qui pratiquent l’exécution capitale que dans ceux qui y ont renoncé. Pour empêcher efficacement les délits, il est nécessaire d’avoir un taux élevé d’élucidation des crimes et un système judiciaire travaillant de manière équitable, rapide et conséquente. j’avais lu dans je ne sais plus quelle revue, que certaines populations (dans certains pays) se faisaient justice elle-même (au vu de la corruption de leurs appareils judiciaires et policiers), Néanmoins les faits divers n’ont point cessé.

[Au fond de chaque homme civilisé se tapit un petit homme de l’âge de pierre, prêt au vol et au viol, et qui réclame à grands cris un œil pour un œil. Mais il vaudrait mieux que ce ne fût pas ce petit personnage habillé de peaux de bêtes qui inspirât la loi de notre pays.]
Albert Camus, Réflexions sur la peine capitale

[Ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n’est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d’autres passions ne le sont, celles-là, sont nobles.] Robert Badinter – Extrait d’un discours à l’assemblée nationale, le 17 septembre 1981

[Dans les pays de liberté l’abolition est presque partout la règle ; dans les pays où règne la dictature, la peine de mort est partout pratiquée. Ce partage du monde ne résulte pas d’une simple coïncidence, mais exprime une corrélation. La vraie signification politique de la peine de mort, est bien qu’elle procède de l’idée que l’État a le droit de disposer du citoyen jusqu’à lui retirer la vie. C’est pas là que la peine de mort s’inscrit dans les systèmes totalitaires : […] Douze personnes, dans une démocratie, qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre, celui-là doit mourir ! Je dis : cette conception de la justice ne peut-être celle des pays de liberté, précisément pour ce qu’elle comporte de signification totalitaire.] Robert Badinter

[Notre justice à nous, comme notre destin, est tâtonnement, trouble, erreur, nuage, doute ; martyr, je m’applaudis ; juge, je me redoute ; l’infaillible, est ce moi, dis ? Est-ce toi ? Réponds.]

Victor Hugo : Les quatre vents de l’esprit – L’échafaud -1870

Bref, c’était juste l’opinion d’un Bisounours. 

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