Archives de Tag: démocratie

Et si au lieu d’élire des candidats, on élisait « des programmes » ?


auto gestion

auto gestion

A l’ère de l’information libre, de l’essor des réseaux sociaux et des blogs, de la baisse de la pratique religieuse, de du développement personnel et tant d’autres phénomènes changeant les relations entre les individus, l’individu et la communauté, l’individu et la collectivité, il est aisé de constater que nous ne croyons plus aux hommes providentiels. Est-ce aussi du à la baisse de la croyance et de la pratique religieuse ? Je ne saurai le dire…

Le temps des prophètes ou héros divins est révolu, et pourtant, tout dans notre système nous pousse encore à y adhérer.  On a aboli la monarchie (de droit divin), et on a séparé l’Etat et l’église et pourtant tout nous y ramène dans ces institutions de la 5è république, les médias de masse aidant grandement  via le Story-telling, people, enfance du candidat où on vous explique qu’il fut choisi par la destinée avec en arrière-fond une bonne vieille musique pour faire pleurer les ménagères de moins de 50 ans, chez drucker etc… bref,  un peu à l’image des anciens racontant l’enfance prodigieuse d’Hercule ou autre héros mythique. Il (le candidat) était fait pour régner, il avait été choisi pour cela, c’était son destin…

Les individus, le peuple ne pourra être sauvé que par un seul, un élu désigné par les dieux (aidé aussi grandement par les apôtres médiatiques  ). Un élu ? Que dis-je ? Plutôt l’élu !

Je suis le premier à en être peiné mais je dois avouer que j’en connais beaucoup, dans mon entourage, qui au lieu de juger sur des idées jugent sur les personnalités. Je ne dis point que la personnalité ne compte pas, mais  plutôt que de juger uniquement sur des personnes aussi révélatrice soit l’étude de ces personnalités, ne serait-il pas intéressant de voter ou d’élire des programmes politiques ? l’idée fut soulevée par l’un des membres de notre page de débat et j’avoue qu’elle parait fort intéressante, du moins  sur le papier.

Un gouvernement n’est là que pour fixer des priorités, des grands axes etc… Mais ceux qui exécutent dans la vie quotidienne, ce sont les fonctionnaires, les technocrates, les policiers, les juges, etc….bref,les fonctionnaires et hauts-fonctionnaires. Un pays peut aisément être dirigé sans gouvernement comme ce fut le cas de la Belgique ( un gouvernement d’union nationale peinait à voir le jour).  Attention, j’essaie ici de caricaturer à l’extrême pour montrer que c’est possible, je n’ai pas dit que j’étais favorable à un tel cas de figure.

QUELLES MODALITÉS ?

*Un pays uniquement géré par des technocrates ne serait pas bon, car la puissance souveraine réside dans le peuple, ainsi doit-il s’exprimer. Raison pour laquelle, le fait d’élire « des programmes » (techniquement, c’est ce qui devrait être fait) me semble une belle idée.

* on peut aussi ne rien changer (concernant la nécessité d’un gouvernement ). Le chef du gouvernement issu de l’élection de ce programme étant le leader du parti vainqueur, un peu comme dans la la majeure partie des régimes parlementaires européens. ce sont les membres de chaque parti qui défendront les différents programmes. les principales propositions feront l’objet d’une émission tv, ou plusieurs émissions-reportages lors des campagnes décortiquées par des citoyens et journalistes de diverses sensibilités (gauche, droite, extreme-droite car ainsi va la démocratie, gauche de la gauche et extrême-gauche, alter-mondialistes, écologistes etc..) avec la mise en contexte historiquement, dans d’autres pays.

Bien sur, je n’oublie pas qu’en temps de crise ou catastrophe majeure, le programme politique ne pourra s’adapter contrairement aux gouvernants. Raison pour laquelle je ne demande pas la suppression des gouvernants et des représentants. Mais je pense que le maintien d’un système césaro-papiste, bonapartiste n’est pas sain pour un pays. Cet individu au pouvoir peut aussi se tromper en cas de crise majeure, il ne peut avoir raison en tout temps et il ne dispose pas de toutes les connaissances…. De plus, la justification divine (monarchie de droit divin) lui a été retiré, celui-ci n’étant pas choisi par Dieu mais par ses concitoyens, et encore, le choix du moins pire…

Bien évidemment, il va sans dire que pour qu’un tel régime (car ce serait effectivement un nouveau régime ) puisse voir le jour, il faudrait changer la constitution, reformer le système médiatique (du moins public car les médias privés n’appartiennent pas à l’Etat, de plus cela peut poser quelques soucis car théoriquement les médias relevant du domaine publique sont censés être indépendants), plus de décentralisation et tant d’autres… Mais l’idée me parait belle pour échapper à la personnalisation du pouvoir. Sinon a quoi bon avoir décapiter un roi ?

Le jeune citoyen

 

VENEZ SUIVRE NOS DEBATS ET INFOS INTERACTIFS SUR NOTRE PAGE  ==> https://www.facebook.com/pages/Reflexions-dun-jeune-citoyen-/173218132715061?ref=hl

Publicités
Tagué , , , , ,

Vous avez dit féminisme ?


article_1909-PAR02-FEMEN
article proposé par Marina Ayu
Je me suis interrogée Femen, Civitas, Slutwalk, ou d’autres mouvements dans le même genre, et aimerais avoir quelques avis là-dessus.

Il existe, d’une part, un certain paradoxe dans les principes de ce type de contestation, à savoir la prétention de délivrer la femme alors qu’ils ne font que l’entraver davantage dans son rôle de sexe faible. N’est-ce pas en effet contradictoire de secouer seins et fessiers au vu et au su de tous, « d’exposer sa viande » si vous me permettez une expression un peu crue, tout en criant « je ne suis pas un objet sexuel » ? Pourquoi les femmes en viennent-elles à se marchander ainsi dans le monde des idées, alors que nos comparses masculins n’ont pas à se balader pénis à l’air pour protester, faire valoir leur désaccord, innover, s’imposer ? Comment se sentir libre, sachant que pour se faire écouter nous ayons à venir être prisonnières de notre propre corps ? Pourquoi les femmes se sentent-elles forcées d’adopter une telle attitude pour exiger le respect de leurs droits ? N’avons-nous trouvé que cette alternative pour faire entendre la voix de la Femme ? En bref, ne pourrions-nous pas secouer notre cervelle au lieu de notre cul ?

Second problème posé, plus ou moins directement lié, à vous de voir (selon moi, les deux sont extrêmement dépendants l’un de l’autre) : comment pouvons-nous exiger que des pays, dans lesquels de fortes traditions sont implantées depuis des millénaires, changent du tout au tout quant à leur relation avec la femme quand la seule chose qu’ils voient, c’est ça ? Je ne défends pas des pratiques barbares et injustifiées comme l’excision, le viol par rituel, et ainsi de suite, mais n’y a-t-il pas une manière plus subtile d’introduire les choses ? Nous souhaitons que les filles soient éduquées, que les femmes accèdent à l’indépendance et à la sécurité, certes, une telle dévotion est louable, mais les hommes de ces pays-là prennent peur devant la « décadence » du comportement féminin occidental. Le choc culturel est énorme ; nous risquons de pousser les peuples à se protéger en s’enfonçant davantage dans leurs pratiques absurdes.

Mon avis en clair : de tels mouvements emprisonnent plus la femme dans sa condition actuelle qu’ils ne la libèrent. Je vois venir de loin les féministes invétérés, prêts à m’accuser d’obscurantiste, d’arriérée et mille autres charmantes expressions, mais je ne demande que des avis construits et argumentés, pour alimenter un débat susceptible de déboucher sur des perspectives intéressantes.

 

PS : si l’article vous a plus, n’hésitez pas à le partager sur votre mur car cela permettra de rendre plus interactif les débats.

Tagué , , ,

TU SAIS CE QUE C’EST LA LIBERTÉ ?


liberté

Bonjour à tous. Alix, Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

« Tu sais ce que c’est la liberté ?Ce n’est pas un droit, ni un devoir, ni un acquis ou une marchandise. C’est un état, une essence. La vérité, c’est que chaque être sur cette terre naît libre. Absolument chaque être, depuis la larve de la chenille, jusqu’à l’homme en passant par l’arbre. Et chaque jour cet état naturel qu’est la liberté, c’est à dire la capacité à pouvoir mener son existence de sa naissance jusqu’à sa mort selon sa propre volonté ou sa propre finalité, est violé. Bafoué, raillé, piétiné. Certains ont voulu désigner certaines choses comme étant soi-disant contre nature et ont oublié que c’est l’existence que nous menons depuis des siècles qui est contre-nature. Je ne parle pas seulement des millions d’humains et d’animaux que nous torturons et massacrons pour diverses raisons depuis des millénaires, que nous sacrifions sur l’autel de l’argent, du profit ou de la religion. La cupidité et l’obscurantisme ne sont au fond que des expressions du besoin profond que beaucoup d’hommes ont de dominer et de posséder le pouvoir, sûrement pour pouvoir se sentir exister.

Je parle également et surtout de l’illusion que nous avons de pouvoir choisir notre futur, quand il s’agit en fait simplement du choix de la meilleure cellule dans la prison que l’on nous impose. Travail, salaire, factures, impôts, carte de crédit, foyer à entretenir, vote, tout autant de chaînes et de menottes qui nous maintiennent entravés, sans parler de tout le reste, c’est à dire les relations sociales qui ont la vie dure entre les opportunistes, les hypocrites, les manipulateurs, les fouille-merde, les egos surdimensionnés, les jaloux, les mauvais… etc. Et le plus beau dans tout ça, c’est que nous n’avons même pas conscience de ces chaînes, nous ne voyons même plus les barreaux car on nous fait croire que nous sommes chanceux, que nous devrions être reconnaissants de vivre dans une si belle cage, si confortable, si dorée.

On en vient même à croire que ceux qui se sont évadés de cette prison sont des marginaux, de vulgaires hippies aux idéaux surannés, on les regarde soit avec pitié soit avec condescendance, et on se dit qu’on a bien de la chance nous d’être restés bien au chaud. Et puis quand il y en a qui pètent les plombs, qui s’immolent par le feu dans divers endroits publics comme la cour d’une école ou la devanture d’une boutique à l’emploi, quand certains se jettent sous des trains ou se pendent au bout d’une corde, on ne comprend pas ce qui a merdé, comment pouvaient-ils être si malheureux ces imbéciles dans une aussi belle et parfaite société que la nôtre !
On est censés être à la pointe du progrès et de la civilisation et pourtant il n’y a jamais eu autant de râleurs, autant de dépressifs, de suicidaires, de gens qui pètent une durite parce qu’ils n’en peuvent plus de ce système, qu’ils croient ne pas pouvoir en sortir et surtout qui ne parviennent plus à trouver un sens à leur existence. Et les autres ? Ils se contentent d’avancer et de lutter en espérant que demain sera meilleur.

Voilà de quelle liberté je veux parler, de quelle façon cette liberté est bafouée chaque jour. Un des modèles sociaux, un pur cliché de la réussite, c’est une maison, un mariage, deux enfants, une belle carrière. Mais après ça, on oublie de dire que papa a sombré dans l’alcoolisme, que maman pleure tous les soirs à cause du stress au travail et que sur deux enfants il y en un a qui lutte contre ses problèmes de drogue et l’autre qui essaye de s’en sortir à l’école.

Putain et si nos vies on avait envie de les passer à sillonner le monde, de vivre sur un bateau, de vivre dans la forêt sans passer pour un ermite psychopathe, de libérer les opprimés, de se battre pour des causes que l’on estime justes, pourquoi la soi-disante société et son système de merde devrait-elle être le seul modèle imposé ? Pourquoi devrait-elle devenir la prison de ceux qui ont envie de vivre autrement ? Et surtout, pourquoi devrait-elle faire passer ceux qui s’en détournent pour des fous ?

liberté

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, il y a trop de gens malheureux alors que nous sommes censés tout avoir. Dans certains pays où le système est différent, où les gens ont moins en apparence, le bonheur existe, ou tout du moins subsiste. Parce qu’à la différence du nôtre, il y a des endroits où le système est basé non pas sur l’avoir, mais sur l’être, où les valeurs ne sont pas basées sur l’individualisme et la possession, mais sur la solidarité et le partage. Où l’apparence ne compte pas, ou du moins n’est pas une condition de l’existence sociale. Il y a des endroits où les gens ont peut-être l’air pauvre, mais sont en fait bien plus riches que tous les business man de ce monde.

Nous sommes des esclaves et nous ne nous rendons même plus compte à force qu’on nous lave le cerveau avec des futilités. Pendant qu’on est trop occupés à se faire une existence sociale, à mener à bien nos projets déjà tracés par d’autres, nous travaillons pour le profit de ceux qui ont créé ce système ou du moins leurs héritiers. Sinon comment expliquer que certains brassent des milliards pendant que d’autres crèvent la faim sur le pavé ?! Que certains mangent sur le dos de ceux qui fouillent les poubelles pour survivre ?

La liberté, cet état naturel sur lequel certains ont cru bon de cracher. Que pouvons-nous donc faire pour la récupérer ? Se battre ? Je ne crois pas que ce soit la solution. On ne se bat pas pour récupérer quelque chose qui nous appartient déjà.

Keny Arkana a dit : « On ne nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui. »

Alix bettini

 

REJOIGNEZ NOUS TOUS SUR NOTRE PAGE FACEBOOK DE DEBAT ==> http://www.facebook.com/pages/Reflexions-dun-jeune-citoyen-/173218132715061?ref=hl

Tagué , , , ,

ISRAEL STERILISE LES FEMMES ETHIOPIENNES…


On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de I’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?

Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités.  »

Source : le journal israélien Haaretz / mediapart

http://www.haaretz.com/opinion/israel-s-ethiopians-suffer-different-planned-parenthood.premium-1.484110#

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

Tagué , , , , , ,

« De culture francaise, de confession musulmane »


Bonjour à tous. Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

 

« De culture française, de confession musulmane.
Aujourd’hui, règne une atmosphère en France où tout semble s’opposer : les chômeurs et les travailleurs, les femmes et les hommes, les immigrés et les français de souche, les pauvres et les riches, les blancs et les noirs, etc. On passe de la lutte raciale à la lutte des classes puis à une lutte plus subtile, plus malsaine parfois, que la lutte idéologique.
Toute cette diversité française, tout ce qui constitue son identité est balayée par le nouveau problème fondamental de la France : les musulmans. Les musulmans sont dans l’imaginaire collectif d’origine étrangère et croyant. Ils réuniraient donc les deux points de tensions propres à la France : le rapport à la religion et le rapport à l’étranger. Etre français, ce serait donc être tout sauf « musulman ». Etre français, ce serait être blanc et laïc (comprenez athée). Voici la crise identitaire dans laquelle nous sommes plongés, nous tous, nous les français.
Ce que vivent aujourd’hui ceux qui se reconnaissent de l’islam, qu’ils soient arabes, blancs, noirs ou asiatiques, n’est qu’une continuité de l’histoire de France. Un pays qui se construit en opposition et non pas dans l’unité. L’unité s’est construite par la force, la destruction des seigneuries pour un pouvoir à la seule main du roi, la destruction des langues régionales et éparses pour une seule langue. C’est l’assimilation, le culte de la ressemblance et non pas celui de la différence. Il n’y a pas le respect de l’individualité, celle qui se construit au fil des expériences et des rencontres.
Alors, il faudrait être républicain, laïque et démocrate. Mais enfin, que mettez vous derrière ces termes, creux et vidés de leur sens originel !

« Où est la démocratie quand le citoyen n’est entendu que lorsqu’ils manifestent et entrent dans ce rapport de force, alors qu’elle devrait être le fruit d’un travail quotidien où chaque personne participe à la construction de ce qui fait société. La démocratie devrait être une coproduction et non pas seulement une délégation de pouvoir.
Qu’est ce que la laïcité, qui prône la liberté de culte et de conscience tout en interdisant toute expression de foi ?
Qu’est ce que la république, si ce n’est la liberté d’être conformiste ? Que voulons-nous comme société ? Le respect de l’humain ou le déni de chacun ?
Si nous n’arrivons pas à considérer l’autre comme son égal, comme son semblable quelque soit les différences, apparentes ou cachées, n’est ce pas là que nous régressons ?
Je suis française, et je me dois de dire les dérives d’aujourd’hui.
Ne me figez pas dans votre imaginaire, celui de ce qu’est un bon français. Je préfère tenter d’être quelqu’un de bon, que d’être uniquement française… Laissez moi libre, libre de vous aimer, libre de vous donner, libre de partager et ne me réduisez pas à ce que vous vous imaginez que je suis. Je suis musulmane et libre.

 

Nathalie DG

Tagué , , , , ,

Dis Papa, c’est quoi la Charia ?


Petite remarque avant de commencer à lire : Cher lecteur (et lectrice), cet article n’a pas été rédigé en vue d’une énième polémique, bien au contraire. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il n’existe pas de meilleure procédé pour lutter contre les préjugés (voire élever nos âmes mutuellement) que la mise à nue, la démythification et la démystification de certaines notions. Certes, Il faut se battre contre des abus, contre des atteintes à la liberté d’autrui  mais il faut aussi lutter contre les amalgames ! Que tu ne sois point d’accord avec le propos de cet article, c’est ton droit et d’ailleurs, il est plus qu’ intéressant de débattre avec des personnes ne partageant pas notre point de vue (sans oublier que je ne suis qu’un profane, je ne suis en aucun cas un spécialiste sur le sujet) MAIS si tu ne souhaites pas échanger, ne perds pas ton temps et passe ton chemin. Inutile d’user de mots grossiers ou d’insulter car ton commentaire sera supprimé. Je te le dis afin de t’éviter cette peine. Si tu souhaites faire part de ton désaccord avec des arguments rationnels (comme dans tout dialogue ou débat respectueux), tu es le bienvenu.  Pour ma part, je suis chrétien (de confession catholique, peu pratiquant j’en conviens) et j’ai toujours été et je suis pour la séparation stricte entre l’Etat et la Religion, néanmoins il n’est pas  encore interdit d’user de sa raison et de m’intéresser aux autres religions et croyances.

Le Monde arabe a connu ces derniers temps un changement profond. Au printemps arabe succéda, dit-on, du moins d’après certains éditorialistes, l’automne islamiste. Quelle ne fut la surprise pour nos chancelleries occidentales lorsqu’un dirigeant islamiste souhaita que les lois s’inspirent de la charia.

La Charia … Le mot était dit. Ce mot fait peur. Il est obscur… IL nous renvoie aux lapidations, à un obscurantisme médiéval… Avouez-le, dès que vous entendez ce mot, vous ne pouvez vous empêcher de penser au sort des femmes dans certains pays arabes. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que ce terme soit exploité par certains politiques pour des visées purement et simplement électorales. Et ne me dites surtout pas qu’il s’agit d’ignorance, car ils ne sont pas tous idiots, loin de là…

Penser au sort des femmes dans certains pays, c’est fort louable et c’est tout à votre honneur (il faudrait aussi, au passage, penser au sort des femmes d’ici ) mais encore faut-il avoir ou du moins essayer d’avoir toutes les données en main pour mieux appréhender une situation. Je suis le premier à souhaiter fortement une séparation entre la Religion et l’Etat. Je tiens en horreur le fanatisme, qu’il soit athée (dans le cadre d’un anticléricalisme viscéral et/ou du mépris des croyants), juif, musulman ou chrétien. Je ne souhaite pas cette séparation du fait d’une essence présupposée maléfique de telle ou telle autre religion, mais tout simplement parce que l’Histoire humaine (croisades, conflits, massacres…) nous a beaucoup appris  et nous apprends que les innombrables interprétations du message Divin (je fais une distinction notable entre le message Divin et les interprétations humaines ) débouchent parfois, surtout lorsque ces interprétations sont institutionnalisées, sur l’intolérance envers les incroyants ou ceux considérés comme étant des hérétiques.  Aussi convient-il, je le crois, de se dire que la spiritualité concerne le créateur et sa créature.

De plus, je pars du postulat, peut-être biaisé, que ce n’est pas à l’Etat de m’imposer (par la force de la loi , donc par la contrainte et la violence légalisée des plus forts et/ou des plus nombreux) une croyance, a plus forte raison, un tel type de croyance, qui relève de l’intériorité la plus profonde de mon être, de mon âme. Une croyance, une spiritualité, c’est personnelle. Par contre, je suis indigné quant à la façon dont certains politiques usent de ce terme pour que leurs idéologies soient appliquées. La Charia est devenu un épouvantail, un croque-mitaine destiné à faire peur aux enfants-citoyens que nous sommes des dangers du Musulman, de l’islam, de celui qui diffère de nous, peuple  héritier des lumières, peuple éclairé par essence.

Tout petit, j’eûs à recevoir un ouvrage sur les différentes religions, un livre fort passionnant et depuis je m’intéresse aux différentes spiritualités (Islam, bahaisme, judaïsme, confucianisme, bouddhisme, etc…). Elles ont beaucoup en commun malgré les différences culturelles  entre les hommes et Je ne puis que vous recommander vivement de vous intéresser aux différentes spiritualités présentes dans ce bas monde. Non pour acquérir la foi en un divin personnel (Religions Monothéistes) ou impersonnel (traditions asiatiques par exemple ), mais pour mieux connaitre AUTRUI (cet autre MOI), l’Histoire des hommes, leurs contradictions, etc. Je peux vous assurer que c’est très passionnant mais là je m’éloigne du sujet.

Pour en revenir à la charia, je pense que ce mot est l’objet de plusieurs fantasmes, d’où le poids des mots. Il est assez connoté négativement.

Tout d’abord, qu’est ce que la charia ? La charia (arabe : الـشَّـرِيعَـة) veut dire « chemin pour respecter la loi [de Dieu] » » . En arabe, « charia » vient de la racine šaraʿa, qui signifie « ouvrir, devenir clair ».  Avant de continuer, je précise encore une fois que  je distingue l’interprétation du Divin (savants religieux, clergé,  croyants, donc l’interprétation du SACRE à travers l’entendement humain   ) et le message DIVIN en lui-même. Un lexique précise que le terme « charia » fait référence à un chemin droit et clair, mais aussi à un endroit irrigué où les êtres humains et les animaux viennent boire à condition que la source d’eau soit un ruisseau ou une rivière en mouvement. Lily Zakiyah Munir précise que charia dérive de la racine arabe šarʿ, qui signifie à l’origine « la voie qui mène à l’eau », ce qui peut être interprété comme « la voie qui mène à la source de la vie ». Utilisé dans un sens religieux, ce terme signifie « la voie vers Dieu ». Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, c’était un peuple de chameliers qui étaient à la recherche d’eau pour abreuver leurs chameaux.

Dans cette voie, il ne sera pas juste question de châtiments corporels ou autres peines. Ce n’est pas que du droit pénal, ce n’est pas qu’une loi. C’est bien plus que cela, c’est aussi une façon de se comporter avec les autres dans la communauté des croyants, des hommes. C’est aussi un cheminement vers l’absolu, même étymologiquement parlant. La question de la source est aussi présente dans le christianisme. Jésus n’est-il pas la source d’eau vive ? Celui qui se désaltérera auprès de cette source, dit-il, n’aura jamais soif. En réponse à la samaritaine, il dit :  » Quiconque boit de cette eau (eau d’un puits dans le cas présent)  aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »  C’est de « l’eau  » spirituel. C’est une eau qui désaltère à tout jamais. Il convient donc de suivre, et de se désaltérer à la source pour s’élever, pour ne plus jamais avoir soif. Le fait d’imiter ou d’essayer d’imiter Jésus (amour, tolérance, etc.) est aussi une façon de suivre la voie, le chemin nous menant à terme à cette source. Bref, ici j’ai parlé ici en tant que croyant. 

Outre cela, Je rappelle que la charia a des racines judéo-chrétiennes. L’islam reconnait d’ailleurs nombre de prophètes de la Bible. Dois-je aussi rappeler au bon souvenir de nos « islamophobes », que beaucoup de lois républicaines sont issues de la tradition judéo-chrétienne, du droit romain où me semble t-il, la condition de la femme n’était pas des meilleures ? Si on ne devait traiter que du coté répressif ( qui est horrible encore une fois, à plus forte raison en ces temps modernes  !), je pourrais aisément dire que les peines appliquées en islam prennent racine dans les lois et usages judéo-chrétiens de l’époque de Mohammed. Ainsi, la lapidation des adultérins chez les musulmans est à l’origine une pratique deutéronomique, l’amputation de la main de voleurs est une influence des usages en Droit Catholique Romain. Quant à la condamnation à mort des apostats, c’est un usage chrétien de l’époque. L’exécution se fera généralement par décapitation, les autres moyens de mise à mort étant absents en islam.

Parfois, les islamophobes usent de l’argument concernant la polygamie. Tout d’abord, la polygamie est une tradition pré-islamique. Pourriez-vous me citer le nombre d’épouses dont disposait Isaac ? Jacob ? (Bible )
Concernant la polygamie, il est dit ceci:
[1 Sourate des femmes, Verset 3 :
« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins, Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice. »

A l’énoncé de ce propos, beaucoup vont crier … Et c’est fort compréhensible mais Dieu merci, l’être humain dispose encore d’un cerveau. Celui-ci nous sert à raisonner mais aussi à contextualiser. Tout d’abord, le sort des femmes était détestable en Arabie, avant l’établissement de l’islam. Il semblerait que les hommes de l’époque pouvaient avoir une dizaine de femmes, et je ne parle même pas de leur statut dans la société. De plus, les femmes ne travaillaient pas. Un peu comme il fut un temps, jusque très récent en occident, où les femmes ne disposaient pas de certains droits et ne pouvaient même pas ouvrir un compte en Banque ou travailler sans l’autorisation de leurs Maris en France  (20ème siècle) !! Même à travers une lecture littérale, Il me semble que ce texte est plutôt une invitation à la monogamie. A notre époque, avec le salaire médian, le SMIC, l’émancipation des femmes et tant d’autres raisons… Comment peut-on être JUSTE ET ÉQUITABLE avec trois ou quatre femmes ? Comment avec un salaire de 1000, 2000 ou 3000 euros voire plus peut-on entretenir deux femmes ? trois femmes de manière égale ? Le fait même de disposer de trois femmes est-il juste? On aimera toujours l’une plus que l’autre. Il y aura toujours une certaine injustice.

Certains me diront:  » Oui, mais tu sais, l’islam est un religion très politique et la charia le prouve. » Ce à quoi je ne pourrais que dire ceci: Toutes les religions monothéistes sont des religions politiques. L’Histoire de l’alliance entre le peuple d’israel et Dieu le prouve (Il suffit de lire la bible ). L’Histoire entre le christianisme et l’occident le prouve (droit canonique, concordat, etc). Je pense que nous ne devons point oublier que les prophètes des religions monothéistes ont fixé ( sous l’inspiration divine pour le croyant ) certaines règles pour modérer certaines pratiques barbares qui existaient et qu’ils ont trouvé, et réguler la vie entre les hommes. Pour appréhender au mieux certains textes, il convient de contextualiser (Faut-il considérer Platon ou Aristote comme des tortionnaires, des dictateurs en puissance car ils considéraient, en hommes de leurs temps, que les femmes étaient tels des biens ou êtres mineurs ?)  ! Ainsi donc, on a un Moise apportant au peuple juif les 10 commandements, ou un Mohammed organisant la vie d’une communauté dans un temps donné et dans un espace déterminé.

Bref, tout cela pour dire que je ne nie point la violation des droits individuels dans certains pays, je ne nie en aucun cas l’application de tels châtiments  à notre époque contemporaine, c’est juste horrible. Qu’il y ait la peine de mort aux USA ou en Arabie Saoudite, qu’on coupe ceci ou cela … C’est horrible et aussi, je le crois profondément, inefficace. 

Je suis opposé à la théocratie pour les raisons évoquées plus haut (interprétation humaine, spiritualité, liberté de l’incroyant etc.).  Mais nous ne devons point oublier que la séparation stricte entre l’Etat et l’église a fait l’objet de combats, de révolutions, etc. Ce fut un combat de longue haleine. C’est très récent au regard de l’Histoire humaine et je pourrais ajouter que c’est une spécificité occidentale (moderne ). les Etats, les nations, les sociétés ont été de tout temps très liées aux religions (que cela soit en Inde, en AFRIQUE, Amerique latine, Asie etc…) et d’ailleurs, malgré la colonisation de nombre de pays du sud (donc l’application du modèle occidental tant sur le plan des mœurs que du droit, de la culture, l’assimilation quoi…) on observe que les populations de ces pays sont restées très croyantes et très pratiquantes même si cela tend à s’estomper du fait de l’occidentalisation grandissante (Il y a des inconvénients et des avantages car l’Occident ne détiens pas la vérité ultime. Il serait bon de se mettre dans la tête que si on est véritablement un universaliste, on peut aussi s’inspirer des vérité venant d’ailleurs, comme l’Hospitalité, des sagesses d’Orient, d’Asie ou d’Afrique, etc )

Donc user du terme d’obscurantisme (par essence) concernant une religion particulière (ou même une civilisation) par rapport à une autre qui serait elle détentrice de lumière par essence est au mieux de l’ignorance, et au pire de la malhonnêteté intellectuelle dans tout ce qu’il y a de plus abjecte. Comme je le dis souvent, un livre ne tue pas. Un livre n’a pas de mains. Ce sont les hommes qui tuent. 

Notre société actuelle, nourrie par les médias-spectacles (il faut vendre, et ce qui est anxiogène fait vendre : L’arbre qui tombe fait plus de bruit que la forêt qui pousse)  fonctionne par amalgames.  Prenons y garde et usons de notre raison.

Tagué , , , , , ,
Publicités
%d blogueurs aiment cette page :