Archives de Tag: 2012

Quelques témoignages des déportés et exclus des temps modernes… =( (tome 1 )


opp

 

TÉMOIGNAGE. 1)
Père d’un enfant français , ce camourenais a été expulsé Dimanche.

Eyek Awantchok, Camerounais de 34 ans, a été reconduit vers son pays alors qu’il s’apprêtait à passer devant le juge.
Le titre de séjour de ce père de famille n’a pas été renouvelé suite à une affaire familiale.
Il raconte des conditions d’arrestation et de rétention « humiliantes ».

Bosseur et intégré
Eyek se trouve au centre de rétention depuis près d’un mois.
En décembre dernier la préfecture n’a pas renouvelé son titre de séjour.
Il se trouve donc en situation irrégulière et impossible pour lui de travailler.
L’homme a entamé au début de sa rétention une grève de la faim et affirme au téléphone voir perdu près de quinze kilos.

Son employeur a découvert dans la presse sa présence au centre de rétention et a alors appelé la préfecture, la mairie de Toulouse, la Cimade pour tenter d’éviter qu’il ne soit expulsé vers le Cameroun.
« Je ne défends pas une cause, je le défends lui, poursuit-elle. Je peux comprendre les renvois, qu’il soit difficile d’accueillir tout le monde mais pour lui je ne comprends pas. Il s’est parfaitement intégré, il aime la France, il a sa fille ici, pour moi il est Français. »
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Un divorce qui met fin au droit de séjour
Eyek Anwantchok dit être arrivé en France en 2003. En 2005 il se marie et est aujourd’hui papa d’une petite fille de 6 ans.
En 2010 le divorce est prononcé ainsi que la garde partagée de l’enfant.
« De janvier à mars 2011 j’ai dû retourner au Cameroun (où se trouve encore sa mère NDLR). J’ai prévenu la mère de ma fille et je me suis arrangé avec elle concernant la garde. A mon retour, elle avait fait un recours pour dénoncer mon absence et dire que je ne m’occupais pas de mon enfant  »

Eyek ne comprend pas. « J’ai toujours travaillé, j’ai montré toutes mes fiches de paye, j’ai un appartement… J’ai montré tout ça mais ils ne veulent rien entendre », lâche-t-il.

Le 19 mars dernier, il a été embarqué dans un avion pour le Cameroun. « On m’a réveillé à 4 heures du matin, sans me prévenir auparavant.
Dans l’avion j’ai crié. Les policiers me tenaient à la gorge et me donnait des coups de poing dans le ventre », raconte-t-il. L’expulsion n’aura finalement pas lieu, le pilote demandant à ce qu’il soit descendu pour pouvoir décoller.
«On m’a dit que j’avais eu de la chance de tomber sur un ‘gauchiste’. »

Ce lundi 25 mars, Eyek doit être selon la procédure présenté à nouveau devant un juge. Mais il a toujours peur d’être expulsé. La veille même, il confiait : « A tout moment ils peuvent venir. Si je dois retourner là-bas, je ne sais pas ce que je vais faire. Je n’ai pas de maison, pas même de chambre chez ma mère. Ma fille est ici. Ce n’est pas possible de faire ma vie là-bas».

Selon son ancien employeur et la Cimade, Eyek Anwatchok a été finalement expulsé dimanche 24 mars au matin.
Son cas est selon lui « malheureusement un grand classique« , la rupture de vie commune est « très souvent utilisée » pour refuser une prolongation d’un titre de séjour.

 

Témoignages de ressortissants FRANÇAIS et EUROPÉENS « CLANDESTINS » aux ETAT UNIS…

Témoignage 2)
Petite quarantaine sportive, Evelyne y gère une boutique très courue. Elle a réussi son rêve américain, a un détail près : malgré treize ans passés aux Etats-Unis, «et des impôts », cette Française appartient toujours à l’immense armée des 11,7 millions d’immigrés sans papiers !
Venue pour de simples vacances en bénéficiant, comme la plupart des Européens, de l’exemption de visa, la jeune femme a croisé le chemin d’un restaurateur de la communauté française de Manhattan, très active dans ce secteur comme dans l’animation de la vie nocturne.
Il lui offre immédiatement un job en or « Barman » à 4 500 dollars par mois, appartement fourni… mais au noir.
Evelyne tente alors une procédure de régularisation, échoue et se coule insensiblement dans l’illégalité tout en développant son business.

Témoignage 3 )
Manager d’un restaurant coté , Pascal vit la même histoire depuis près de seize ans.
Dans les cuisines de son établissement, des Latinos, des Serbes ou des Indiens, dont pratiquement aucun, assure-t-il, ne possède un document en règle.
A New York, près de la moitié des emplois de plonge sont occupés par des sans-papiers, comme Eduardo, ITALIEN, payé 5 dollars de l’heure dans un steakhouse du Midtown Manhattan.
Arrivé il y a neuf ans, il a d’abord atterri à Arlington (Virginie) pour nettoyer les assiettes
Ont suivi un boulot de commis dans un supermarché du Massachusetts puis une pizzeria à Boston avant l’installation à New York où le travail ne manque jamais.
Avec deux autres compatriotes, Eduardo occupe un minuscule appartement à Brooklyn, pas très loin du Chinatown local, dans un secteur où plus de 40 % des résidents sont hispaniques. «Si tu te tiens tranquille, ici, tu ne risques rien, explique-t-il. Ce n’est pas le Texas ou l’Arizona, il n’y a pas de chasse aux clandestins.»

 

SOurces ( https://www.facebook.com/ActualitesEnDroitDesEtrangers )

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CROYEZ-VOUS EN L’EXISTENCE DE L’ÂME ?


meditations

 

Bonjour à tous. X.C, Un membre de la page a tenu à rédiger un article. L’article est ci-dessous : 

 

Je ne crois pas qu’il existe de question plus singulière que celle là. On sera tous d’accord sur le fait que nous ayons tous la conscience d’exister en tant qu’être à part. Nous disons moi, je, comme si, avouons-le, nous n’étions pas qu’une machine biologique programmée par la nature, c’est pour ça que tout naturellement on se questionne sur la mort. Parce que intuitivement, on se considère être d’une nature qui transcende la matière qui nous compose. Je pense qu’il est impossible pour nous de concevoir la non-existence, la mort d’un point de vue matérialiste si vous préférez (en opposition à la mort dans une connotation religieuse). Pour autant, ce n’est pas parce qu’une chose est inconcevable qu’elle n’existe pas. La science a prouvé que beaucoup de choses inconcevables à l’esprit humain était des réalité. Ce pourrait-il que la conscience soit une espèce d’illusion dont le fonctionnement nous dépassera éternellement, puisque c’est son fonctionnement qui nous permet de nous questionner dessus! Jusqu’ici, juger de la nature d’un objet nous soumet à des illusions que nous pouvons dissiper, mais si l’objet en question est notre propre conscience?

Moi je suis un scientifique, pourtant, j’ai tendance… disons que je suis désespérément séduit par l’idée de l’existence de l’âme, bien qu’elle s’oppose à ce que je tiens pour vrai. Une âme, c’est quoi? C’est FAIT de quoi? ça vient de quoi, et si c’est si différent de la matière, sans masse ni énergie mesurable, pourquoi s’attacherait-elle à un corps quand des gamètes fusionnent? Tout ça me semble absurde. On nous a dis une fois « Des machines biologiques, c’est ce que vous êtes. »

Comment ne pas se sentir diminué, réduit en entendant ça? Me dire que je suis une machine me semble aussi absurde que de vouloir expliquer d’où vient une âme. J’ai eu en plus la conviction que la personne d’où venait ces mots n’avait aucune connaissance des implications d’une telle affirmation, sans quoi elle aurait au moins ajouté un truc comme « C’est la triste vérité! » Mais non. Un putain de robot, quoi! Meuh non!!!! xD
Alors donc on serait tenu par un déterminisme (déterminisme sociale, culturel, génétique même, on est des robots après tout) d’acier pesant de tout son poids sur chaque putain de seconde de notre putain de… vie (je suis pas sûr que les mots vie et existences soient appropriés). A l’instant ou vous lisez tout ça, sachez que votre vie entière est déjà prévue, que si dans une heure vous décidez sur un coup de tête de partir à Rouen, c’était en réalité prévu de toute éternité, parce que les mécanismes qui régisse vos décisions ne sont que des mécanismes et des réactions à des stimuli dont vous avez « conscience » ou non. Oubliez l’amour et toute ces conneries, ce n’est qu’un artifice de la nature pour obtenir de vous ce que vous devez faire pour la conservation de l’espèce. [ET le préservatif, et l’homosexualité? Le sexe a sûrement aussi un rôle sociale, mais réfléchissez et vous comprendrez de toute façon que l’humain est loin d’être une grande réussite. La nature fait des erreur, elle tâtonne, essaye ceci ou celà, c’est comme ça que fonctionne l’évolution des espèce! Nous devrons évoluer pour survivre, soit détruire la nature et l’épuiser pour nous barrer de la terre, soit retrouver un equilibre avec la nature (mais c’est un autre débat) Nous sommes dans la nature ce qu’est un bug persistant dans un ORDINATEUR.] L’amitié, l’amour de/pour vos parents: une nouvelle illusion pour créer une cohésion sociale! C’est pourquoi finalement si vous deviez tuer toutes ces personnes qui comptent pour vous ce ne sera pas plus mal que de jeter à la benne une caisse de jouets.
Ce qui est vraiment déprimant c’est que les recherches tendent à démontrer que nous sommes des machines. On a découvert l’hormone de l’amour, on a découvert qu’à chaque hémisphère cérébrale correspond le rôle de la créativité ou de la pensée cartésienne, et que le moine méditant sur le grand tout inhibe en réalité la partie de son cerveau responsable de la dissociation de lui même avec les autres individus, lui donnant la sensation très spirituelle d’appartenir au Grand Tout. Alors ça y est? C’est la mort de l’âme?

Pourtant à y regarder de plus près j’ai pensé un truc assez dingue. Si aucun de nous n’est réellement au sens ou nous l’entendons (enfin moi pour ce que j’en sais…), alors que sommes nous si ce n’est des excroissance de cette si belle et fascinante nature, même si l’illusion de la conscience nous en sépare? Si je suis pas, et que toi qui lis, tu n’es pas non plus, nous ne sommes que ce qui nous définit matériellement, des atomes, nous ne sommes donc que l’expression de la même chose. Nous sommes un (alors si t’es belle on fait l’amour!!! lol) Je n’aurais jamais imaginé te trouver là, Grand Tout!!! Et puis quelle importance de ne pas avoir d’âme si j’en ai l’illusion (oO). Ce déterminisme d’acier n’en est pas vraiment parce que finalement, les mécanismes qui me régissent sont issus du Grand Tout eux aussi… Donc j’ai qu’à vivre ma vie et voilà.

Un peu décevante, ma conclusion, non? xD

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TU SAIS CE QUE C’EST LA LIBERTÉ ?


liberté

Bonjour à tous. Alix, Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

« Tu sais ce que c’est la liberté ?Ce n’est pas un droit, ni un devoir, ni un acquis ou une marchandise. C’est un état, une essence. La vérité, c’est que chaque être sur cette terre naît libre. Absolument chaque être, depuis la larve de la chenille, jusqu’à l’homme en passant par l’arbre. Et chaque jour cet état naturel qu’est la liberté, c’est à dire la capacité à pouvoir mener son existence de sa naissance jusqu’à sa mort selon sa propre volonté ou sa propre finalité, est violé. Bafoué, raillé, piétiné. Certains ont voulu désigner certaines choses comme étant soi-disant contre nature et ont oublié que c’est l’existence que nous menons depuis des siècles qui est contre-nature. Je ne parle pas seulement des millions d’humains et d’animaux que nous torturons et massacrons pour diverses raisons depuis des millénaires, que nous sacrifions sur l’autel de l’argent, du profit ou de la religion. La cupidité et l’obscurantisme ne sont au fond que des expressions du besoin profond que beaucoup d’hommes ont de dominer et de posséder le pouvoir, sûrement pour pouvoir se sentir exister.

Je parle également et surtout de l’illusion que nous avons de pouvoir choisir notre futur, quand il s’agit en fait simplement du choix de la meilleure cellule dans la prison que l’on nous impose. Travail, salaire, factures, impôts, carte de crédit, foyer à entretenir, vote, tout autant de chaînes et de menottes qui nous maintiennent entravés, sans parler de tout le reste, c’est à dire les relations sociales qui ont la vie dure entre les opportunistes, les hypocrites, les manipulateurs, les fouille-merde, les egos surdimensionnés, les jaloux, les mauvais… etc. Et le plus beau dans tout ça, c’est que nous n’avons même pas conscience de ces chaînes, nous ne voyons même plus les barreaux car on nous fait croire que nous sommes chanceux, que nous devrions être reconnaissants de vivre dans une si belle cage, si confortable, si dorée.

On en vient même à croire que ceux qui se sont évadés de cette prison sont des marginaux, de vulgaires hippies aux idéaux surannés, on les regarde soit avec pitié soit avec condescendance, et on se dit qu’on a bien de la chance nous d’être restés bien au chaud. Et puis quand il y en a qui pètent les plombs, qui s’immolent par le feu dans divers endroits publics comme la cour d’une école ou la devanture d’une boutique à l’emploi, quand certains se jettent sous des trains ou se pendent au bout d’une corde, on ne comprend pas ce qui a merdé, comment pouvaient-ils être si malheureux ces imbéciles dans une aussi belle et parfaite société que la nôtre !
On est censés être à la pointe du progrès et de la civilisation et pourtant il n’y a jamais eu autant de râleurs, autant de dépressifs, de suicidaires, de gens qui pètent une durite parce qu’ils n’en peuvent plus de ce système, qu’ils croient ne pas pouvoir en sortir et surtout qui ne parviennent plus à trouver un sens à leur existence. Et les autres ? Ils se contentent d’avancer et de lutter en espérant que demain sera meilleur.

Voilà de quelle liberté je veux parler, de quelle façon cette liberté est bafouée chaque jour. Un des modèles sociaux, un pur cliché de la réussite, c’est une maison, un mariage, deux enfants, une belle carrière. Mais après ça, on oublie de dire que papa a sombré dans l’alcoolisme, que maman pleure tous les soirs à cause du stress au travail et que sur deux enfants il y en un a qui lutte contre ses problèmes de drogue et l’autre qui essaye de s’en sortir à l’école.

Putain et si nos vies on avait envie de les passer à sillonner le monde, de vivre sur un bateau, de vivre dans la forêt sans passer pour un ermite psychopathe, de libérer les opprimés, de se battre pour des causes que l’on estime justes, pourquoi la soi-disante société et son système de merde devrait-elle être le seul modèle imposé ? Pourquoi devrait-elle devenir la prison de ceux qui ont envie de vivre autrement ? Et surtout, pourquoi devrait-elle faire passer ceux qui s’en détournent pour des fous ?

liberté

Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, il y a trop de gens malheureux alors que nous sommes censés tout avoir. Dans certains pays où le système est différent, où les gens ont moins en apparence, le bonheur existe, ou tout du moins subsiste. Parce qu’à la différence du nôtre, il y a des endroits où le système est basé non pas sur l’avoir, mais sur l’être, où les valeurs ne sont pas basées sur l’individualisme et la possession, mais sur la solidarité et le partage. Où l’apparence ne compte pas, ou du moins n’est pas une condition de l’existence sociale. Il y a des endroits où les gens ont peut-être l’air pauvre, mais sont en fait bien plus riches que tous les business man de ce monde.

Nous sommes des esclaves et nous ne nous rendons même plus compte à force qu’on nous lave le cerveau avec des futilités. Pendant qu’on est trop occupés à se faire une existence sociale, à mener à bien nos projets déjà tracés par d’autres, nous travaillons pour le profit de ceux qui ont créé ce système ou du moins leurs héritiers. Sinon comment expliquer que certains brassent des milliards pendant que d’autres crèvent la faim sur le pavé ?! Que certains mangent sur le dos de ceux qui fouillent les poubelles pour survivre ?

La liberté, cet état naturel sur lequel certains ont cru bon de cracher. Que pouvons-nous donc faire pour la récupérer ? Se battre ? Je ne crois pas que ce soit la solution. On ne se bat pas pour récupérer quelque chose qui nous appartient déjà.

Keny Arkana a dit : « On ne nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui. »

Alix bettini

 

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ISRAEL STERILISE LES FEMMES ETHIOPIENNES…


On a peine à le croire, mais en Israël, en 2012, des femmes éthiopiennes sont soumises de force au Depo-Provera, un contraceptif par piqûre. Cette injection n’est pas un moyen contraceptif couramment prescrit. Il est considéré comme un recours de dernière intention et il est habituellement réservé aux femmes placées en institution ou souffrant de handicap.

Et pourtant, selon une enquête récemment diffusée par le programme documentaire « Vacuum documentary » hébergé par Gal Gabay, et montrée sur la Télévision éducative israélienne, ce traitement est aussi imposé à un grand nombre d’immigrantes éthiopiennes.

Ce n’est ni le premier ni le seul cas où l’Etat s’est immiscé dans la vie de gens qui n’ont que des moyens limités résistance. En d’autres occasions, le système qui a produit cette politique est tellement sophistiqué qu’il est difficile de trouver le responsable, le signataire ou le rédacteur de cet ordre.

Mais l’enquête télévisée conduite par la chercheuse Sava Reuven, a découvert que plus de quarante femmes éthiopiennes ont reçu cette injection.

Le Depo-Provera a une histoire infâme. Selon un rapport de I’organisation sha L’Isha, l’injection était pratiquée sur des femmes entre 1967 et 1978, au titre d’une expérience dans l’état de Georgie aux Etats-Unis sur 13.000 femmes pauvres, dont la moitié était des femmes noires. La plupart d’entre elles n’avaient pas conscience que cette injection faisait partie d’une expérience faite sur leur corps. Certaines sont tombées malades et quelques unes sont mêmes mortes au cours de l’expérience.

Il y a bien des exemples dans le monde d’efforts faits pour réduire les taux de naissances des populations pauvres, sans ressources ni capacité de résistance. Dans les années 1960, les Etats-Unis s’inquiétaient de l’augmentation de la population de Porto Rico. En 1965, on s’aperçut que 34% des mères portoricaines âgées de 20 à 49 ans, étaient stérilisées.

Les injections infligées aux femmes éthiopiennes font partie de l’attitude globale des israéliens à l’égard de ce groupe d’immigrants. Entre 1980 et 1990, des milliers de juifs éthiopiens ont passé des mois ou des années dans des camps de transit en Ethiopie et au Soudan. Des centaines d’entre eux sont morts sur la route d’Israël simplement parce qu’un pays qui est supposé être un abri sûr pour les juifs a décidé que ce n’était pas le moment, qu’ils ne pouvaient pas tous être absorbés, ou bien qu’ils n’étaient pas assez juifs – qui a jamais entendu parler de Juifs noirs ?

Dans les camps de transit, aujourd’hui, de futurs immigrants entrent dans un épouvantable embrouillamini bureaucratique, qui les plonge dans l’angoisse, et les amènent à se demander s’ils ont eu raison de venir en Israël. Comme dans le passé, ceux qui arrivent ici attendent longtemps avant d’être délivrés de la main de fer des institutions d’Etat. Ils continuent à être « traités » dans des centres d’intégration où on envoie les enfants dans des pensions religieuses et où on les inclut dans des structures d’éducation spéciale, tandis que leurs parents restent dans des ghettos et que les femmes continuent à recevoir des injections. On nous dit qu’on n’a pas le choix. Cette politique répressive, raciste et paternaliste se poursuit sans encombre – politique supposée respecter au mieux l’intérêt des immigrants, qui ne savent pas ce qui est le mieux pour eux.

Cette politique de contrôle absolu de leur vie, qui commence quand ils sont encore en Ethiopie, est exceptionnelle pour les immigrants de ce pays et ne leur permet pas de s’adapter à Israël. Au soi-disant motif qu’ils ont besoin d’être préparés à un pays moderne, ils subissent des lavages de cerveau et sont formés pour rester dépendants des organismes d’intégration.

L’American Jewish Joint Distribution Committee a déclaré que les revendications émises par ces femmes au cours de l’enquête n’étaient que des absurdités. Ce qui m’a rappelé d’autres femmes qui disaient des absurdités, telles les mères d’enfants yéménites kidnappées ou les Marocaines qui avaient subi un « traitement » contre la teigne. Jusqu’à aujourd’hui, leurs mots sont rejetés puisque ce sont des « absurdités ». Si on avait essayé de me stériliser ou de m’enlever mes enfants, je crois que je dirai aussi des absurdités.  »

Source : le journal israélien Haaretz / mediapart

http://www.haaretz.com/opinion/israel-s-ethiopians-suffer-different-planned-parenthood.premium-1.484110#

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

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« De culture francaise, de confession musulmane »


Bonjour à tous. Un membre de la page Facebook a tenu à vous faire part de son sentiment. N’hésitez pas (je vous y incite fortement) à donner votre point de vue par l’intermédiaire des commentaires et à partager l’article autour de vous s’il vous a plus car l’objectif est tout de même de pouvoir provoquer le débat. L’article est ci-dessous :

 

« De culture française, de confession musulmane.
Aujourd’hui, règne une atmosphère en France où tout semble s’opposer : les chômeurs et les travailleurs, les femmes et les hommes, les immigrés et les français de souche, les pauvres et les riches, les blancs et les noirs, etc. On passe de la lutte raciale à la lutte des classes puis à une lutte plus subtile, plus malsaine parfois, que la lutte idéologique.
Toute cette diversité française, tout ce qui constitue son identité est balayée par le nouveau problème fondamental de la France : les musulmans. Les musulmans sont dans l’imaginaire collectif d’origine étrangère et croyant. Ils réuniraient donc les deux points de tensions propres à la France : le rapport à la religion et le rapport à l’étranger. Etre français, ce serait donc être tout sauf « musulman ». Etre français, ce serait être blanc et laïc (comprenez athée). Voici la crise identitaire dans laquelle nous sommes plongés, nous tous, nous les français.
Ce que vivent aujourd’hui ceux qui se reconnaissent de l’islam, qu’ils soient arabes, blancs, noirs ou asiatiques, n’est qu’une continuité de l’histoire de France. Un pays qui se construit en opposition et non pas dans l’unité. L’unité s’est construite par la force, la destruction des seigneuries pour un pouvoir à la seule main du roi, la destruction des langues régionales et éparses pour une seule langue. C’est l’assimilation, le culte de la ressemblance et non pas celui de la différence. Il n’y a pas le respect de l’individualité, celle qui se construit au fil des expériences et des rencontres.
Alors, il faudrait être républicain, laïque et démocrate. Mais enfin, que mettez vous derrière ces termes, creux et vidés de leur sens originel !

« Où est la démocratie quand le citoyen n’est entendu que lorsqu’ils manifestent et entrent dans ce rapport de force, alors qu’elle devrait être le fruit d’un travail quotidien où chaque personne participe à la construction de ce qui fait société. La démocratie devrait être une coproduction et non pas seulement une délégation de pouvoir.
Qu’est ce que la laïcité, qui prône la liberté de culte et de conscience tout en interdisant toute expression de foi ?
Qu’est ce que la république, si ce n’est la liberté d’être conformiste ? Que voulons-nous comme société ? Le respect de l’humain ou le déni de chacun ?
Si nous n’arrivons pas à considérer l’autre comme son égal, comme son semblable quelque soit les différences, apparentes ou cachées, n’est ce pas là que nous régressons ?
Je suis française, et je me dois de dire les dérives d’aujourd’hui.
Ne me figez pas dans votre imaginaire, celui de ce qu’est un bon français. Je préfère tenter d’être quelqu’un de bon, que d’être uniquement française… Laissez moi libre, libre de vous aimer, libre de vous donner, libre de partager et ne me réduisez pas à ce que vous vous imaginez que je suis. Je suis musulmane et libre.

 

Nathalie DG

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Les DOM TOM……


Bonsoir à tous. Yann Kolev, un membre de notre page de débats, a rédigé un article sur les Dom Tom. L’article est ci-dessous:

« Les danseuses de la France » avait dit Valéry Giscard d’Estaing à propos des Départements et Collectivités d’Outre Mer. Ces îles aux paysages paradisiaques, semblent souvent être les oubliées de la République qui, malgré des efforts considérables, mais épisodiques n’arrive pas à satisfaire les revendications ultramarines en terme de politiques publiques, de pouvoir d’achat et d’emploi. A un point où les mouvements sociaux se font de plus en plus fréquents et où l’indépendantisme prolifère dans les classes politiques. Au point où la France est en train de perdre la Nouvelle Calédonie…

Mais la République reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux même. Elle l’a clairement fait connaître dans le passé, si l’on suit les indépendances données par la France à ses ex-colonies. Si les Mahorais ont voulu rester Français et devenir un département, le 101e au sein de la République, les Calédoniens, eux ont de fortes chances de trouver l’indépendance. L’accord de Nouméa précise que : « La consultation portera sur le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régaliennes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité ». Ainsi, s’offre à la Nouvelle-Calédonie un panel de choix sur son futur statut (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française, etc.). Mais il est très probable que celle-ci choisisse l’indépendance totale. Déjà dotée d’une large autonomie, d’institutions (Congrès, gouvernement local, Sénat coûtumier) et de lois propres, il sera procédé à la consultation de la population entre 2014 et 2018. Ce sera alors aux Calédoniens de décider de leur avenir.

Ceci suscite des montées indépendantistes dans d’autres DOM TOM, notamment en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane, ou les partis qui prônent l’autonomie ne cessent de croître. De plus en plus d’Antillais notamment sont favorables à une évolution statuaire de leurs îles, dont certains vont jusqu’à revendiquer l’indépendance. Le chômage de masse qui touche ces populations, la grande précarité, le faible pouvoir d’achat et l’identité culturelle qui leur est propre expliquent en partie les tensions qui y règnent. De plus l’histoire longue et douloureuse qui les lie à la métropole, incluant esclavage, traite et violences séculaires n’arrangent pas la situation.

Les Antillais, comme tous les ultramarins souffrent également d’une quête identitaire qui les oppose à leur concitoyens hexagonaux. En effet, beaucoup sont amenés à venir en métropole pour chercher du travail ou pour se former, mais une fois sur place témoignent de l’ignorance outrancière de ces derniers à propos de leur île, leur mode de vie. Victimes de racisme ordinaire ils font souvent face à des « Rentres chez toi », sont stigmatisés, pris pour des Africains, donc étrangers, discriminés à l’embauche ou à l’accès aux services. Ces Français d’Outre mer ne semblent pas être totalement Français au vu de leurs compatriotes blancs et en ont marre d’être taxés d’étrangers dans leur propre pays.

De l’autre coté dans les îles le sentiment anti-français et anti-blanc est également de rigueur. Les touristes en passage à Fort de France, à Pointe à Pitre, à Cayenne, à Mamoudzou à Saint Denis sont accueillis avec joie et hospitabilité. En revanche dès qu’il s’agit de s’installer sur place et de travailler ceux-ci sont confrontés à des violences et des propos indignes. Or, ceci est tout à fait normal quand on sait que l’immense majorité des postes de fonctionnaires, de cadres, de dirigeants et de patrons, y compris les propriétaires terriens et agricoles, sont des blancs et des métropolitains, ou leurs descendants. Cette nouvelle forme de domination (colonisation ?) revolte les ultramarins, qui à compétences égales sont souvent moins payés, voir non embauchés et doivent survivre avec les aides de l’Etat, des jobs alimentaires, souvent pénibles (couper la canne), et la solidarité familiale. A ce titre je suis fortement favorable à la préférence régionale , prônée par certains hommes et femmes politiques (dont Marine Le Pen) dans ces régions. Il est aberrant de faire venir des profs, des militaires, des cadres et des directeurs de la métropole alors qu’il y a 1 personne sur 3 au chômage, dont 1 sur 2 de moins de 25 ans, souvent expérimentés et diplômés. On se plaint du coût de ces régions pour le contribuable, mais on refuse d’y implanter des entreprises et de favoriser l’emploi.

Une autre aberration dans les DOM TOM est l’ainsi dit « octroi de mer » une taxe supplémentaire pour les produits importés. Alors que les allocataires des minimas sociaux représentent une grande partie des habitants de ces régions, les autorités réduisent encore plus le pouvoir d’achat des ultramarins avec cette taxe, pourtant représentant la moitié du budget des départements. Ainsi certains produits de première nécessité coûtent le triple, voire le quadruple qu’en métropole, parce que sur le coût du transport s’ajoute la taxe d’octroi de mer, la TVA et la marge de l’entreprise. J’ai ainsi acheté mon Nescafé soluble 11,95€ hier dans le supermarché à Saint Denis de la Réunion. Les fromages, yaourts, boissons, viande et charcuterie n’échappent pas à la règle non plus.

Dans l’Océan Indien la situation n’est pas très différente. A la Réunion où je réside, une énorme majorité des jeunes se retrouve sans débouchés. Le rhum et le « zamal » (hachish local) font le quotidien d’une grande partie de la jeunesse, désoeuvrée et dépourvue de perspectives d’embauche et de réalisation professionnelle. Le malaise social est aussi fort que les revoltes sociaux et les violences se font au moins une fois par an, parfois accompagnés de forts dégâts matériels et de très grandes violences. La Réunion a toutefois le mérite d’être très paisible et en totale harmonie sur le plan ethnique et réligieux, où les communautés d’origine européenne, africaine, malgache, indienne, chinoise vivent ensemble en parfaite solidarité, entraide et tolérence. De quoi servir d’exemple pour les autres DOM TOM, mais aussi pour la France toute entière et de nombreux pays dans le monde.

En revanche à Mayotte il fait pas bon être métropolitain en ce moment. Les violences récentes, liées à la vie chère n’ont pas vraiment cessées, et les risques pour les non-mahorais semblent être majeurs. Ce dernier département français, depuis 2011 seulement connaît une grave crise sociale. Le SMIC n’y est pas encore alligné au SMIC français, mais montant progessivement constitue un frein majeur à l’embauche. Beaucoup de ressortissants de cette île du canal de Mozambique n’ont pas encore d’état civil, l’aéroport de Dzaoudzi, trop petit ne peut pas accueillir les long courriers provenant de la France, ce qui augmente encore plus les coûts de voyage. La polygamie ne semble pas encore être abolie de fait, les cadis et les tribunaux réligieux et coûtumiers y fonctionnent toujours. La laicité n’y existe pas non plus, comme d’ailleurs souvent dans l’outre mer, le Concordat étant toujours en vigueur en Guyane (mais aussi en Alsace et Moselle). L’énorme majorité de la population ne parle pas le français. Les Comores revendiquent toujours leur souveraineté sur l’île qui a pourtant voté « pour rester française » à la consultation quant à la décolonisation. Ceci pose problème à la France au niveau international, le problème ayant été traité par l’ONU. Enfin Mayotte sert de « maternité » des Comoriennes, principalement d’Anjouan qui sont nombreuses de venir clandestinement en embarcations de fortune (kwassa kwassa) accoucher sur l’île pour profiter du droit au sol, sans sécurité sociale et au risque de leur vie. Sur une population totale de 200 000 habitants l’île compte aujourd’hui 60 000 immigrés clandestins et 80% des nouveaux-nés à la maternité de Mamoudzou (première maternité de France) sont nés de mères non mahoraises. D’ailleurs sur les 30 000 reconduites à la frontière par an par la France 7 200 ont leiu à Guyane (des Brésiliens et des Sourinamais principalement) et 11 400 à Mayotte (2006).

En conclusion, l’Etat semble avoir abdiqué de ses responsabilités envers ses régions d’Outre mer. Afin d’inverser la donne, il faudrait des allégements de charges et d’impôts spécifiques aux entreprises investissant et créant des richesses et d’emplois dans l’Outre mer. Il faudrait favoriser les embauches locaux et ne plus contraindre les ressortissants des DOM TOM à partir à 10 000 km de leur proches pour se former ou trouver un emploi. Il faudrait réguler également plus efficacement les prix des billets d’avion, afin de favoriser la libre circulation des ultramarins en France et dans l’UE d’un coté, et des touristes se rendant dans ces régions d’un autre. Il faudrait favoriser également les liens et les échanges avec les pays voisins (Venezuela, Colombie, Panama, Brésil pour les Antilles/Guyane et Madagascar, Comores, Maurice, Mozambique et Afrique du Sud pour la Réunion et Mayotte) et d’éviter ainsi les coût d’importation trop importants de la France. La politique assimilationniste semble également être un échec, alors qu’une fois en France, ces Français d’Outre mer se sentent rejettés et sont victimes de racisme à deux balles dans leur quotidien et que les mouvements d’indépendance montent en puissance. De même l’actuelle ministre de la justice Christiane Taubira a elle-même fait partie d’un parti guyannais revendiquant l’indépendance.

Si les Collectivités et les Territoires d’Outre mer sont plus susceptible de demander l’indépendance, dans les Départements il est moins probable que les propos indépendantistes séduisent vraiment. Vu la situation des autres pays frontaliers aux DOM, ceux-ci ont le privilège de disposer d’éducation obligatoire et gratuite, de SMIC, d’aides sociales, de sécurité sociale, ce qui n’est pas donné à tous les Malgaches, Sourinamais ou Haitiens. De plus la France n’a pas du tout intérêt de perdre ces régions éloignées parce qu’elles constituent une grande partie de son patrimoine naturel, mais aussi une zone économique exclusive française de 200 miles autour des îles, riches en poissons, pétrole, gaz entre autres. Ceci permet également à la France d’être présente sur 5 continents, et d’avoir le réseau frontalier le plus dense dans le monde

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