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[ Témoignage ] Vivre avec 920 euros… pour trois personnes


temoignages

 

Un membre de la Page a souhaité s’exprimer :

 

 » Sur ton post concernant les pauvres, une membre a demandé à en savoir plus sur la façon de vivre « des pauvres »….je pense pouvoir y répondre car nous vivons en système D…. nous vivons avec 1000 euros par mois pour 3 (920 euros pour quelques mois d’ailleurs, toujours pour 3…)

Voilà comment nous vivons:

Pour l’équipement de la maison: de la récup’, des échanges, de la déchetterie (les gens jettent gras parfois) et c’est ainsi que nous avons une tv correcte écran plat, qui nous a coûté 0.60ct (un condensateur à changer), récupérée en déchetterie, un pc portable qui ne nous a rien coûté: récupéré en déchetterie, un smartphone, qu’on a eu grâce au système d’échange, et pas de forfait, ça ne nous sert à rien (carte prépayée c’est bien)
pour les meubles: beaucoup de dons, beaucoup de récupération
l’électroménager, souvent récupéré, j’ai même déjà réussi à trouver un lave linge, en don!

pour les jouets, les vêtements, les trucs en tout genre dont on a plus ou moins besoin: vide greniers, récupération, échanges

et la nourriture: on a le potager, avec une bonne récolte on fait des conserves, j’essaie de me parfaire au contact de personnes qui ont l’habitude de procéder comme ça. Peu de viande, mais ça ne nous manque pas. J’apprends également des bases: les pâtes, le pain et ce genre de chose (c’est pas toujours économique contrairement à ce qu’on pense), sinon je n’achète plus depuis longtemps, les plats cuisinés, je les fais (les lasagnes c’est très simple à faire, en fait)

pour l’entretien de la maison, des produits naturels (et peu chers) comme le vinaigre blanc….pour la santé, sans zapper totalement les médecins, on se soigne au maximum nous même (citron, miel et thym pour des maux de gorge, clous de girofle pour des maux de bouche….par exemple, contre les verrues, la chelidoine, contre le mal de tête, le vinaigre de cidre ect ect….et c’est tout autant d’argent non dépensé à la pharmacie)

c’est pas tous les jours facile, mais on se débrouille….et vous savez quoi? on est plus heureux que quand on avait « les moyens » d’acheter!

la pauvreté c’est pas (toujours) une fatalité, il faut juste trouver les trucs pour ne pas trop en souffrir….et surtout,revoir sa mentalité (ne pas vouloir consommer à tout prix) ]  »

 

M (Anonyme)

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Ce texte changera très certainement votre opinion sur la colonisation …


colonisation tragique

 

UNE CONTRIBUTION

 »   » Beaucoup considèrent – certainement à raison – que la traite des noirs fut la plus effroyable infamie infligée au peuple africain (Déportations, viols, suicides collectifs, massacres, membres amputés etc.) et que la colonisation, certes criminelle, vient en seconde position. Je pense qu’ils se trompent. Ils méconnaissent grandement le génie meurtrier de cette dernière. 

la colonisation en Afrique fut plus qu’une simple colonisation, et c’est en cela qu’elle relève du génie meurtrier, de la science criminelle dont le cobaye fut africain. Cette science donnera naissance à un être nouveau, hybride, particulier, curieux, fruit d’une mutation sans précédent.

Des petits plaisantins – dans un but évident de désinformation – s’évertuent à nous faire croire que la colonisation en Afrique fut comparable aux autres colonisations. Les imbéciles ! Du crétinisme à l’état pur ! Des propos relevant de la défécation intellectuelle. Ce ne fut pas une simple « colonisation » à l’image de la colonisation Romaine ou de l’impérialisme hellène (Alexandre le Grand). Pour s’en convaincre, Il suffit juste de lire les historiens antiques. Que nous disent-ils ? Quand les romains annexaient des territoires entiers, les peuples vaincus conservaient cahin-caha leur culture, leurs spiritualités. D’ailleurs, les Romains s’en appropriaient parfois. Pour exemple, sous le règne d’ Auguste, de Tibère, de Caligula ou de Néron, des divinités égyptiennes seront intégrées dans le giron des divinités romaines et adorées par des personnages souvent proches du pouvoir impérial.

Qu’est ce donc que la COLONISATION des Etats africains ? C’est une domination totale portée au plus haut point. Domination infiniment plus criminelle, hypocrite et pernicieuse que le régime totalitaire, fasciste.

Hannah Arendt est l’une des philosophes à avoir pensé et théorisé le totalitarisme ( ouvrage en trois tomes : sur l’antisémitisme, l’impérialisme et le système totalitaire) décrivant ce système (en se servant du « matériau » russe et allemand du régime stalinien et hitlérien ) comme la tyrannie portée au plus haut point, la domination s’immisçant jusque dans les sphères privées naguère préservées dans les simples tyrannies (simple tyrannie = une clique de généraux, de personnes puissantes autour d’un dirigeant fantoche). La colonisation en Afrique fut donc une tyrannie d’une plus grande envergure. Elle changea l’africain à tout jamais et aboutit à l’un des buts recherchés par le régime totalitaire.

Un peu d’histoire. La technique ayant fait d’énormes progrès en Occident, et donc favorisé une production à plus grande échelle, l’esclavage fut supprimé car il n’y avait plus besoin de cette main d’œuvre servile. Bien au contraire, comme il y avait une surproduction (machinisme), il y eût un besoin vital d’écouler les marchandises (sinon crises car dans l’histoire du capitalisme, il y a toujours eu des crises financières. Les crises qui ne se résument point à 1929 ou 2008 permettent au système capitaliste de se remettre à flot ): IL FALLAIT DONC AUSSI DE NOUVEAUX CONSOMMATEURS ( Si on salarie l’ancien esclave, en plus d’être effroyablement exploité, il pourra s’offrir des produits « occidentaux » et rendre son exploiteur encore plus riche tout en louant celui-ci pour la liberté nouvellement acquise). De plus, toutes ces révolutions occidentales que d’aucuns nommeraient bourgeoises en appelant au respect des droits individuels, des libertés (la liberté d’affamer son semblable ou de l’exploiter), le caractère sacré de la propriété ( valable que pour certains, on se fiche de la propriété de l’africain) les mettaient continuellement en porte-à-faux. Ce n’était don plus tenable, éthiquement, philosophiquement, économiquement.

Et c’est donc là qu’entra en jeu cette science hautement criminelle qui allait déployer tout son génie, toute sa sagacité meurtrière. La traite des noirs fut l’asservissement du corps, son supplice, une torture près de quatre siècles durant. La colonisation allait être non seulement l’asservissement du corps, mais aussi de l’esprit, de la terre, bref une domination totale. Du fait de l’économie de marché actuelle, que d’aucuns qualifient de profondément inique et meurtrière, pétrie de contradictions malgré les litanies et prêches quotidiennes de ses thuriféraires, devant étendre ses tentacules pour survivre, on en vint à feindre de se prendre d’affection pour l’ancien opprimé (Il fallait bien justifier moralement la colonisation). Après tout, était-ce de sa faute s’il était issu d’une « race » ou d’une « civilisation inférieure » ? N’était-ce pas une mission divine que d’éduquer cet être inférieur à mi-chemin entre la bête et l’Homme ?

Renversement de la situation. Du fait de l’abolition, les colons occidentaux devinrent subitement des êtres tolérants, profondément emplis de compassion tel le Christ et les pêcheurs, tel le berger et ses brebis. Ils se mirent donc à faire de l’humanitaire. Véritable sacerdoce ! Et bien évidemment, toute œuvre de charité ne pouvant être désintéressée telle que convenu dans les évangiles du livre sacré des PROFITS, il convenait d’être généreusement rétribué : l’entrée au paradis. Le Paradis était bien évidemment l’acquisition des terres, de l’or, des mines de diamants, du bois, bref, de toutes les ressources naturelles existantes. Une sorte de félicité éternelle.

Quant à l’homme-cobaye (animal) africain, son paradis était son admission partielle dans la civilisation dite supérieure qui comme on sait, n’a jamais cessé au cours des siècles de prôner le pardon, l’amour, la tolérance et qui n’a jamais commis de massacres de masse.

Parce que les COLONS occidentaux l’aimaient du plus profond de leur cœur, ils créèrent des hôpitaux pour soigner le bétail, le capital humain, la main d’œuvre servile. Ils créèrent des routes pour transporter les marchandises et faire le bonheur des puissantes structures privées. Ils créèrent des écoles pour disposer des cervelles de ces êtres, pour qu’ils en viennent progressivement à se haïr, à les adorer, à les singer, à s’aliéner , à ne plus pouvoir se passer d’eux.
L’Africain fut encouragé à nier son histoire brillante, car comme disait un de Gaulle, les peuples africains avaient été « en sommeil » jusque là. On nia ses civilisations brillantes, ses maximes, ses chartes telle la charte du Mandeng, ses lieux de savoirs telle l’université de Tombouctou, ses reines fameuses, ses rois glorieux, ses sociétés secrètes, ses multiples sagesses etc. Il n’y a pas si longtemps, Nicolas Sarkozy ne disait-il pas « L’homme Africain n’est pas rentré dans l’histoire »

A travers un procédé fort complexe, les colons cherchèrent – dit-on – paradoxalement à HUMANISER (tel un rat ou tout autre animal de laboratoire) l’Africain en le DESHUMANISANT. Lentement mais sûrement. Ils tâtonnèrent, malaxèrent, bref du vrai travail de laboratoire. De la boucherie en somme.
L’Africain devait impérativement s’oublier, nier son être profond, nier sa personne, nier son HUMANITE, accepter le fait qu’il lui manque ce petit quelque chose pour être à l’image de « la race supérieure » et se pénétrer progressivement des valeurs supérieures « occidentales », faire sienne une identité particulière (par le fouet s’il en est besoin), s’aliéner pour mieux – dit-on – se REGENERER en tant qu’être humain. Bien évidemment, même parvenu au plus haut point de cette INTEGRATION, que dis-je ASSIMILATION, même arrivé à ce degré de MUTATION, malgré ses singeries, la copie des moindres faits et gestes des Occidentaux jusque dans l’absurde et la bêtise, il ne pouvait disposer des mêmes droits que ses bienfaiteurs se clamant égalitaires. Tout au plus des devoirs. Ôter son chapeau et incliner sa tête vers le bas sitôt qu’un colon lui adressait la parole, la corvée, ne point décider pour sa personne, participer de son exploitation avec le sourire, lécher les bottes et tant d’autres devoirs très nobles. Des devoirs qui devaient lui permettre, in fine, d’être admis dans cette glorieuse civilisation, de s’asseoir à la table des maîtres, bien évidemment après que ceux-ci aient fini de se bourrer la panse. Et toujours être reconnaissant car il est gratifiant qu’une race supérieure daigne bien vouloir partager ses déchets avec une race inférieure.

Curieusement, c’est dans le cadre de cette EXPÉRIMENTATION CRIMINELLE (colonisation, exploitation) que l’Africain fut LE PLUS véritablement humain, digne (car souffrant de la barbarie du véritable barbare) et que le colon censé l’humaniser fut le barbare, fut la négation de l’être humain, fut une bête. Le colon croyait à la barbarie. Est barbare celui qui croit à la barbarie aurait dit l’ethnologue Claude Levi Strauss. Le colon était venu soi-disant humaniser la bête (et s’enrichir au passage). C’est lui qui se comporta en bête en utilisant la violence. C’est lui qui commit des atrocités qui mirent en lumière son animalité, sa fureur primitive, sa superficialité et sa quête incessante de matière et non d’ESPRIT.

Le temps passa donc et la conséquence en fut qu’une nouvelle créature vint au monde. UNE CHOSE estampillée africaine. La tâche fut laborieuse, ardue et il y eut beaucoup de sacrifices, de tragédies mais cela en valait largement la peine (les fameux apports positifs de la colonisation). On arrêta donc officiellement la colonisation. Mais voilà que le MUTANT ne pouvait plus vivre sans ses maîtres, du moins il en était fortement convaincu. Sa langue officielle était la langue de l’ancien maître. Ses rues, ses avenues, ses écoles, ses enfants, ses quartiers etc portaient des noms, des prénoms voire des patronymes (en ce qui concerne les personnes) aux consonances du maître. Le régime institutionnel, L’Etat-nation, c’était la création du maître. Les contours artificiels de son habitat tracés de manière arbitraire, c’était encore le maître. Sa culture(pris au sens large), idem. Sa banque : pieds et poings liés soumis aux anciens maîtres. Ce qu’il consommait : des produits issus des ressources naturelles locales et transformées par l’ancien maitre etc. Domination totale donc, à tous les niveaux et sans qu’il se rende vraiment compte de la portée de cette domination.

TOUR DE FORCE MAJEUR que de faire croire à l’Africain qu’il n’était plus un esclave.

L’esclave était encore humain quand il était opprimé. A travers l’asservissement, les révoltes pour se libérer, cette dignité du prisonnier, de l’exploité, on pouvait apercevoir le plus haut degré d’humanité chez l’esclave ( ou l’indigène ) n’ayant jamais existé car celui-ci était AVIDE de liberté. Même si son corps était prisonnier, son esprit n’était point retenu par les fers, par des chaînes, ce qui n’est pas le cas actuellement avec l’africain MODERNE. Il est dominé totalement, intégralement. Tel le prolétaire écrasé par toute une superstructure « occidentale » (droit, culture, Etat etc), à la seule différence que contrairement au prolétaire tel que pensé par Karl Marx, le « prolétaire » africain n’est pas un acteur de l’Histoire. Il n’a pas développé une conscience en soi et pour soi. Le prolétaire « marxiste » verra l’avènement du communisme (société sans classe et destruction de l’appareil étatique contrairement à l’aberration qu’a représenté le communisme stalinien) et sera débarrassé de ses chaînes, de l’exploitation. Tel n’est pas le cas – du moins si rien ne change – du prolétaire africain qui est pour l’instant un mort-vivant. Une créature du Dr Frankestein. Mort parce que son humanité n’est plus (tué à petit feu lors de la colonisation) et vivant car tel un automate qui se meut, qui pense vivre alors qu’il ne vit pas, condamné qu’il est à vivre sous une programmation « occidentale »

 

Histoire de mettre le feu aux poudres…


VOICI UN ARTICLE RÉDIGÉ PAR UN MEMBRE DE NOTRE COMMUNAUTÉ FACEBOOK, BEN RERON. A VOUS D’EN JUGER

Shô ke no Ikki moderne, jacquerie prolétarienne, lutte sociale intersectionnel et perspective pour le précariat international, histoire de mettre le feu aux poudre

Partie 1 : Lutte des classes et intersectionnalités en France.

(musique conseillé pour la lecture de l’article:) )

Ok, si je prend le clavier (j’aurais aimé pouvoir dire la plume, mais j’écris sur traitement de texte) c’est pour tenter d’élaborer une critique de ce que j’ai pu lire à gauche mais surtout à droite en ce qui concerne grosso modo, ce que je qualifierais d’imbécillités par rapport à des sujets politiques.

A entendre certain, la lutte des classes n’existe pas, les femmes ont obtenus l’égalité avec les hommes, le colonialisme est un passé révolu et le racisme se limite à des comportements individuel d’abrutis arriérés.

AH si le monde était si simple!Que ça serait beau !Plus d’inégalité de salaire, de la fraternité partout, plus de ghettos de misères, plus de violence raciste, fraternité partout ! Bon, dans les faits c’est pas le cas…

Phalanstère

Alors, alors, pour commencer déjà quelques explications sur le titre de l’article et de ce choix, les Shô ke no Ikki étaient des révoltes populaires japonaises1 (l’Histoire japonaise étant extrêmement riches du point de vue de la lutte des classes, des révoltes spontanés à l’organisation de résistances collectives massives depuis au moins le VIIIème siècle) au XIV-XVIème siècle (pendant l’ère Kamakura jusqu’à l’ère Muromashi, soit pendant le Moyen-Age japonais pour faire court) : Grosso modo, les paysans aidés d’une partie du clergé bouddhique se révoltèrent contre leur daimyô (branche de l’aristocratie qui est propriétaire des terres) et s’organisèrent de façon autonomes pour gérer les travaux paysans, et la résistances face aux armées seigneuriales, mouvement de masses et durable, ils ont été et restent une des expérience les plus fascinante d’autonomie politique des couches exploités face aux classes dominantes.

De même nature, les jacqueries sont le terme génériques qui désignent les révoltes paysannes depuis le moyen-âge en France, tirant leur nom d’une révolte spontané du milieu du XIVème siècle, qui a été suffisamment importante pour faire chier dans leur froc à peu près toute l’aristocratie de l’époque. Jacqueries prolétariennes, en effet, car aujourd’hui, quand on regarde les révoltes récentes des ouvriers du Vietnam1, du Bangladesh2, de Bosnie3 ou même des occupations de place symbolique comme Taksim à Istamboul4, ou les paysans/zadistes en lutte à Notre-Dame des Landes5, de la résistance acharné des cheminots coréens6 comment ne pas penser à ces luttes ? Et surtout comment ne pas imaginer recréer des structures politiques autonome du point de vue de classe ?

Enfin, le précariat, le terme n’est pas de moi, il vient d’AMAMIYA Karin, anarchiste japonaise et figure médiatique du mouvement freeters (travailleurs précaires),est un terme utilisé pour définir les nouvelles formes d’exploitation1, donc, disais-je quel perspectives pour nous, travailleurs précaires, jeunesses désœuvrés, étudiant en galères, ouvriers menacés, employés harcelé et autres conditions ignobles que nous réserve le capitalisme ?

Comment se révolter, sous quel forme et avec qui ?

En un seul article, j’aurais certainement pas le temps d’aborder l’ensemble des problématiques lié à la résistance international face aux capitalisme, chaque pays, de la Grèce au Mexique, et de la Turquie au Japon, possède ses propres mouvements de luttes, ses résistances et une histoire ouvrière et socialiste qui lui est propre.

 Néanmoins, je m’attarderais surtout à l’idée de l’intersectionnalité des luttes, c’est à dire, tenter de voir comment s’articule différentes formes de luttes (luttes des classes, antisexisme, antiracisme, antimilitarisme etc.) et tenter de tracer des perspectives, la résignation qui touche de large frange des classes populaires, et les reculs de la consciences de classe observés depuis de trop nombreuses années, poussent en effet à la montés des forces réactionnaires qui pour le moments tiennent le haut du pavé (du FN à la MPT en passant par les bonnets rouges).

Dernière chose, avant de rentrer dans le vif du sujet, il me semble important de donner quelques indications sur la subjectivité de l’auteur de ces quelques lignes, je suis étudiant précaire, blanc, hétéro et cisgenre (c’est à dire que mon genre social correspond à mon sexe biologique 1 ), donc non directement concerné par un certain nombre de point qui sont développé plus bas. Cette limite se doit d’être évoqué, car bien malgré moi, il est tout à fait possible, que je passe à côté d’un certain nombre de réalité dans ce court exposés, les camarades qui souhaiteraient réagir et critiquer à une connerie involontaire que j’aurais dite sont évidemment les bienvenues pour une correction éventuel. (dans la mesure ou cela s’inscrit dans une perspective lutte de classe). La deuxième limite étant bien évidemment que je n’écrit pas un essai politique global, mais un simple article. Ainsi, il s’agit plus d’une introduction que d’une réflexion poussé, plusieurs fois, quelques raccourcis seront de mises qui pourront, plus tard être redéveloppés soit par moi-même soit par des camarades qui tomberaient sur ce texte. Enfin, je ne prétend pas être parole d’évangile, aussi la critique de cette article et le débat devrait à mon sens être riche (et je l’espère déclencher quelques crise d’urticaires aux capitalistes, chauvinistes et réactionnaires de tout genre qui tomberaient dessus 🙂 ) Je laisserais également de côté une facette du combat anticapitaliste qui est pourtant nécessaire, l’écologie et le refus du productivisme (qui se différencie de la décroissance, qui est une idéologie petite-bourgeoise): je laisse à d’autre le soin de compléter cette critique sous l’oeil écologiste. Le refus du productivisme étant par essence un anticapitalisme.

Avant de se bouffer de la grosse dialectique qui tâche (oui j’aime me la péter, mais la dialectique seul permet de casser des briques 2 ) Il me semble nécessaire de faire quelques rappel quelques réalités objectives qui sont motif de révoltes.

Je me placerais donc dans une perspective marxiste révolutionnaire, ma couleur politique, celle qui est la mienne depuis mes débuts militants. Bref, pour parler vrai et clair, il me semble important de redéfinir ce qu’est le prolétariat, au niveau international déjà, puis au niveau national, dans sa diversité, et par la même péter l’un des grand mythes politiques hérité de la guerre froide, qui est celui des classes moyennes.

Le Prolétaire se définit comme étant celui ou celle qui n’a pour lui/elle que sa force de travail, manuel ou intellectuel. Au niveau mondial, le prolétariat industriel (les ouvriers quoi) représente la part la plus importante de la populations active, le développement industriels de plusieurs pays dit émergeant comme la Chine1 (passée au capitalisme, tout en gardant politiquement sa dictature bureaucratique anti-travailleurs), le Brésil, l’Inde, le Bangladesh etc. font que globalement le passage de la production industriel est passée des centres historiques du développement capitaliste (Europe, USA et dans une moindre mesure le Japon) aux zones périphériques. Accélérant le processus de mondialisation des échanges, processus déjà ancien et en son temps constaté et théorisé par l’économiste libéral David Ricardo (comme quoi les pourfendeur du « mondialisme » ont quelque lacune en histoire économique de base). Cette répartition social et international, ne signifie pas pour autant la disparition d’un prolétariat industriel en France, ainsi selon l’INSEE (qui n’es pas le NPA), en 2010, la répartition géographique des ouvriers qualifié oscillait entre 15% et 25,5% de la populations actives en fonctions des zones géographiques, et les ouvriers qualifiés oscillait de 12,8% à 28% de la population actives.2 Populations complètement invisibilisé sur le plan politique. Mais, nous sommes entrés dans l’air de la tertiairisation de l’économie. C’est à dire le glissement économique d’un secteur de production vers un autre, en ce qui concerne les vieux pays industriels, il s’agit d’un glissement de l’industrie au service. Selon la même études3 les employés non qualifiés oscillent de 12,4% à 24,5% de la population active et les employés qualifié de 8,9% à 25,5% de la population actives, à cela s’ajoute les chômeurs, lesquelles selon L’NSEE4 représentait 9,8% de la population actives en 2012 (ils ont augmenté depuis^^).

Après ce petit état des lieux, on constate que le prolétariat est pluriforme, la situation entre un chômeur, une infirmière, un ouvrier dans l’automobile, un employé de salon de coiffure n’est pas la même, de même la différence entre un travailleur sous CDI et un intérimaire chronique n’est pas à mettre sur le même plan. Pourtant, tous produisent5, tous sont intégrés dans le capitalisme et tous sont économiquement et socialement dominés par les propriétaires des moyens de productions. Tous enfin, ont des intérêts objectifs communs : en gros, refuser la pression sur les salaires, refuser les heures supplémentaires, avoir des conditions de travail et d’existence digne etc.

Là où ça devient compliqué c’est plutôt sur le distinguo que fait Marx entre « Classe en soi » et « classe pour soi »6. C’est à dire entre réalité objectives, ici le salariat qui dans  son ensemble et sa diversité qui possède des intérêts commun et la vision subjective qu’ont les travailleurs-euses de leurs conditions sociales. Lesquel-le-s n’envisagent pas toujours leur conditions en temps que classe, s’illusionnant sur une supposé classe moyenne, laquel est en réalité une construction théorique foireuse, permettant à tout un chacun de s’identifier face à l’autre dont la condition est encore moins glorieuse et ainsi exploser à la base toute construction d’unité de classe, basé sur des revendications générales.

A partir de ces définitions, on peut dans un même élan affiner l’analyse sur les disparités sociales entre hommes et femmes. En effet, notre monde étant de tendance patriarcal, l’oppression spécifique des femmes mérite d’être développé. Pour l’instant, on se contentera de remarquer qu’il y a une répartition genré dans la production, certain métiers voit l’un ou l’autre genre surreprésentés, ainsi, il y a une majorité d’homme médecins, mais une majorité d’infirmières. Si je prend cet exemple, c’est parce qu’il est particulièrement significatif de quelques chose. Dans la hiérarchie médical, l’infirmier-e est subordonné-e au médecin, ainsi on remarque que la place des hommes dans le processus de production est très souvent à l’avantage des hommes, et si le chômage touche indistinctement hommes et femmes1 le travail précaire touche beaucoup plus les femmes que les hommes2.

feminist

Pour terminer sur la situation de surexploitation des femmes dans le domaine économique en France. (Il y aurait énormément de chose à dire sur la situation des femmes prolétaires partout dans le monde), il est nécessaire de rappeler l’injuste et méprisable écart de salaire qui touche hommes et femmes, ainsi, une femmes touche à travail égal entre 64% et 92% du salaire d’un homme1 (cela varie en fonction du temps de travail, de la place social, du salaire etc.). Il y aurait également dans une perspective antisexiste plus large que le seul féminisme beaucoup de chose à dire sur la précarité et la difficulté économiques de nombre de personnes homosexuel-le-s et/ou Trans.2 (Si quelqu’un possèdent d’ailleurs des chiffres sûre je suis preneur.)

Avant de finir cette partie consacré au prolétariat vivant en France, avec un dernier morceau consacré au prolétariat racisé, il me semble necessaire de revenir sur l’impérialisme français et ses avatars.
Alors, quand on parle d’impérialisme de quoi parle t-on ? L’impérialisme est une notion politique
marxiste principalement théorisé par Lénine1 et d’autre (Rosa Luxembourg, comme Kôtoku Shusui y ont développée des analyses). Pour faire court, le développement du capitalisme entraîne une concentration des moyens de productions (capital monopoliste) et le développement d’un capital financier (banque, bourses etc.) qui devient prépondérant dans le fonctionnement économique. Pour continuer l’accumulation du capital, les capitalistes qui sont toujours organisé nationalement ont recours à l’appareil d’Etat pour renforcer leur intérêts (militarisme, colonialisme notamment). Bref, quand vous avez des organisations politiques qui défendent « la nation », « la patrie » et l’union entre travailleurs et patrons, vous pouvez être certains que ces gens là défendent les intérêts des capitalistes de votre pays au détriment à la fois des capitalistes d’autres pays, mais aussi contre les travailleurs et travailleuses de ce pays.

La France est encore aujourd’hui l’une des principale puissances impérialistes. La bourgeoisie française et l’appareil d’Etat, depuis les guerres de libérations national victorieuses des peuples vietnamiens et algériens n’ont toujours pas renoncé à ses prétentions vampirique sur l’Afrique. Ainsi, ce sont entre 40 et 50 interventions militaire française dans les « ex »-colonies. Nombre d’entreprises française se gavent en effet sur les richesses de nombreux pays francophone de l’Afrique, protéges par l’armée française qui continue d’occuper militairement la région2. Et qui participe depuis le début des années 60 à travers des missions « humanitaires », chantage économique et politique à la déstabilisation de la région, dont le summum de l’Horreur fut atteint en 1994 avec l’appui militaire, politique et économique de la bourgeoisie française au régime génocidaire et raciste d’Habyarimana et ses héritiers au Rwanda3.

Aussi les victimes de l’impérialisme et du colonialisme français cherchent à fuir. Nombreux sont ceux qui s’échouent sur les plages de France, c’est près de 20 000 morts depuis plus de 20 ans qui meurent aux portes de l’Europe4. (Il est tout à fait remarquable que les organisations politiques qui fustigent « l’immigration » cherchant ainsi à diviser les travailleurs entre eux, ne disent jamais rien sur l’impérialisme et le militarisme franchouillard, pourtant principale cause de cette même immigration).

Si les femmes sont surexploitée par rapport aux hommes dans la sphères économiques, il en va de même pour les groupes racisés. C’est à dire, les groupes sociaux sur lesquelles on a apposés, en raisons de leurs origines un stigmate racial. L’Histoire française récente est riche en vague d’immigration5. Il suffit de se promener dans le 13ème arrondissement parisien, ou dans n’importe quel autre quartier populaire et ouvrier du pays pour être frappé par le métissage du prolétariat français. Certain s’en navrent (les fameux « on est plus chez nous » invoqué sans cesse par une petite bourgeoisie menacé de déclassement) d’autre le regardent d’un œil amusé (les bourgeois défendant l’idée d’une mixité sociale du haut de leur quartiers riches et blancs) et pour d’autre comme moi, il s’agit ni plus, ni moins que d’une réalité quotidienne. Cette partie du prolétariat est bien souvent cantonné à des emplois précaires et/ou non qualifié, au chômage de masse et subit au quotidien nombre d’injures de la part d’une police qui est structurellement raciste et de nombreux blancs qui fantasme une « invasion ». La mécanisme raciste (qui fonctionne de la même manière que la mécanique sexiste) tend à invalider tout comportement social du groupe, ainsi un chômeur noir se verra stigmatiser car « il profite » des allocations chômage (qui ne permettent en rien de vivre décemment soit dit en passant), tandis que si il trouve un travail il vient « voler le travail des français » (même si il est français de naissance), si il dénonce le racisme qu’il subit au quotidien il devient « communautariste » etc. De même, la situation objective d’un sans papier, obliger de travailler dans des conditions inhumaine, pour engraisser un patron (et pas forcément un gros, nombre de petits patrons, pour éviter les tracasseries administratives préfèrent exploité des sanspapiers plutôt que d’exploiter un résident légal, lequel à plus de recours face à son exploitation) n’est pas la même qu’un travailleur légal.

Le dernier point sur la réalité de l’exploitation capitaliste en France est celui du développement du précariat, c’est à dire le développement de plus en plus massif du travail précaire, au sein des nouvelles générations de prolétaires. Malgré des luttes massives victorieuses (on se rappellera notamment le retrait des réformes d’emploi CPE-CNE dans les années 2000) le patronat dans sa férocité habituel n’a de cesse de portée de large coup contre les travailleurs, (on notera les récents accord MEDEF/syndicat traître/gouvernement social-traître : ANI, retraites etc.) les changements économiques conjoncturel et structurelle font que les bourgeois traditionnellement prêt à lutter contre le turn-over (cela va du modèle fordiste dans l’industrie au salaryman japonais dans les services), sont pour réduire leur coût de productions de plus en plus hostile à l’idée de garder longtemps leur salariés, en effet, qui dit contrat stable, implique la possibilité pour les salariés de se défendre et de s’organiser de façon beaucoup plus efficace qu’ils ne le peuvent en cas d’atomisation de leurs employés. En effet, avec un CDI, on hésitera beaucoup moins à aller au prud’homme, à faire grève, à s’afficher en tant que délégué syndicale que ne le peut un travailleur précaire. Ce développement du précariat n’est pas propre à la France, tous les vieux pays industriels sont massivement touché par ces changements structurelle, lesquelles sont réalisé au nom de la « flexibilité » ce qui dans la novlangue bourgeoise signifie « précarité ».

Le travail précaire est une définition large, encore une fois il recouvre des réalités différentes, Je commancerait par m’attarder sur les travailleurs pauvres. Cette catégorie comprend tout ceux qui malgré un emploi, parfois stable, vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit en France en 2011, 977 euros par mois1, en sachant que le salaire minimum en France est en 2014 de 1445 euros brut et 1430 net2. Pour ceux qui trouve le SMIC trop élevé, je les encourage à vivre un mois avec 1430 euros net, loyer, facture diverse passés, je doute que vous puissiez manger à votre faim après. Dans les faits ce sont plus de deux millions de personnes qui vivent avec 800 euros par mois voir moins.3 Parmi, eux ce sont 55 000 personnes qui touchent moins de 9000 euros par ans faite le calcul 9000 divisé par 12 soit 750 par mois, soit moins de la moitié du salaire minimum). Cette réalité entraîne mécaniquement un certain nombre de difficultés en ce qui concerne les conditions d’existence, ne serait-ce qu’un logement (on y reviendra plus bas) la nourriture, les soins etc. Aussi, de nombreux sans-abris sont des travailleurs pauvres. La réalité du travail précaire est complètement institutionnalisé, ce sont les contrat d’intérim, les CDD à répétitions (légalement limité à 3 avec obligations de proposer un CDI après, dans les faits c’est une autre histoire), les temps partiels subies (lesquelles touchent massivement les femmes). Si les CDD et l’interim touche beaucoup l’industrie où trouvé un emploi stable est à la limite du délire psychotique, c’est surtout dans les services, que prospère ce modèle économique. Lequel touche principalement, les jeunes, les femmes et les groupes racisés.4 Le travail précaire répond à un besoin des capitalistes de réformer le code du travail et de saper toute résistance, exploser les solidarité collectives et faire pression à la fois sur les salaires et sur l’ensemble des acquis sociaux obtenus de hautes luttes, par les résistances de la classe ouvrières des générations précédentes.
Après un tour d’horizon très rapide des surexploitation qui viennent s’ajouter à une exploitation économique purement classiste prenons un exemple concret de pourquoi l’intersectionnalité des luttes sociales est en définitif la façon la plus adapté d’envisager l’avenir des combat sociaux.

Prenons un exemple concret, une ouvrière née en France, de parents originaire du Maroc, appelons-la Latifa (j’aime bien ce prénom, il est joli) enfonçons le clou et admettons qu’elle soit homosexuelle, musulmane et handicapé (ce qui en France correspond à peu près à la situation la

moins enviable de la Terre). Cette femme porte plusieurs stigmate qui favorise une oppression multiforme. La première (l’ordre importe peu) est son statut d’ouvrière, elle touche le smic horaire, galère donc à payer son loyer et sa bouffe, et les quelques miette que lui accorde les aides sociales (AAH en particulier) ne lui permettent pas toujours de payer quelques impondérables de son quotidien (soin ou matériel lié à son handicap), ensuite c’est une femme, par là même, elle ne peut pas espérer de par la société patriarcal qui est un supplétif renforçant le capitalisme monter dans l’échelle sociale de l’entreprise ; elle a énormément plus de chance d’être harcelé sexuellement, et  devra subir les inégalités de salaires avec ses collègues hommes (si jamais elle en a, en effet, la division genré dans l’industrie est une constante depuis le XIXème siècle. De plus, de par les stigmates racistes qui lui collent à la peau, elle devra subir au choix les quolibets racistes ou les attentions paternalistes (qui dans le fond relèvent d’une même logique) de ses collègues non racisés. De par son statut handicapés, elle aura droit à un poste adapté. Elle sera peut-être même exhibé dans les films commerciaux de l’entreprise pour montrer que la boîte est humaniste d’engager des handicapés issus de la diversité (ce qui dans le fond n’aura aucun impact sur son salaire) et ainsi le patron ou au moins son supérieur, aura un moyen de pression supplémentaire en ce qui concerne le harcèlement professionnel et/ou sexuel, pratiques qui sont particulièrement commune dans le monde du travail. Elle sera également raillé pour son orientation sexuelle etc.

Aussi pour Latifa, se positionner uniquement sur le plan des luttes économiques induite par sa condition de prolétaire ne résout en rien l’ensemble des outrages quotidiens qui lui sont fait, et ce bien que la lutte économique permet une amélioration significative de sa condition de vie. Il faut alors se placer sur les multiple terrains qui la concerne directement.

Intervient donc la notion d’intersectionnalité des luttes. L’intersectionnalité, revient à repenser la hiérarchie des luttes, si pour les staliniens et leur descendance réactionnaire (type MICHEA et autres penseurs de la fausse critique) la lutte des classes nie les luttes de genre, (dans une optique réformiste et non révolutionnaire d’ailleurs) et si pour certains courant féministes radicaux (pas tous) les femmes en tant que classe sociale autonome (ce qui revient à dire qu’une femme de ménage sous contrat précaire a plus d’intérêt commun avec Laurence Parisot qu’avec des ouvriers en lutte) doivent s’unir en laissant de côté les problèmes lié au capitalisme. Penser l’intersectionnalité c’est affirmer qu’il n’y a aucune hiérarchie à faire entre ses différentes luttes. En effet, si l’antifascisme est par nécessité un anticapitalisme du fait de la nature capitaliste du fascisme (A ce sujet, Trotsky, Daniel Guérin ou encore Ernest Mandel l’ont démontré bien mieux que moi).

L’antisexisme se conjugue tout à fait à l’anticapitalisme. Prenons encore une fois un exemple concret : La culture du viol.

La culture du viol est un des aspects les plus répugnants et les plus tragiques de la société patriarcale. Pour en donner une définition simple, c’est un ensemble de représentations, renforcés par les vecteurs culturels (jeux vidéo, cinéma, littérature etc.) tendant à justifier, à cautionner les violences à caractères sexuelles. Par exemple il est encore beaucoup trop courant de brimer une femme ayant subit un viol, en raison de sa tenue vestimentaire. Les responsables de viol quand ils sont jugés (ce qui représente une infime minorité) sont souvent considéré comme des malades mentaux ou des déséquilibrés, ce qui permet non seulement la négations de la parole des victimes mais aussi une non-réflexion sur les structures sociales qui sous-tendent la dominations des hommes sur les femmes.
En quoi, essayer de lutter sur un aspects qui à priori relève uniquement de lutte féministe, est un moyen de renforcer la lutte des classes me direz-vous ? Et bien tout simplement, parce que lutter contre l’impunité des violeurs (en dehors de tout discours pro-carcérale ou sécuritaire) c’est lutter contre l’impunité du harcèlement sexuelle. En effet, dans le milieu du travail, les hommes dans les positions dominantes (cadres supérieurs, responsables et autres patrons ou actionnaires) n’ont que peu de scrupules quant à faire du chantages à caractères sexuelles auprès de leurs employées femmes (lesquelles sont surexposés aux emplois précaires et aux salaires minables je le rappele).
Les pouvoirs se renforçant, l’impunité patronal sur les questions de harcèlement et parce que le patriarcat tend à nier la parole des femmes, empêchent de façon trop fréquente toute solidarité des salariés contre leur hiérarchie sur ces questions. Or redonner la parole aux femmes victimes de harcèlement, et par la même mécanique redonnée la parole aux personnes discriminées racialement et/ou sexuellement dans leur ensemble sans préjugés de la validité de leur parole permet non seulement de lutter contre le racisme et le sexisme, mais surtout de créer des solidarité de bases qui seront d’autant plus solide qu’elles pourront se traduire dans les lutte quotidiennes au sein des entreprises. Qu’une/un syndicaliste puisse représenter devant les prud’hommes (ce qui va être de plus en plus compliqué au vu de la réforme des tribunaux prud’homale), ou dans les luttes, permet aux salariés victimes de harcèlement, de discriminations, d’injure raciste ou sexiste, permet de renforcer le sentiment de classe face aux exploiteurs et à la hiérarchie, tout en ouvrant une brèche pour faire une place toujours plus grande, ou femmes/LGBTIQ/ personnes racisés au sein d’organisations collectives défendant les intérêts du prolétariat. Car, il est en effet ahurissant, de constater que la plupart des organisations prolétariennes (syndicats comme parti politiques, réformistes comme révolutionnaire, communistes comme anarchistes) sont essentiellement représenté par des hommes, blancs hétérosexuel, traduisant un manque d’analyse sur pourquoi si peu de personnes racisé, de femmes, de LGBTIQ ne nous rejoignent pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y pas de minorités au sein des organisations, mais que au vu des conditions actuel d’exploitations ce sont des pans entiers du salariat qui ne nous rejoignent pas.

(IWW syndicat anarchiste américain, ayant pour ambitions d’organisé tous les travailleurs sans discrimination.)

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L’article étant déjà long, je prend le partie de m’arrêter ici, afin de redévelopper plus tard ce qui me semble important.
Il reste effectivement énormément de chose qui n’ont pas été abordée, en premier lieu, la spécificité des luttes des femmes, des LGBTIQ, des descendants de colonisés. La question de l’organisation, comme dit plus haut, les problèmes liés à l’écologie et au refus du modèle productivistes. La réquisitions des logements, le contrôle des travailleurs sur la productions et plus globalement la destruction de la propriété privés. Les 1001 pistes à développés pour recréer de la solidarité et de la politisations au sein du prolétariat. Les liens entre racisme, sexisme et structure culturelles. La façon dont la solidarité de classe s’oppose à la solidarité national. Comment combattre l’UE sans tomber dans le piège du souverainisme Les formes de démocraties, comment éviter les pièges de la fausse critiques et tant d’autres problématiques lié aux luttes sociales et à l’émancipation humaines, ainsi qu’un redéveloppement plus conséquent sur certain point à peine effleuré ci-dessus.

 Infos supplémentaires :

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/01/10/vietnam-colere-ouvriere-face-a-la-violence-des-agents-de-securite/

http://balkans.courriers.info/spip.php?page=dossier&id_article=15933

L’un des très nombreux manifeste politique rédigé par cette militante est disponible en français dans une traduction partiel ici http://japotexte.wordpress.com/2011/01/25/9/ et ici http://japotexte.wordpress.com/2011/01/25/laissez-nous-vivre-par-amamiya-karin-suite/

En ce qui concerne les études de genre (et non la fumeuse « théorie » ou « idéologie présenté par les fafs de tout poil lire entre autre Judith Butler, Troubles Dans le Genre, Marie-Hélène Bourcier Queer Zone, et beaucoup d’autre.

Pour ceux que ça intéresse, voici un journal sur les conditions de travail et résistance en Chine, écrit par des syndicalistes en exil à Hong Kong, uniquement en anglais malheureusement http://www.clb.org.hk/en/

http://survie.org/ concernant la françafrique et l’impérialisme français en Afrique, je vous renvoie à cet organisation.

Lire l’excellent ouvrage de Gérard Noiriel Gens d’ici venus d’ailleurs. La France de l’immigration de 1900 à nos jours

http://www.lemonde.fr/afrique/infographie/2006/04/13/la-presence-militaire-francaise-en-afrique_761588_3212.html

http://fortresseurope.blogspot.fr/2006/02/immigrs-morts-aux-frontires-de-leurope.html

 

http://www.journaldunet.com/management/remuneration/smic-mensuel-et-smic-horaire.shtml

 

 

 

 

 

Que nous dit le racisme envers les noirs ? [Par Serge ]


arbre diversité

Serge, un membre de la page a souhaité s’exprimer sur une thématique tristement d’actualité. A vous d’en juger:

« Personnellement, je pense que personne ne détient le monopole de la souffrance. Chaque peuple, chaque individu a vécu  dans son existence une période, une expérience qui a pu le marquer  de façon négative. On a tous un jour, ou du moins une partie d’entre nous, vécu des situations qui nous ont  donné l’impression d’être médiocre  en tant d’être humain, quelle quel soit la raison.  Le racisme, la xénophobie et la discrimination existent partout, à travers toutes les sociétés.  Pour que l’on comprenne bien, une définition de chacun de ces mots s’impose.

La discrimination se caractérise par le fait de vouloir exclure un individu du groupe social auquel  il appartient,sous prétexte qu’il est porteur d’attributs physiques ou moraux, qui le rendent différent de ses semblables. Cette discrimination peut s’exprimer de différentes manières, à diverses occasions. Ce n’est pas parce que telle femme est ronde, qu’elle doit être jugée différemment.  Ce n’est pas parce tel individu vit en chaise roulante, que l’on doit le regarder avec un sentiment de pitié.  Un aspect visuel d’une personne ne peut  le définir dans son entièreté. Nous  sommes tous des hommes  et des femmes dotés de caractéristiques diverses et variés. 

Le racisme tend à hiérarchiser les races humaines (même s’il est préférable aujourd’hui d’utiliser le mot « ethnie »).  Est-ce que les yeux bridés, les cheveux raides,la taille filiforme et la peau jaune d’un asiatique, font de lui un être différent ? Est-ce les lèvres charnues, le postérieur cambrée et la peau foncée d’un Noir, font  de lui un être inférieur ?   La science a réussi à prouver que tous les hommes partagent la même origine. Les aspects physiques qui caractérisent les différentes populations ne sont que les résultats d’une adaptation de chaque groupe d’individus à l’environnement qui l’entoure. Le soleil a certainement sa part de responsabilité dans la couleur foncée de certains Africains. Si ces mêmes Africains ont souvent les yeux marron, ce n’est certainement que l’adaptation de leurs yeux pour  se prémunir  des conséquences, parfois dangereuses, d’une exposition trop importante au soleil.  Si de l’autre côté des hommes sont « blancs », c’est certainement une adaptation à l’environnement qui s’est fait au fil des années. «L’Européen » tel que l’on voit aujourd’hui ne ressemble en rien à « l’Européen » qui existait à une autre époque. A chaque endroit sur Terre, on trouvera une  population qui présente des caractéristiques particulières. Ces caractéristiques sont souvent le résultat d’une mutation dont elle est héritière. Aucune étude sérieuse, ne réussira à prouver que l’homme arabe, dans ses gènes, dans ses traits de caractères, dans sa physiologie, est né pour être un terroriste, un voleur, un délinquant, etc…

L’environnement, le cercle familial, le cercle amical, l’expérience de vie, la culture, la religion ou la situation politique sont autant de facteurs qui peuvent influer sur le destin d’un individu. Certains arrivent à tirer le meilleur dans un environnement de départ qui leur est défavorable. D’autres,n’ayant pas une force de caractère suffisante, s’enfoncent et finissent par incarner le mal absolu. On sait qu’un environnement stimulant, sur le plan intellectuel, peut peser le futur d’un enfant (ex : Barack Obama est le fils d’un économiste kényan et d’une anthropologue américaine. Deux parents universitaires qui ont certainement influé sur le cheminement intellectuel de leur fils prodige.)   Outre ces facteurs cités plus haut, chez les individus, il y a aussi une inégalité physique, physiologique et parfois même génétique. On sait aujourd’hui qu’Albert Einstein était doté d’un cerveau qui, sous certains aspects, présentaient des particularités que l’on ne trouve pas chez la plupart d’entre nous. Son extraordinaire talent de scientifique  n’était donc en rien lié à sa judéité ou à la couleur de sa peau. Si Serena Williams est toujours n° 1 mondial dans le tennis féminin, c’est certainement parce qu’elle est doté  d’un physique, de prédispositions qui lui permettent d’avoir un jeu et une force supérieurs à  celle ses concurrentes. Elle a profité de ce que la nature lui a donné pour être la meilleure dans son domaine. Son origine africaine ne pèse en rien sur son talent athlétique.  Il y aura toujours un groupe d’individus doté d’un tempérament et d’une prédisposition qui lui permettent de tirer parti dans certaines situations où d’autres  ont échoué. Il y aura toujours un petit groupe qui arrivera à être meilleur dans un domaine précis. Tandis, que le reste, se contentera de rester dans la moyenne ou parfois être médiocre. Telle personne est prédisposée à être fort en mathématique : Il sera certainement un grand mathématicien. Tel autre  a une facilité dans l’apprentissage des langues : il sera donc un polyglotte. Nous avons tous un talent particulier, une facette cachée (et parfois difficile à trouver). Si elle est dénichée,si elle est bien exploitée, on peut arriver à tirer le meilleur dans cette vie.Il suffit de s’écouter, de réfléchir sur son  être, « d’écouter son âme ». Oui,écouter cette petite voix intérieure qui nous habite.  Il faut prendre le temps de savoir qui nous sommes vraiment, que ce que nous désirons, que ce qu’on voudrait faire de notre existence. On n’a qu’une seule chance. Une et une seule chance ! Il faut apprendre à s’accepter. Il faut aimer toute sa personnalité, même dans ses bizarreries. Il faut apprendre à vivre avec sa singularité, avec son talent (si on l’a trouvé)avec ses défauts, ses qualités, etc. Il faut surtout apprendre à respecter l’autre dans sa différence. 

Cela prouve donc que réduire un individu à sa couleur de peau, est  une erreur. Cela révèle, parfois, de la paresse intellectuelle.

Certains n’ont peut-être pas la capacité intellectuelle de comprendre que les différences physiques et culturelles des populations, sont des choses  naturelles et constantes chez les êtres humains.

La xénophobie est aussi facile à comprendre. Il s’agit tout simplement de la « peur de l’étranger ». Cette peur est souvent due à l’ ignorance sur la vie, la culture et l’histoire de « cet étranger ».  Combien d’entre nous ont changé d’avis sur tel tel groupe d’individus, après avoir eu une discussion enrichissante avec les personnes concernées ?  Nombreux, sont ceux qui deviennent plus tolérants avec l’âge, l’expérience de vie ou tout simplement grâce à une plus grande maturité.

Que dit le racisme envers les Noirs ?

Sans tomber dans la victimisation,peu de personnes peuvent dire spontanément des blagues et/ou des injures à caractère racistes  envers « un individu blanc ». Réfléchissez bien et  faites une liste de dix, voire quinze mots ou phrases, qui tendent à réduire l’homme blanc à l’animalité.Allez-y !! Vous avez trouvé  facilement ? J’en doute fort !!Par contre moi, j’en ai sur les Noirs. Je vais les écrire sans réfléchir, spontanément :Nègre, négresse ; singe ; bamboula ; peau salle ;  sous-homme ;  homme de la savane ;  tous les Noirs ont une grosse bite (oui c’est une remarque raciste car il dénue au Noir toute sa capacité de réflexion et il est réduit qu’aspect la plus bestiale de tous les êtres vivants, celle de n’être qu’un être  sexuel, un être guidé que par ses pulsions sexuelles et  par conséquent, la taille, anormale, de son phallus n’est que l’expression physique de sa nature profonde) ; toutes les Noires sont des sauvages au lit ;etc…. J’en oublie certainement.  

Cette perception du Noir, n’est que l’héritage dont l’Occidental impérialiste a mis en place lorsqu’il a entrepris l’esclavagisme, la colonisation et enfin la domination économique sur les individus et le monde et plus particulièrement sur l’Afrique et les Noirs.  Réduisons les êtres de ce continent à l’animalité pour mieux exploiter leurs richesses !« Le fardeau de l’homme blanc »,  la mission civilisatrice de l’homme blanc envers l’homme noir.  Aujourd’hui,il y a toujours cette pensée, cette perception de l’Africain en tant qu’être inférieur. La pauvreté des africains et l’image que l’on donne d’eux dans les médias occidentaux ne facilitent pas la tâche !  

Les anthropologues et autres experts qui maîtrisent mieux que moi cette question, pourront facilement nous expliquer les causes et les conséquences du racisme « anti-Noir ».Ils pourront nous expliquer l’origine, son évolution et enfin son état actuel dans le monde occidental.

Mais l’essentiel est là. L’impérialisme occidental est à l’origine  de ce fléau.

Enfin, voici un florilège de « blagues »,de remarques douteuses, souvent inconsciemment racistes, dont j’ai été témoin et souvent victime. Néanmoins, je tiens à  garder l’anonymat des auteurs qui en sont à l’origine.De plus, je suis dans l’impossibilité de transcrire avec les mots exacts des auteurs car les souvenirs datent de plusieurs mois ou années. J’ai donc été obligé de paraphraser, de changer ou de prendre des synonymes. Mais, le message de fond est inchangé :

– Eh Serge, c’est vrai que les Noirs vous avez une grosse bite ?! Elle mesure combien ta bite ??!!

– Put… J’aimerai bien sauté une « black »,je trouve qu’elles sont bonnes au lit !! (Il avait sûrement regardé un film porno la veille).

– Eh Serge, est-ce que tu utilisais une fourchette en Afrique ?! Tu habitais dans quoi ? Une maison ?

– Vu que tu es Noir, comment tu sais que son derrière est propre après avoir chié ?!!

– Serge, souris un peu, je ne te vois pas tu es trop noir !!

Pendant que je dormais, je sens un regard sur moi !! Je fais semblant de rien, mais le regard est persistant et  finalement, je décide de demander à la personne pourquoi elle me regarde et elle répondra :

– Ben je n’ai jamais vu un Noir dormir ! Ça fait bizarre !!

Pendant que j’étais sous la douche, on débarque dans la salle de bain, on tire le rideau de douche et on scrute mon corps. Je demande pourquoi, on me répond spontanément :

– Ben, c’est pour voir à quoi ressemble un Noir nu en vrai !

En parlant du SIDA et de l’importance de se protéger pour les jeunes, l’un me répond naturellement :

– Ce n’est pas pour te vexer, mais le SIDA n’est attraper que par les Noirs.

Pendant que je mange une banane, l’un de mes anciens camarades de classe, me fixe et sourit.Je lui demande la raison de son sourire et il me répond gentiment :

– Ça fait bizarre de voir un Noir mange une banane !! 

Ce que je trouve de plus étrange, ce que tout au long de mon expérience de vie. Chez moi,parmi mes amis et connaissances Noirs, aucun, je dis bien aucun ne s’est posé ou ne se pose de question sur la physique étrange que peuvent avoir « les blancs ». Il y en a certainement qui n’apprécient pas la culture occidentale ou d’autres qui peuvent être considérés comme étant des racistes envers tel ou tel groupe de personnes.

Mais personne, je dis bien personne, ne trouve que les « blancs », dû à leur couleur de peau, ont un physique étrange qui mériterait d’être scruté sous tous ses aspects…

Je termine par ces deux citations de Claude Lévi-Strauss, tirée de son livre « Race et histoire » :

 » Chaque fois que nous sommes portés à qualifier une culture humaine d’inerte ou de stationnaire, nous devons nous demander si cet immobilisme apparent ne résulte pas de l’ignorance où nous somme de ses intérêts véritables, conscients ou  inconscients, et si, ayant des critères différents des nôtres, cette culture n’est pas, à notre égard, victime de la même illusion. Autrement dit, nous nous apparaîtrions l’un à l’autre comme dépourvus d’intérêt, tout simplement parce que nous ne nous ressemblons pas. »

 » En refusant l’humanité à ceux qui apparaissent comme les plus « sauvages » ou « barbares » de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques. Le barbare, c’est d’abord l’homme qui croit à la barbarie. »

Serge

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Dis maman, c’est quoi une AMAP ? (à lire et à partager)


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Avez-vous déjà entendu parler des A.M.A.P. ? (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne)

Cette association met en relation directe les maraîchers et les consommateurs. Ce sont la plupart du temps de petits agriculteurs locaux désireux de produire dans le respect de la nature et des traditions paysannes.

Chaque semaine, les maraîchers se donnent rendez-vous pour mettre en commun leur récolte de la semaine. Les produits sont ensuite partagés équitablement en portions ou demi-portions qu’on appelle « paniers » ou « demi-paniers ». Les consommateurs s’étant inscrit pour l’année et ayant payés leurs « paniers » à l’avance (ils ont choisi la portion qui leur convenait le mieux), viennent alors chercher leur part. Tout se fait dans la bonne humeur, le partage et l’entraide. Car en effet, les organisateurs varient chaque semaine, s’opère un roulement de bénévoles figurant parmi les consommateurs.

S’agissant d' »agriculture paysanne », les produits sont non seulement de saison -cela va de soi- mais également aussi variés que surprenants. Vieilles variétés et légumes méconnus se côtoient : ainsi vous pourriez découvrir les panais, rutabagas,  topinambours, vieilles variétés de tomates, pâtissons, potimarrons etc. Il est vrai que si vous ne connaissez pas certains de ces légumes, il vous serait difficile de savoir les cuisiner -le contenu des « paniers » étant imposé. Pour remédier à cet inconvénient, les agriculteurs proposent volontiers  recettes et conseils de préparation.

Nous vous avons parlé de légumes mais certains producteurs proposent également œufs, beurre, lait, viandes diverses etc. Il s’agit toujours là de leur petite production personnelle et donc d’une qualité non négligeable.

Pour achever de vous convaincre du bienfait de cette association aidant les petits producteurs à se faire connaitre face aux productions de masse qui les écrasent, voici la charte des A.M.A.P.

Les 18 principes fondateurs des AMAP :

1. La référence à la charte de l’agriculture paysanne pour chaque producteur

2. Une production de dimension humaine adaptée aux types de culture et d’élevage

3. Une production respectueuse de la nature, de l’environnement et de l’animal : développement d’une biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais chimiques de synthèse ni pesticides, gestion économique de l’eau …

4. Une bonne qualité des produits : gustative, sanitaire, environnementale

5. L’appui à l’agriculture paysanne locale

6. La solidarité et des liens actifs avec tous les acteurs locaux oeuvrant pour le maintien de l’agriculture durable et d’un commerce solidaire

7. Le respect des normes sociales par rapport aux employés de l’exploitation, y compris le personnel temporaire

8. La recherche de la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles

9. L’accompagnement du producteur à l’autonomie, c’est-à-dire la capacité à être maître de ses choix

10. La proximité du producteur et des consommateurs : elle est indispensable pour assurer le lien direct entre eux et pour favoriser le circuit le plus court entre producteur et consommateurs

11. Une AMAP par producteur et par groupe local de consommateurs

12. La formalisation et le respect des contrats à chaque saison entre consommateurs et producteurs

13. Aucun intermédiaire entre producteur et consommateurs, pas de produits achetés et revendus par le producteur sans accord des consommateurs

14. La définition à chaque saison d’un prix équitable entre producteur et consommateurs

15. Une information fréquente du consommateur sur les produits

16. La solidarité des consommateurs avec le producteur dans les aléas de la production

17. Une participation active des consommateurs à l’AMAP favorisée notamment par la responsabilisation du maximum d’adhérents

18. Une sensibilisation des adhérents de l’AMAP aux particularités de l’agriculture paysanne

Les intérêts que pourraient vous apporter une adhésion à une telle association sont multiples. Non seulement vous savez d’où viennent les produits que vous consommez mais vous avez également la garantie d’une bonne qualité. De plus, vous contribuez au maintien et au développement de l’agriculture locale qui a du mal à se faire une place face à la grande distribution important souvent ses produits. En outre, ces produits sont frais, naturels et cultivés dans le respect de la nature (engrais naturels) et du consommateur. Seul bémol, l’inscription peut paraître chère aux personnes ayant un très petit budget (étudiants par exemple). Mais pour ceux qui le peuvent, souvenez-vous que c’est le prix de la qualité!

Source : croqueursdelegumes.free.fr

Pour plus de renseignements : www.reseau-amap.org

Claire

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La nouvelle devise Francaise: « Révolte, Mépris, Violence  »


drapeau

 

La France est outragée, la France est brisée, la France est martyrisée, mais la France doit se relever !

Outragée par des individus dont la valeur de liberté importe peu, brisée par des individus dont la valeur vichyste de la famille compte plus que celle de la fraternité, martyrisée par des individus dont la valeur d’égalité est assimilée à de l’assistanat. La France doit se relever et lutter contre la facilité des idées et contre la rhétorique que l’extrême droite propose. Au fur et à mesure que ses idéaux pénètrent la foule, les français se radicalisent, divorcent, et se méprisent.
Je n’apporterai ici que mon seul point de vue quant à la radicalisation des individus, et en particulier, de ceux que l’on nomme « immigrés » car on se refuse à les considérer comme français, ainsi que ceux que l’on nomme « français de souche », pour les rassurer à tort, qu’ils sont effectivement français pur-sang et surtout blanc, détail qui tend à devenir la norme nouvelle pour appartenir à la nation Française.

La France, parlons-en. Territoire comptant aujourd’hui près de 65 millions d’individus, la France qu’on le veuille ou non, est un pays composé d’individus nés d’un brassage de peuples barbares, tels que les Huns, les Ostrogoths, les Normands. Aussi peut-on prendre pour exemple le comté de Nice qui fut jadis italien (territoire annexé en 1793 par la Première République française), alors que dans le même temps, certaines villes du Sénégal étaient françaises depuis la Révolution ! La théorie du français de souche apparait alors comme profondément débile.

Pourtant, les médias aujourd’hui qui sont censés nous offrir une information réfléchie, mettent très souvent à découvert les origines de la personne si cette dernière n’est pas française, sous-entendu « de souche », donc pas française du tout. Ce non-dit affecte inconsciemment les individus qui alors se retrouvent, ou non dans cette conception fantasmée de la France. Finalement, on observe une population française divisée selon des critères ethniques et religieux, d’un côté les français de souche, de l’autre, le reste, que certains aiment à qualifier de « racaille », « d’assistés » ou de « français de papier ».

Il convient alors d’établir les conséquences d’une telle scission de la société, tout en se demandant quelles en sont les causes, afin de réfléchir à des solutions, et ce, pour ne pas sombrer dans les discours profondément démagogiques de la droite et de l’extrême droite qui tendent à la facilité.
« Vérifions bien les faits avant de nous inquiéter de la cause »
On s’accorde tous à dire, à gauche, comme à droite, surtout à droite, qu’il y a en France, un sérieux problème d’intégration.

Qu’est-ce que l’intégration d’ailleurs ?

L’intégration c’est devenir membre d’un pays, par l’adoption de ses valeurs et des normes de son système social. Deux conditions sont nécessaires pour être intégré: il faut tout d’abord une volonté de la personne de s’insérer, et de s’adapter au pays. La deuxième condition est la capacité intégratrice de la société, celle-ci doit accepter les différences et les particularités des individus qui souhaitent s’insérer .

La réalité que traverse la France est tout autre malencontreusement. On constate effectivement qu’une partie des français ne veulent plus coexister, et ces derniers s’enferment dans une bulle, c’est ce que l’on nomme en sociologie, le repli identitaire. Il semble qu’il se caractérise par deux comportements que l’individu adopte. Il y a tout d’abord une expression que l’on pourrait qualifier de « visuelle », de l’identité de la personne puis une expression « physique », due à la dualité des différentes identités.

L’expression visuelle est marquée par le port, par exemple, de symboles religieux chez une personne qui auparavant n’était pas croyante (port d’une croix, du voile), ou par le dénigrement du drapeau français et en n’en arborant un autre, porteur d’autres valeurs. L’exemple flagrant est la mobilisation des bonnets rouges, où l’agitation du drapeau breton symbolise un certain repli identitaire dû au mécontentement des manifestants qui pensent être trahis par le gouvernement actuel. De même, l’agitation du drapeau algérien à la place du drapeau français signifie que les gens qui l’agitent sont bouleversés par une France qui ne les considère pas.

L’expression physique quant à elle est le deuxième degré de conséquence du repli identitaire. C’est l’action. Les individus n’étant plus rassemblés autour de valeurs communes, de normes communes qui sont celles de la République, il se forme des groupes communautaires ethniques, culturels, religieux principalement, tous voulant défendre et protéger leurs principes qui ne s’apparentent pas à ceux de la République. Ces groupes entre en collision, au sens propre du terme. Ainsi la droite parle de racisme « anti-français », « anti-blanc », toujours sous-entendu « de souche », pour dénoncer les dérives, qui peuvent être violentes, des immigrés, pour ne pas dire français. La gauche quant à elle justifiera ces dérives en avançant que ce problème est avant tout social et non ethnique (pour le pas dire racial), ou religieuse, comme la droite le pense.
Le fait est, que ce problème est d’ordre social, économique, et non d’origine ethnique ou religieux.

Considérer que le problème est ethnique, c’est tout simplement dire par exemple, qu’une personne, parce qu’elle est noire de peau, a commis tel ou tel acte, qu’une autre non-noire n’aurait pas commis. C’est ici toute l’absurdité du discours stéréotypé de la droite qui négocie encore avec la vision raciale des siècles derniers, qui apparaît, et qui plus est en désaccord avec les principes républicains.
À contrario, considérer que le problème est d’ordre social, c’est faire impasse sur le particularisme des personnes et par conséquent, comprendre que ce sont des causes sociales et économiques qui ont emmené certaines personnes à réaliser tels ou tels actes. Il faut alors chercher à comprendre quelles sont ces causes, les définir, afin que chacun puisse trouver et proposer une démarche pour résoudre leurs conséquences.

Le fait étant le repli identitaire, quelle en est la cause ?

La principale cause de ce repli identitaire, et le double langage que tiennent certains politiques. Ces derniers effectivement, on fait croire aux gens que pour être considéré comme français il suffisait d’être intégré. Cependant le mot intégration utilisé par ces politiques a une autre signification. En effet derrière le mot « intégration » se cache un autre mot beaucoup plus prégnant, il s’agit de l’assimilation. Rares sont les politiciens qui utilisent un tel mot, car ce dernier n’entre pas en adéquation avec les principes de la République. Selon le site toupie.org, l’assimilation en sociologie est « le processus qui permet à un étranger ou à une minorité de s’intégrer à un groupe social plus large en adoptant ses caractéristiques culturelles. L’assimilation culturelle s’accompagne en général de l’adoption de la langue, de l’adhésion au système de valeurs du groupe dominant et de l’abandon de son ancienne façon de vivre. L’assimilation peut être choisie ou être le résultat d’une politique volontariste, comme dans le cas d’un pays colonisateur désirant assimiler un peuple colonisé ». En d’autres termes, les politiques essayent depuis longtemps, de façonner un modèle d’Homme français. J’irai même jusqu’à dire qu’ils veulent lisser les différences et fabriquer des clones, similairement aux nazis qui ont tenté de le faire avec le modèle aryen. C’est tellement plus simple de gouverner des individus identiques! En fin de compte, la différence inquiète certaines personnes et pour certains plus extrémistes, c’est le maux de la société.

Il n’empêche que l’assimilation ne peut se faire. Peut-on obliger quelqu’un á être ce qu’il n’est pas ? Peut-on obliger un français ayant une culture sénégalaise, à manger des pâtes sous prétexte que ses sauces sont africaines et que l’odeur qu’elles dégagent, dérangent les bons français d’à côté qui mangent leur saucisson ? Peut-on obliger un français de culture bretonne, à se conformer à un modèle français, une culture française fantasmée et à renoncer à l’histoire qui l’a façonné? En poussant cette idée à son paroxysme, peut-on même obliger un noir à devenir blanc ? Tout cela est impossible, absurde, et les défenseurs de l’assimilation l’ont bien compris. Par conséquent, afin de résoudre ce problème qui n’en est pas un, ils mènent depuis des années la politique de l’exclusion. Effectivement, puisqu’on ne peut pas les assimiler, il faut exclure ces tâches indélébiles.

On comprend alors mieux l’exaspération de ces français exclus de la société, habitant les ghettos insalubres, et à qui on ne propose aucune perspective. Que peuvent-ils faire contre un Etat qui les exclut du fait de leur « non-conformité ». Comment peuvent-ils contre une société à qui l’on fait croire que la France est chrétienne, et qu’elle est donc incompatible avec certaines personnes ? La révolte. On comprend alors aussi l’exaspération des français « de souche », qui voient dans cette révolte, la fin de la France : leur mépris s’installe, ils ne parleront plus de LA France mais de LEUR France, construite à leur image.

Révolte, Mépris, Violence, voilà la nouvelle devise française.

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