L’utilisation d’armes « biologiques » pour EXTERMINER les amérindiens

chef amerindien

Les maladies infectieuses, en particulier la tuberculose, n’étaient pas inconnus des indiens avant 1492, mais ceux-ci n’avaient jamais été exposés à la plupart de celles que connaissaient les européens, les africains et les asiatiques. Les colonisateurs amenèrent avec eux la variole, la rougeole, la peste, le choléra, la fièvre typhoïde, la diphtérie, la malaria, la scarlatine, la fièvre jaune et certaines maladies vénériennes qui causèrent près d’une centaine d’épidémies majeures en cinq siècles. Les européens et les esclaves africains furent également touchés par les maladies, et la colonisation s’en trouva certainement ralenti. Mais les indiens, pour des raisons tout autant génétiques qu’historiques, souffrirent incomparablement plus des différentes pathologies venues d’outre-mer.

La maladie qui causa le plus de ravages fut la VARIOLE, qui s’installa en Amérique du Nord dès 1520 et balaya des groupes entiers de populations dépourvues de défenses humanitaires. La nation des Hurons, par exemple, perdit par la variole entre la moitié et les deux tiers de ses effectifs entre 1634 et 1640, suite à l’installation des Français dans les parages du lac Erié.(…) Innombrables sont les témoignages de nations détruites par la variole, de rescapés, désespérés et souvent défigurés, mettant fin à leurs jours. En 1866, notamment, une épidémie de variole ravagea les grandes plaines et tua au moins dix mille indiens en quelques mois. Chez les mandans, qui vivaient dans la vallée du Missouri, le premier cas de variole fut recensée le 14 juillet 1837. La plupart d’entre eux étaient mort le 30 juillet comme le rapporte George Catlin, qui décrit ainsi la mort de leur chef, Four Bears, qui avait pourtant réchapper à la maladie :  » Cet homme de qualité était assis dans son wigwam, et voyait tous les membres de sa famille, ses femmes et ses petits-enfants, morts autour de lui… Il couvrit les cadavres de tissus puis sortit pour s’asseoir sur une colline […] résolu à se laisser mourir. Au sixième jour, il eut encore assez de force pour revenir à sa tente, s’allonger près des cadavres, rabattre la couverture sur lui et attendre la mort, qui survint au neuvième jour de jeûne. »

Les épisodes ne survinrent pas comme une conséquence malheureuse de la colonisation, ainsi qu’on le présente trop souvent. D’abord, parce que les européens se réjouissaient souvent de l’affaiblissement des sociétés indiennes, et considéraient la variole et les autres maladies comme envoyées par Dieu. Ensuite, parce que ces maladies étaient parfois volontairement répandues : des historiens ont ainsi pu parler d’une  » GUERRE BIOLOGIQUE  » qui, au XVIIIe siècle, aurait éliminé les forces vives de plusieurs nations indiennes. Le cas le mieux documenté est celui de Fort Pitt (Pennsylvanie) en 1763, lorsque le général britannique Amherst ordonna de  » répandre la variole parmi la vermine [ Les indiens ] », à quoi son subordonné, le colonel Henry Bouquet, répondit qu’il l’avait fait au moyen de couvertures contaminées (…)

Aux maladies, il faut ajouter l’alcool. L’alcoolisme devint un problème majeur à partir de la fin du XVII e siècle. Les trappeurs et les négociants en fourrure pouvaient proposer un verre de rhum aux indiens lorsqu’ils faisaient affaire avec eux. Une fois ivres, ceux-ci étaient dépossédés de leurs fourrures. A d’autres occasions, l’alcool servait à extorquer des traités iniques, quand il n’était pas tout bonnement utilisé pour endormir et tuer. La distribution libérale d’alcool aux populations indiennes fut un moyen parmi d’autres d’affaiblir les sociétés locales.

Source : Le Livre noir du Colonialisme
Ouvrage collectif sous la direction de Marc Ferro
Editions Laffont

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Une réflexion sur “L’utilisation d’armes « biologiques » pour EXTERMINER les amérindiens

  1. Lucie sainte-croix Ferrand dit :

    N’ayez crainte Jeune Citoyen, aujourd’hui nous n’aurons plus besoin de virus pour éradiquer la planète, les hommes la détruisent avec les pesticides, contamination de l’eau, etc. Comme dit mon ami, Yves Paccalet : « < l'Humanité disparaîtra, bon débarras ! "<

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