POURQUOI VOS SALAIRES VONT BAISSER TRÈS PROCHAINEMENT?

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Pour y répondre, il faut d’abord comprendre ce qui se passe en période de crise. 

L’économie nationale étant au plus mal, l’OUVRIER ou EMPLOYÉ en vient à être obligé de RÉDUIRE SES DÉPENSES. Parallèlement, il devra AUGMENTER considérablement sa PRODUCTIVITÉavec un salaire identique ou réduit – pour combler en quelque sorte le licenciement (pour des raisons économiques ) de ses collègues. Parfois, c’est le travail à temps partiel.

Pour l’employeur « de bonne foi » – distinction doit être faite entre les PETITS PATRONS (dont une partie non négligeable des troupes va connaître « les joies » du salariat et du chômage) et les GROS EMPLOYEURS – il s’agit de « PRODUIRE » à moindre coût, en attendant que la conjoncture économique s’améliore.

Mais du fait de la RÉDUCTION des dépenses du salarié-consommateur==> Moindre consommation. Donc moins d’achats, et PLUS DE PERTES pour l’employeur. Le patron ne parvenant donc pas à vendre ses produits, du moins pas suffisamment pour escompter quelque bénéfice, il va encore baisser les prix (La concurrence l’y oblige aussi, car ce sera à qui vendra au plus bas prix à des consommateurs désormais appauvris ). Dans chaque produit, il y a une infine part du salaire de l’employé. En baissant les prix, l’employeur va donc devoir réduire – ENCORE – le salaire de ses employés restant.

Ce qui est certainement INJUSTE car ceux-ci se tuent déjà à la tâche pour conserver leurs emplois (emploi sous pression car pour un salarié mécontent, il y aura toujours des hordes de chômeurs prêts à accepter – à plus forte raison dans des pays ultra-libéraux, pays modèles pour nos chers politiques, où les allocations pour les chômeurs sont comment dire … bref…- des miettes en travaillant à la même cadence)

La situation de l’employé en vient donc à ne plus être tenable. Son épouse a été licenciée et c’est désormais un salaire pour toute la famille. Moins de vacances, de soins (dentaires, lunettes, le Bilan de santé remis à plus tard etc. ce qui est va se payer à long terme…), moins de sorties, moins de denrées alimentaires (dont le prix a paradoxalement augmenté ou perçu comme tel ), etc. sans oublier le crédit pour la maison…

De plus, étant donné que les employeurs – SURTOUT LES GROS – réclament des réductions d’impôt (Pour produire davantage et à moindre coût : la fameuse « compétitivité »), c’est le salarié moyen qui va devoir supporter toute de la charge de l’impôt. Paradoxe ! Une pression fiscale encore plus lourde en période de crise, des impôts encore plus lourds malgré un SALAIRE RÉDUIT.

* Pourquoi plus d’impôts ? Et surtout, pourquoi la charge sera t-elle plus lourde pour le salarié moyen ?

Mécanique. Assez facile à comprendre.

*Plus de chômeurs – parmi lesquels les anciens collègues licenciés de notre ami salarié – c’est plus d’allocs. Les allocs ce sont les dépenses publiques. Les dépenses publiques : L’argent du contribuable. Donc l’argent du salarié.

* les chômeurs et les pauvres ne peuvent payer des impôts conséquents. Les Gros employeurs ne veulent pas payer plus d’impôts car il faut à tout prix produire à moindre coût, être « compétitif ». Il s’ensuit dont que le charge de l’impôt revient au salarié moyen.

Il faut en outre payer les profs, les soldats, les fonctionnaires etc.

Supprimer certains postes dans le service public ne réduira pas les dépenses publiques. Car plus de chômeurs, c’est moins de crédits pour la voiture, les maisons. C’est moins d’achats etc. Bref, moins de consommation.


Il s’ensuit donc  – du fait de la perte de pouvoir d’achat des consommateurs – une ruine à court et moyen terme des petits artisans, commerçants, etc. et une concentration – ENCORE PLUS ACCRUE – des capitaux pour les gros. Dans les périodes de crise, historiquement, ce sont toujours les GROS qui s’en sortent le mieux.

 

* Comment s’en sortir ? Comment une grave et profonde crise économique en vient-elle à être « résolue » ?

Quelques cas historiques ==>

* De 1873 à 1896, l’Europe connaît une grande crise économique. Grogne sociale qui monte – donc une frayeur (!!) pour les classes possédantes – et peur pour les détenteurs des moyens de production de s’appauvrir . A titre d’exemple, voici ce que disait Cecil Rhodes, Homme politique Anglais très connu  :

«  »J’étais hier dans l’East-End (quartier ouvrier de Londres), et j’ai assisté à une réunion de sans-travail. J’y ai entendu des discours forcenés. Ce n’était qu’un cri. Du pain ! Du pain ! Revivant toute la scène en rentrant chez moi, je me sentis encore plus convaincu qu’avant de l’importance de l’impérialisme… L’idée qui me tient le plus à coeur, c’est la solution au problème social : pour sauver les quarante millions d’habitants du Royaume-Uni d’une guerre civile meurtrière, nous les colonisateurs, devons conquérir des terres nouvelles afin d’y installer l’excédent de notre population, d’y trouver de nouveaux débouchés pour les produits de nos fabriques et de nos mines. L’Empire, ai-je toujours dit, est une question de ventre. Si vous voulez éviter la guerre civile, il faut devenir impérialiste. »

Ce sera donc la « mêlée » pour l’Afrique dans les années 1880, dans cette contrée ayant connu il y a même pas quelques décennies, la traite des esclaves des siècles durant. Est-il besoin d’évoquer les tragédies causées par cet impérialisme meurtrier (travaux forcés, mutilations, exposions coloniales, prise en otage – par des sociétés très privées avec le soutien de la métropole – des femmes pour que les travailleurs puissent produire tel quantité, massacres de masse etc. )


* En 1929, la crise provoquera la montée en puissance du fascisme, et par la suite la guerre. Après la guerre, reconstruction de l’Europe, et enrichissement des USA.

***** Et aujourd’hui ?

Peut-être que la solution viendra du pouvoir d’achat des CLASSES MOYENNES qui ont émergé dans les pays du sud, et qui – du fait de l’occidentalisation – ont envie de consommer ( Pour l’environnement, l’extinction des espèces, la désertification, etc. ce sera pour plus tard : Pas besoin de s’en inquiéter car ce sera à nos gosses de payer la note [très salées ?] et pour les autres espèces animales, ben ce ne sont que des animaux…) A noter toutefois que les inégalités sont encore plus grandes dans les pays du sud. Si hausse de salaire – et du train de vie – il doit y avoir ici, ce sera toujours au dépens de la majorité ( habitants des pays du sud ) pour une minorité (habitants des pays du Nord et encore…).

 

 

Bref…

 

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2 réflexions sur “POURQUOI VOS SALAIRES VONT BAISSER TRÈS PROCHAINEMENT?

  1. Texte tres interessant et qui meriterait d’etre développé.
    Toutefois, je voudrais t’apporter quelques précisions car j’y ai tout de même lu une contre-vérité.

    Tu ecris:
    Plus de chomeurs ==> Plus d’allocs ==> plus d’impots. Car, d’apres toi, les depenses publiques, c’est l’argent du contibuable, donc l’impot.
    Sur la depense publique, ok, c’est bien l’argent du contribuable donc les impots.

    Sauf que les allocs chomage ne sont pas issus de l’impot. Enfin, ne devrait pas l’etre.

    En effet, les allocations chomage font partie de notre systeme de sécurité sociale, hérité du CNR, au même titre que notre systeme de santé (vieillesse et maladie).
    Les ressources necessaires a cette protection sont tirées du salaire socialisé. Les cotisations salariales et patronales. Ce que les patrons (tous, les gros comme les petits) appellent les charges (sic).

    Le systeme est simple:
    Tu travailles, tu verses une partie de ton salaire (cotisations salariales) dans une caisse. Ton employeur verse également dans cette caisse une partie de ton salaire (cotisations patronales).

    Lorsque tu es privé de travail, pour une raison quelconque, la solidarité puise dans la caisse pour te verser un revenu.
    Si tu es privé de travail suite a un licenciement, c’est la caisse de l’Unedic. Si c’est suite a une maladie, c’est la Securité Sociale branche maladie. Lorsque tu es trop vieux, c’est la branche vieillesse de la Securité Sociale.

    C’est en fait une partie du salaire de tous les travailleurs qui est utilisé pour pallier aux aléas de la vie qui peut toucher certains d’entre eux. Ca s’appelle la solidarité nationale.
    C’est une forme d’impot si tu veux, mais un impot specifique car destiné a une utilisation bien specifique.

    Avec la crise (qui n’en est une que pour les salariés), il y a moins de travailleurs et plus de chomeurs. Donc moins de cotisants pour plus de beneficiaires. D’où le trou dont nous rabachent les médias, les politiques, et les patrons (qui cogerent l’Unedic).
    Sauf que le trou ne vient ni du nombre de cotisants (de salariés qui bossent) qui baissent, ni du nombre de beneficiaires (de salariés privés d’emplois) qui augmentent. Mais de l’absence de cotisations patronales dans une grande majorité de cas due aux diverses éxonérations accordées.

    En éxonérant bientôt les salariés de cotisations, pour augmenter le salaire net (ce qui n’est pas une augmentation puisqu’on diminue la part de salaire due par l’employeur), on va creuser encore le deficit de l’Unedic (ou de la Secu, c’est le même mécanisme), et justifier de nouvelles baisses de prestations.

    But non avoué mais dont la réalité se voit déja: pallier l’absence de solidarité nationale par la souscription d’assurances (retraites complementaires, mutuelles, etc…) ou comment faire passer les sous de la main du Public à la poche du Privé.

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