Ce texte vous aidera peut-être à savoir de quel bord politique vous êtes…

A woman casts her vote during the presidential election, in Guatemala City

Bonsoir.

Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui ont participé à ma petite « enquête » (En effet, suite à mon questionnaire publié précédemment sur la page, certains membres ont bien voulu me répondre).

Ayant eu par le passé quelques échanges avec certaines personnes (parmi les membres de la page mais aussi dans la vie réelle, associative, etc), certaines m’ont avoué qu’elles étaient parfois quelque peu perdues et qu’elles avaient grande peine à se situer (politiquement parlant). Et qui sommes-nous pour leur en tenir rigueur ? 

Actuellement, il semble exister dans le champ politique (j’entends appareil politique stricto sensu, du moins avec les partis importants) une grosse confusion, des mélanges de « genre » doublée d’opportunisme, carriérisme, de quête de gros sous,  le tout dans un contexte assez tendu. Il s’ensuit qu’on aura des gens ne tenant point leurs promesses une fois au pouvoir, appliqueront une politique autre que leur programme initial. On trouvera dans l’opposition des gens usant d’une rhétorique issue de mouvements d’idées complètement différents. Un parti politique, pour obtenir des suffrages, est capable de « faire n’importe quoi », à plus forte raison dans un régime type 5ème République qui encourage le culte de la personnalité.

 

Du haut de mes quelques années terrestres, du fait de certains échanges, de rencontres amicales, associatives et tout autre type de rencontres(net, réseaux sociaux etc), J’ai remarqué qu’il existait quatre types de personnes( concernant la pensée politique). Loin de moi l’idée de catégoriser à tous crins, de généraliser…

 

 

PREMIÈRE CATÉGORIE

 

Il existe des personnes pensant que l’ordre « social » (Les institutions, la communauté, le droit, etc) découle de l’ordre « Naturel » (ou devrait découler de cet ordre). Qu’il existe une sorte d’état de nature. Un Etat de nature à la Hobbes « homo homini lupus ».

Ainsi dans la nature, nous expliquent t-ils, il y a des Faibles, des forts, des grands et des petits. L’ordre social, culturel, devant découler de cet ordre naturel, aussi trouveront-ils normal qu’il y ait des pauvres, des des riches, etc.

 » Si tel est devenu riche, c’est à cause de son talent ». « Si X est fortuné, c’est parce qu’il a passé des heures à bosser tel un forçat » « Si Y est pauvre, c’est sans doute qu’il ne fait passez d’effort, qu’il n’a pas pris de risques, ou qu’il n’a tout simplement pas eu l’idée géniale ou le talent nécessaire ». C’est donc une question de nature, de force. Du Darwinisme social en somme ou plutôt du Spencerisme.

Ces personnes pensent aussi que la nature humaine est constante, que l’âme humaine ne peut s’élever. Que l’Homme est un loup pour l’homme, que ce n’est que norme vu son animalité.

Il s’ensuit donc le raisonnement suivant : « il faut faire avec ce qu’on a » Il faut faire avec les rapports de Force. il est dans l’ordre des choses qu’il y ait des maîtres et des « serfs ». Peut-être n’en sont-ils pas conscients mais les pistes de solutions prônées sont cohérentes au vu de leurs positions.

Et donc, partant de ce postulat, ils auront une vision particulière du peuple, de la nation, de la culture ou de la civilisation.Une nette tendance pour ne pas dire une grande propension à clamer haut et fort « l’identité », le « sang », la « nation (exclusive) ». Etant donné que tout découle de la nature, et qu’ il n’en pourrait être autrement, L’hérédité, le sang et le conservatisme  seront des thématiques très fortes pour eux car encore une fois l’ordre naturel et donc social ne peut évoluer, être changé, etc.

L’ordre enfin sera aussi une idée qui comptera beaucoup car mieux vaut l’ordre que la justice ou  l’injustice  vaut mieux que le désordre. Il s’agit de préserver l’ordre établi. C’est de la conservation sociale. La justice (sens le plus noble) sera secondaire. Aussi auriez-vous souvent tendance à entendre la locution latine suivante : « Dura Lex, Sed Lex  » ==> la loi est dure, mais c’est la loi. La loi, plus que l’expression de la volonté générale, procède – selon eux – de cet ordre naturel fantasmé, elle a pour rôle de « conserver ».  Donc, même si elle est profondément inique, elle est telle les lois sacrées, religieuses d’antan. Il convient de la respecter.

 

 » D’un âne, on n’en fera JAMAIS un cheval de course » tel pourrait être leur credo.

Ils auront donc tendance à être plutôt conservateurs et/ou libéraux  et penser qu’il est dans l’ordre des choses qu’il y ait des inégalités sociales (puisqu’il y a des inégalités naturelles), que la liberté importe plus que l’égalité (Qui nivelle selon eux par le bas, et les hommes ne sont pas égaux).

Le « collectif » ne servira qu’à protéger les siens, l’autre étant un potentiel danger pour la communauté. Se référant à un ordre primitif, ordre où c’est le chef qui guidait la meute, ils auront tendance à affectionner les leaders, les hommes providentiels, les gourous. Une culture du chef donc. C’est essentiel car le collectif ne saurait se mouvoir tout seul. Il faudra toujours un berger, un monarque, etc. 

La compétition sera un thème récurrent car le fait qu’il y ait des vainqueurs et des vaincus est naturel et participe d’ailleurs du progrès. La concurrence est donc essentielle.

 De leur lexique, vous ne trouverez jamais, ou du moins rarement, des mots comme « idéal », « espoir », « égalité » changement », « révolution » et c’est tout à fait normal car rien ne saurait et ne devrait troubler l’ordre établi.  C’est plus qu’une simple opinion, c’est une vision du monde que je respecte mais que je ne partage pas, mais alors absolument pas. 

 

SECONDE CATÉGORIE

La seconde catégorie, c’est la majorité de la population. Je ne les qualifierai pas d’ indépendants (Je n’y crois pas beaucoup) mais plutôt de gens qui « tâtonnent ». Plus ou moins influençables. Je m’explique.

Ces personnes n’ont jamais eu à réfléchir profondément sur le sujet. Elles voguent plutôt via le bateau de la vie au gré des tempêtes et des accalmies. Ces gens auront tendance à réfléchir de telle façon ou faire tel choix en matière de gestion de la cité parce que( ce que je nommerai )« des relais d’opinions » auront telles idées plutôt que d’autres. [Dans les années 50, le sociologue Paul Lazarsfeld « a mis en exergue les effets des médias sur les individus, ainsi que l’influence des cercles « intimes » des individus sur leurs comportements électoraux (élections américaines de 1940 notamment). Lazarsfeld était notamment convaincu de l’importance des interactions sociales dans la construction des opinions. ». C’est la théorie de la communication à double étage. Ce sociologue partait du principe qu’en réalité, les individus étaient en fait peu perméables aux média mais faisaient des choix électoraux en fonctions des individus influents. Tel un père de famille plutôt de droite, et qui, au gré de ses commentaires sur l’actualité à la TV, ses opinions, façonnera l’opinion de ses jeunes enfants, influencera son épouse, ses amis etc.] Ce n’est qu’une théorie, mais elle est tout de même assez intéressante. 

Certaines opinions émises par ces « relais d’opinion », plus ou moins influents, seront donc disponibles dans l’environnement immédiat : Les amis, la Famille, collègues, Le conjoint etc.

Un exemple, certes caricatural, mais fort à propos pour le cas présent. J’eûs à débattre une fois avec une amie.

Elle : Ah, mais je n’aime pas ce candidat.Il peste,  il crie, bref il m’insupporte au plus haut point. Je préfère plutôt X car il bouge beaucoup, il y va, il se lâche. Quant à l’autre, il est tout juste mou et arrogant.

MOI : Tu t’intéresses à la Res publica. Tu m’en vois bien aise. Aurais tu juste l’amabilité de me citer deux mesures  de X  ? Et celui qui éructe, peste, gronde ? Qu’a t-il dit que tu puisses trouver choquant, irrévérencieux, infondé ? Juste deux exemples s’il te plait, afin que nous puissions échanger de manière constructive. Et enfin, celui qui est tout mou, quelles sont les idées avec lesquelles tu es en désaccord ? Juste deux idées.

Elle : …..

Moi : Oui, je t’écoute ….

j’ eus aucune réponses. En fait, elle avait fait son « choix » (ou ce qu’elle croyait être son choix ) parce que, et je l’ai compris par la suite, dans sa famille, on était plutôt de telle sensibilité. Et au gré des commentaires de ses proches, des gens qui l’entouraient, elle avait fini par s’auto-persuader que cette sensibilité était sienne etc….
C’est donc via ces « relais sociaux», en grande partie du moins car les média jouent aussi un rôle très important, que ces gens feront tels choix, qu’ils auront telles idées plutôt que d’autres etc. Ces gens auront plus de facilité à faire des choix dits politiques  en se basant sur la personnalité de tel candidat par rapport à un autre candidat, excluant les idées. Ainsi, si quelqu’un « présente » bien à la télé et qu’il est « approuvé » par les « relais d’opinion », il est fort à parier que la perception qu’ils auront de ce candidat-marketing n’en sera que plus positive. A contrario, si le candidat est dépeint d’une manière négative par les média et mal perçu par les « relais d’opinion », la perception qu’il en auront sera assez négative.

On observera qu’ils auront une tendance à être « indifférents ».  Attention, je ne suis pas en train de dire que ce sont des êtres insensibles,  MAIS comme ils ne se sentiront pas directement concernés, ils ne feront pas l’effort de s’impliquer et de s’interroger quant à la gestion de la vie de la cité, de la communauté.

Et je tiens aussi à préciser que c’est fort compréhensible dans bien des cas : En effet, quand il est difficile de terminer le mois, quand on trime, on fait des métiers pénibles pour nourrir sa famille, ou quand la vie n’a pas été tendre avec vous, il se peut que l’énergie (voire l’envie de penser à des concepts abstraits) manque. Il y a tant de raisons et ce monde est si compliqué…

 

 

TROISIÈME CATÉGORIE

Il existe enfin des personnes  pensant que l’ordre « social » (Institutions, communauté, culture, etc) est à différencier de l’ordre naturel.

Ces gens pensent que les DIFFÉRENCES naturelles ne justifient en rien les « inégalités » liées à la richesse, que la nature ne saurait expliquer cet état de guerre permanent entre individus. Les inégalités de fortune sont des inégalités du fait de l’Homme, de son coté « social », « culturel ». Cet état permanent de guerre, de dominants et de dominés, il convient de le changer, de le modifier. Allez! Soyons fous. Pourquoi pas le renverser? Ces gens pensent qu’il n’est donc point d’horizon indépassable.

Ces gens pensent également que L’homme peut évoluer, et qu’il y a des institutions (mais pas que) permettant d’arriver à cet état de fait, ou du moins tendre vers cet état de fait. Ces gens ne sous-estiment et ne nient aucunement le fait que l’Homme soit un être de nature et donc de chair, mais soutiennent que l’Homme est aussi une âme, un esprit, que l’Homme est aussi un « être culturel ». Il vous arrivera donc de trouver dans le vocabulaire de ces gens des mots comme « révolution »pour renverser l’ordre établi, « réformes sociales » ; « Réformes institutionnelles », « Libertés individuelles », « collectif », « association », « Justice « , « équité » et tant d’autres…
Ces gens vous diront que s’il est vrai qu’il peut arriver que le Mâle dicte parfois sa loi ( et c’est d’ailleurs pas souvent le cas !) dans la nature, les hommes ne sauraient revenir à un état antique où les femmes étaient considérées comme inférieures, des biens meubles comme n’ayant pas le droit de participer à la gestion de la cité .

Et comme la culture ne découlera pas forcément de la nature à leurs yeux ou ne devra pas forcément en découler, ils auront une vision autre des peuples, des nations, des civilisations etc. Ce seront pour eux des constructions humaines ayant été érigées au fil du temps, constructions mouvantes, changeantes au vu de l’Histoire humaine, et non des constructions divines ayant existé de tout temps etc. Ces gens ne nieront en aucun cas les héritages, les particularismes, les identités mais ces identités, ces héritages, ce « sang » ou ces « nations » ne seront pour eux en aucun cas des barrières, des entités mortes car immobiles, des  frontières mais plutôt des étapes, des cellules faisant partie du même corps, des entités vivantes car en mouvement.

Le « choix » aura aussi une place importante dans leur façon de voir le monde, de l’appréhender car le choix, c’est aussi le refus, c’est l’affirmation de l’être, c’est la vie au plus haut degré, c’est la volonté de ne point plier l’échine face au destin, face à la fatalité. Choix qui ne devra pas ci-possible porter atteinte au corps social, porter atteinte aux libertés et à la quête de bonheur de tous les individus formant ce collectif, cette communauté.

Le « collectif » donc, pour ces personnes, ne sera pas exclusif, pas une barrière. L’autre sera vu comme une sorte potentiel allié, ami, voir futur membre de ce collectif pouvant participer à l’élévation commune même si, selon un mythe bien répandu, il est bien plus facile de se méfier d’autrui que d’avoir confiance en cet autre « MOI ».

Enfin, ces gens vous diront aisément que le propre de la nature est le changement, l’adaptation et que ce que le premier groupe nomme « ordre naturel intangible » n’est que le résultat d’une série d’adaptations du règne végétal, du règne animal. La nature ne résume point à la concurrence entre espèces, entre animaux. Du moins, pas uniquement. La nature, le règne animal et végétal, C’est aussi la coopération des êtres pour échapper à des prédateurs, pour protéger une reine, pour nourrir des petits, pour se perpétuer etc.

La nature n’est pas statique. La nature est vie, mouvement, changement car tout est mouvement. Le mouvement, c’est la vie. L’inertie, l’immobilité, c’est la mort.

Que même ceux s’auto-proclamant  protecteurs de la culture oublient que la plupart des cultures, à plus forte raison la notre de culture, procède d’apports culturels autres. Pour ne prendre qu’un exemple familier, La langue Française ne témoigne t-elle pas de cette multitudes d’apports qui a fait son originalité ? Voyez donc le Français, issu du latin, des dialectes locaux (Gaulois, ligure) ayant des emprunts orientaux, anglo-saxons, espagnols etc ( ceux qui ont lu des ouvrages sur l’histoire de la langue française ou qui ont des connaissances en linguistique savent de quoi je parle).

Il y aurait tant de choses à dire mais il n’est nul besoin d’en faire un roman.

« Il faut respecter les anciens, mais ne pas les vénérer » telle pourrait être leur credo.

 

QUATRIÈME CATÉGORIE 

Enfin, Je ne pouvais pas ne pas aborder le dernier type de personnes. Certains se réclament volontairement des deux bords (Premier type et troisième type).

 » Droite des valeurs, gauche du travail ». « National-socialiste. » « Révolution nationale » « Socialiste-libéral »  » Capitaliste anti-riche » « Conservateur-progressiste »  » croyant-athée »  tant d’autres exemples…

Je ne saurais dire si c’est conscient, inconscient… Stratégie ou pas ? De Bonne foi ou pas pour la majorité de ces gens. Surement un peu de tout cela.

De ces gens, vous entendrez dans le même temps des appels à un changement de l’ordre social, non dans une quête d’un nouvel ordre, non dans une tendance d’évolution, mais pour revenir à un ordre naturel fantasmé. Ils en appelleront toujours à un état de révolution permanente ce qui est plutôt contradictoire si l’on veut rester figé.

Ces gens auront aussi tendance à constater les problématiques actuelles mais en pointant du doigt non pas le système (et donc l’ordre social, culturel présent) mais plutôt et uniquement les personnes. Un mélange de concepts fortement antagonistes sans oublier un goût certain pour tout ce qui est gourou et le fait se sentir investi d’une mission quasi divine :  » éclairer les moutons « . Une avant-garde éclairée quoi avec des affirmations ne pouvant souffrir d’objections, de doutes. « C’est comme cela et pas autrement. Quoi ?! Tu diverges ? Tu es donc un mouton !  »

Beaucoup de ces gens, encore une fois peut-être de bonne foi…

 

Quelques précisions supplémentaires :

Il va sans dire qu’on peut évoluer, changer d’avis.

De mon propos, n’y voyez aucun besoin de caricaturer. Je suis issu d’une famille étant à des années-lumières des mes opinions.

J’ai voulu éviter, à dessein, d’évoquer les termes « droite »,« gauche » car c’est sous la révolution qu’on assiste au sens plein du mot « gauche », « droite ». Par contre, je maintiens que ces oppositions se rencontrent partout, pas qu’en occident. Ce sont des visions différentes qui dépassent le clivage « gauche »/« droite », du moins tel que compris en France, voire en Occident.

Concernant le troisième type et le premier type, il y a de multiples tendances, j’en conviens, mais elles procèdent et je le crois fortement, en majorité, des raisonnement citées au-dessus.

Mon propos ne porte pas sur la politique politicienne.

 

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12 réflexions sur “Ce texte vous aidera peut-être à savoir de quel bord politique vous êtes…

  1. Très bonne analyse. Difficile en effet de former des « catégorie » de personne. Vouloir enfermer les opinions dans un parti, ou dans un bord politique, ne fait que refléter, de façon déformé et un peu grossière lesdites personnes. Et la généralisation reste un piège. Ceci dit, les thématiques évoqués ici sont intéressantes. A méditer.

  2. Adam' dit :

    Intéressant ce petit récit, une fois de plus je ne peux penser que cela nous dépasse un peu ! je n’ai guère compris la dernière personne par contre !

  3. Well... dit :

    Pourquoi ne pas citer les auteurs de beaucoup de citations que vous empruntez ? Et, l’état de nature que vous avez évoqué est celui de Hobbes, mais prenez celui de Locke et vous verrez quelques nuances extrêmement intéressantes se profiler. Aussi, (et je dis ça d’une manière plutôt constructive puisque je trouve cet article pas mauvais du tout) je n’aime pas trop la conclusion qui est de dire chacun son opinion : toutes sont valides. Et je n’aime pas non plus la posture que vous prenez en présentant d’une manière figé tout ceci comme si justement ces visions que vous présentez n’évoluaient jamais et étaient des vérités générales et universelles. C’est le manque de nuance que j’ai à vous reprocher, et le titre aussi…

  4. genomeX dit :

    Qu’il va y avoir des surpris !!

  5. Gilles dit :

    Je pense que l’on trouve de tout dans la nature. Il y a autant de coopération que de compétition, de la monogamie et de la polygamie, de la violence et de la bienveillance. Mais on attire notre regard dans une certaine direction. La « Loi de la jungle » violente et cruelle a été mise en avant par ceux qui s’en servent pour justifier leur position dominante et leurs actes immoraux.

  6. jeunecitoyen dit :

    A reblogué ceci sur jeunecitoyenet a ajouté:

    CE TEXTE VOUS AIDERA PEUT-ÊTRE À SAVOIR DE QUEL BORD POLITIQUE VOUS ÊTES…

  7. Philiber Té dit :

    « Ils auront donc tendance à être plutôt conservateurs et/ou libéraux »

    Attention, la première catégorie que vous définissez ne peut être celle d’un libéral ! Il y a de nombreuses incohérences et incompatibilité avec le libéralisme dans cette description : l’ordre naturel, le concept de nation, la définition du collectif, l’intérêt pour les leaders, etc…

    Je vous invite à lire cet article (et pourquoi pas, à imaginer une 5ème catégorie pour les libéraux qu’on ne peut pas classer pour l’instant) :
    http://gdrean.perso.sfr.fr/articles/libsocietal.html

    • jeunecitoyen dit :

      Bonjour. Merci pour le lien. J’y jetterais un coup d’oeil. Quelles incompatibilités SVP ?

      • Philiber Té dit :

        Un exemple :
        « La loi, plus que l’expression de la volonté générale, procède – selon eux – de cet ordre naturel fantasmé, elle a pour rôle de « conserver ». »

        Si l’on considère que la loi doit préserver un ordre social défini, il s’agit de constructivisme. « Conserver » renvoie effectivement à une inertie forte dans la société (conservatisme), qui s’appuie ici sur la coercition (par définition, anti-libéral). Or les libéraux sont opposés à cette conception de la loi et à cette mission de l’État. Au contraire, la loi découle du Droit Naturel (et non pas d’un ordre naturel) et elle doit donc assurer les libertés individuelles et fondamentales des citoyens, autrement dit un cadre législatif / constitutionnel et non un ordre social.

        Un autre exemple :
        « Le « collectif » ne servira qu’à protéger les siens, l’autre étant un potentiel danger pour la communauté. »
        Si on parle de l’immigration par exemple, l’autre n’est pas considéré comme un danger pour le libéral. Au contraire, tant qu’il n’atteint pas aux libertés des individus, il est un potentiel allié / partenaire avec qui il est intéressant d’échanger pour atteindre des objectifs (échange et association librement consentis qui profite aux deux participants). Cette conception de l’autre comme un individu qui a ses défauts et ses avantages, entre alors en contradiction la « nation (exclusive) » qui restreint l’individu à son origine, sans considération aucune pour sa valeur personnelle.

        Un dernier exemple :
        « C’est essentiel car le collectif ne saurait se mouvoir tout seul. Il faudra toujours un berger, un monarque, etc.  »
        Là, c’est totalement en opposition avec le libéralisme ! Le collectif est l’association d’individus qui partagent une même vision des choses, veulent se diriger vers un même objectif, etc… Soustraire cette volonté générale (qui n’est autre que la somme des volontés individuelles), pour la concentrer dans un unique personnage, c’est sous entendre que les individus à l’initiative de ce « collectif » ne sont pas capables de juger ce qui est dans leur intérêt : ils ne sont plus libres, volontaires ou responsables. Or ce sont des caractéristiques primordiales pour une société libérale.

    • jeunecitoyen dit :

      J’ai dit libéraux ET/OU conservateurs. Pour les libéraux, il est tout à fait normal qu’il y ait des inégalités de richesse. Ceux-ci croient en outre à la concurrence, à la compétition.

    • jeunecitoyen dit :

      Merci pour votre réponse. Tout d’abord, Comme je vous l’ai dit précédemment, j’ai dit plus hait ==> ET/OU. Ils pourront être soit conservateurs, soit libéraux, soit les deux.

      Ensuite, Je diverge quelque peu de votre définition du libéralisme. Vous me semblez avoir une sensibilité libérale, et si j’ai raison, vous n’êtes pas au point d’ignorer qu’il y a différentes branches dans le libéralisme ==> Anarcho-syndicalisme, les partisans de l’Etat minimaliste, les libertariens à ne pas confondre avec les libertaires, les liberaux classiques, les liberaux-conservateurs etc. Adam Smith, Say, Ricardo, Hayek ou friedman, Henri David Thoreau, John Locke sont des auteurs liberaux mais on observe tout de même certaines différences, et pas des moindres.

      Enfin, J’observe que les libéraux s’accommodent parfois de ces lois visant à « conserver ».
      Francois guizot, libéral de son état (monarchie de juillet : Monarchie conservatrice dont le pouvoir de délibération n’était accordé qu’à 200 000 électeurs en raison de leur fortune) n’en était-il pas un parfait exemple ? Quid de Pinochet ? De Ronald Reagan ou de la dame de fer?

  8. LaKapsule dit :

    Bonjour,

    La plupart du temps, quand je viens lire vos textes je lâche au bout d’un moment. Je n’arrive jamais à aller jusqu’au bout, c’est dommage. Je les trouve largement trop développés. Mais peut-être que le sujet ne m’intéresse pas assez.

    Bonne journée. 🙂

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