La nouvelle devise Francaise: « Révolte, Mépris, Violence  »

drapeau

 

La France est outragée, la France est brisée, la France est martyrisée, mais la France doit se relever !

Outragée par des individus dont la valeur de liberté importe peu, brisée par des individus dont la valeur vichyste de la famille compte plus que celle de la fraternité, martyrisée par des individus dont la valeur d’égalité est assimilée à de l’assistanat. La France doit se relever et lutter contre la facilité des idées et contre la rhétorique que l’extrême droite propose. Au fur et à mesure que ses idéaux pénètrent la foule, les français se radicalisent, divorcent, et se méprisent.
Je n’apporterai ici que mon seul point de vue quant à la radicalisation des individus, et en particulier, de ceux que l’on nomme « immigrés » car on se refuse à les considérer comme français, ainsi que ceux que l’on nomme « français de souche », pour les rassurer à tort, qu’ils sont effectivement français pur-sang et surtout blanc, détail qui tend à devenir la norme nouvelle pour appartenir à la nation Française.

La France, parlons-en. Territoire comptant aujourd’hui près de 65 millions d’individus, la France qu’on le veuille ou non, est un pays composé d’individus nés d’un brassage de peuples barbares, tels que les Huns, les Ostrogoths, les Normands. Aussi peut-on prendre pour exemple le comté de Nice qui fut jadis italien (territoire annexé en 1793 par la Première République française), alors que dans le même temps, certaines villes du Sénégal étaient françaises depuis la Révolution ! La théorie du français de souche apparait alors comme profondément débile.

Pourtant, les médias aujourd’hui qui sont censés nous offrir une information réfléchie, mettent très souvent à découvert les origines de la personne si cette dernière n’est pas française, sous-entendu « de souche », donc pas française du tout. Ce non-dit affecte inconsciemment les individus qui alors se retrouvent, ou non dans cette conception fantasmée de la France. Finalement, on observe une population française divisée selon des critères ethniques et religieux, d’un côté les français de souche, de l’autre, le reste, que certains aiment à qualifier de « racaille », « d’assistés » ou de « français de papier ».

Il convient alors d’établir les conséquences d’une telle scission de la société, tout en se demandant quelles en sont les causes, afin de réfléchir à des solutions, et ce, pour ne pas sombrer dans les discours profondément démagogiques de la droite et de l’extrême droite qui tendent à la facilité.
« Vérifions bien les faits avant de nous inquiéter de la cause »
On s’accorde tous à dire, à gauche, comme à droite, surtout à droite, qu’il y a en France, un sérieux problème d’intégration.

Qu’est-ce que l’intégration d’ailleurs ?

L’intégration c’est devenir membre d’un pays, par l’adoption de ses valeurs et des normes de son système social. Deux conditions sont nécessaires pour être intégré: il faut tout d’abord une volonté de la personne de s’insérer, et de s’adapter au pays. La deuxième condition est la capacité intégratrice de la société, celle-ci doit accepter les différences et les particularités des individus qui souhaitent s’insérer .

La réalité que traverse la France est tout autre malencontreusement. On constate effectivement qu’une partie des français ne veulent plus coexister, et ces derniers s’enferment dans une bulle, c’est ce que l’on nomme en sociologie, le repli identitaire. Il semble qu’il se caractérise par deux comportements que l’individu adopte. Il y a tout d’abord une expression que l’on pourrait qualifier de « visuelle », de l’identité de la personne puis une expression « physique », due à la dualité des différentes identités.

L’expression visuelle est marquée par le port, par exemple, de symboles religieux chez une personne qui auparavant n’était pas croyante (port d’une croix, du voile), ou par le dénigrement du drapeau français et en n’en arborant un autre, porteur d’autres valeurs. L’exemple flagrant est la mobilisation des bonnets rouges, où l’agitation du drapeau breton symbolise un certain repli identitaire dû au mécontentement des manifestants qui pensent être trahis par le gouvernement actuel. De même, l’agitation du drapeau algérien à la place du drapeau français signifie que les gens qui l’agitent sont bouleversés par une France qui ne les considère pas.

L’expression physique quant à elle est le deuxième degré de conséquence du repli identitaire. C’est l’action. Les individus n’étant plus rassemblés autour de valeurs communes, de normes communes qui sont celles de la République, il se forme des groupes communautaires ethniques, culturels, religieux principalement, tous voulant défendre et protéger leurs principes qui ne s’apparentent pas à ceux de la République. Ces groupes entre en collision, au sens propre du terme. Ainsi la droite parle de racisme « anti-français », « anti-blanc », toujours sous-entendu « de souche », pour dénoncer les dérives, qui peuvent être violentes, des immigrés, pour ne pas dire français. La gauche quant à elle justifiera ces dérives en avançant que ce problème est avant tout social et non ethnique (pour le pas dire racial), ou religieuse, comme la droite le pense.
Le fait est, que ce problème est d’ordre social, économique, et non d’origine ethnique ou religieux.

Considérer que le problème est ethnique, c’est tout simplement dire par exemple, qu’une personne, parce qu’elle est noire de peau, a commis tel ou tel acte, qu’une autre non-noire n’aurait pas commis. C’est ici toute l’absurdité du discours stéréotypé de la droite qui négocie encore avec la vision raciale des siècles derniers, qui apparaît, et qui plus est en désaccord avec les principes républicains.
À contrario, considérer que le problème est d’ordre social, c’est faire impasse sur le particularisme des personnes et par conséquent, comprendre que ce sont des causes sociales et économiques qui ont emmené certaines personnes à réaliser tels ou tels actes. Il faut alors chercher à comprendre quelles sont ces causes, les définir, afin que chacun puisse trouver et proposer une démarche pour résoudre leurs conséquences.

Le fait étant le repli identitaire, quelle en est la cause ?

La principale cause de ce repli identitaire, et le double langage que tiennent certains politiques. Ces derniers effectivement, on fait croire aux gens que pour être considéré comme français il suffisait d’être intégré. Cependant le mot intégration utilisé par ces politiques a une autre signification. En effet derrière le mot « intégration » se cache un autre mot beaucoup plus prégnant, il s’agit de l’assimilation. Rares sont les politiciens qui utilisent un tel mot, car ce dernier n’entre pas en adéquation avec les principes de la République. Selon le site toupie.org, l’assimilation en sociologie est « le processus qui permet à un étranger ou à une minorité de s’intégrer à un groupe social plus large en adoptant ses caractéristiques culturelles. L’assimilation culturelle s’accompagne en général de l’adoption de la langue, de l’adhésion au système de valeurs du groupe dominant et de l’abandon de son ancienne façon de vivre. L’assimilation peut être choisie ou être le résultat d’une politique volontariste, comme dans le cas d’un pays colonisateur désirant assimiler un peuple colonisé ». En d’autres termes, les politiques essayent depuis longtemps, de façonner un modèle d’Homme français. J’irai même jusqu’à dire qu’ils veulent lisser les différences et fabriquer des clones, similairement aux nazis qui ont tenté de le faire avec le modèle aryen. C’est tellement plus simple de gouverner des individus identiques! En fin de compte, la différence inquiète certaines personnes et pour certains plus extrémistes, c’est le maux de la société.

Il n’empêche que l’assimilation ne peut se faire. Peut-on obliger quelqu’un á être ce qu’il n’est pas ? Peut-on obliger un français ayant une culture sénégalaise, à manger des pâtes sous prétexte que ses sauces sont africaines et que l’odeur qu’elles dégagent, dérangent les bons français d’à côté qui mangent leur saucisson ? Peut-on obliger un français de culture bretonne, à se conformer à un modèle français, une culture française fantasmée et à renoncer à l’histoire qui l’a façonné? En poussant cette idée à son paroxysme, peut-on même obliger un noir à devenir blanc ? Tout cela est impossible, absurde, et les défenseurs de l’assimilation l’ont bien compris. Par conséquent, afin de résoudre ce problème qui n’en est pas un, ils mènent depuis des années la politique de l’exclusion. Effectivement, puisqu’on ne peut pas les assimiler, il faut exclure ces tâches indélébiles.

On comprend alors mieux l’exaspération de ces français exclus de la société, habitant les ghettos insalubres, et à qui on ne propose aucune perspective. Que peuvent-ils faire contre un Etat qui les exclut du fait de leur « non-conformité ». Comment peuvent-ils contre une société à qui l’on fait croire que la France est chrétienne, et qu’elle est donc incompatible avec certaines personnes ? La révolte. On comprend alors aussi l’exaspération des français « de souche », qui voient dans cette révolte, la fin de la France : leur mépris s’installe, ils ne parleront plus de LA France mais de LEUR France, construite à leur image.

Révolte, Mépris, Violence, voilà la nouvelle devise française.

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