LE COMMUNAUTARISME

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Bonjour chers amis.

Je souhaite vous entretenir, en peu de mots, d’un sujet fort polémique en ces temps troublés : Le communautarisme.

Voyez-vous, en temps de crise (donc de plus en plus de rareté de ressources pour les membres formant une nation), il est aisé et d’habitude de regarder avec suspicion son voisin :

« Comment ? Pourquoi ne fait-il pas un effort pour s’intégrer ? » « Ces gens-là profitent de notre gentillesse », « Ils veulent imposer ceci, cela »

Je ne puis prétendre qu’il n’y ait de raisons pour en venir à penser ainsi, mais je pense qu’ils se trompent.
Il est naturel pour l’Homme de désirer d’être parmi les siens. N’est-on plus à l’aise du fait de la présence de nos amis ? De Notre famille?
Imaginez que vous deviez aménager ailleurs, du fait de votre emploi ou de vos études, ne seriez-vous pas heureux de retrouver des anciens camarades de classe ? De retrouver des amis d’enfance ?
Pourquoi croyez-vous qu’à l’étranger (pays étrangers) des gens de même nationalité vivent côte à côte ? Partagent les mêmes activités ?

Imaginez que vous vous retrouvez en Chine du jour au lendemain : Les codes ne sont pas les mêmes. Vous comprenez très peu la langue, voire pas du tout. Vous n’y avez aucune connaissance. Ne seriez-vous pas heureux de retrouver un compatriote avec qui échanger ? N’essaieriez-vous pas de nouer et garder contact ?

Ce phénomène de communautés, on l’observe partout et c’est naturel. Là où cela pose problème, c’est lorsque l’individu ne parvient pas à faire « sien » sa nouvelle patrie, sa nouvelle mère adoptive. Je pense mais je puis me tromper que lorsqu’on est en présence d’un tel cas, (Car contrairement à la croyance commune, je ne crois en rien au sentiment d’échec ambiant concernant l’intégration bien que je ne nie pas de problèmes ci et là), le faute revient au nouvel arrivant mais aussi à l’entité ou au corps qui l’accueille. Pourquoi ?

Prenons un cas simple. Tout le monde connait le passif existant entre la Chine et le Japon. Imaginez qu’un japonais, du fait de sa conjointe chinoise, doive s’installer En Chine. Il est fort heureux, et il se dit qu’il découvrira un autre monde, une autre culture. Et imaginez qu’il s’installe dans une localité où la mémoire des tortures infligées par les occupants japonais est encore présente, et que celle-ci, malgré le temps passé, ne s’est point dissipée. Je pense qu’il est aisé de percevoir des sentiments négatifs dans le regard des gens. Il est fort à parier que notre japonais aura écho des mauvaises langues sur ce nouveau couple bi-national installé dans le quartier, l’une des conséquences notables étant que lorsqu’on est en milieu hostile ou « perçu » comme tel(et j’insiste sur le mot perçu), on a tendance à se fermer. Imaginez que ce japonais rencontre d’autres compatriotes par la suite. Ne pensez-vous pas qu’il aimera à rester avec eux ? A partager anecdotes, plaisanteries etc ?

A qui la faute ? Aux deux. A l’arrivant et aux locaux. En ne se faisant pas violence pour aller vers les autres, il aura nourri les préjugés des autres à son égard. Les locaux, en n’essayant pas de connaître le « nouveau » auront nourri ses préjugés à leurs égards. D’où viennent les préjugés si ce n’est de la tentative de l’être humain à combler son ignorance sur telle contrée ou tel individu ? Qui d’entre vous n’a pas connu cette personne âgée (ou moins âgée) qui disait « Je n’aime pas les arabes sauf le voisin Hamed qui est sympa»; « Je n’aime pas les noirs sauf notre ami, Thomas d’origine martiniquaise qui est différent ». Qui d’entre vous n’a pas entendu parler des gens qui sont xénophobes alors que dans leurs localités, ils n’ont eu à rencontrer aucun étranger ou personne d’origine étrangère ? Ils n’ont eu aucun souci avec « des étrangers » ? Lorsque nous échangeons avec des personnes, nos opinions (même les plus négatives) sur ces personnes se nuancent. C’est donc la raison pour laquelle, je considère que si un tel cas se présente à nos yeux, la faute ne revient pas à une personne.

A l’échelle nationale, il est bien beau de parquer des gens venant d’ailleurs ou de même classe sociale tout en dénonçant jour après jour TOUJOURS LES mêmes personnes, et de s’offusquer du fait que ceux-ci aiment à rester entre eux. Il est bien beau d’entendre les mecs d’extrême-droite vouer aux gémonies « le métissage » tout en dénonçant les gens qui n’aiment point se mélanger, qui aiment rester entre eux. Le métissage n’est-il pas l’une des meilleures assimilations ? Les Francs et les gallo-romains ne se sont-ils pas unis et mélangés pour fonder une même corps ?

Si vous voulez qu’il y ait moins de communautarisme, alors il importe qu’il y ait des efforts des deux cotés. Si vous n’êtes point prêts à faire de tels efforts, alors ne vous étonnez point que le « communautarisme » (au sens péjoratif du terme )perdure.

C’était là encore le blabla d’un bisounours

Le jeune citoyen

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8 réflexions sur “LE COMMUNAUTARISME

  1. Anonyme dit :

    merci jeune citoyen, j’adhère complètement.

  2. Luisa Lahmer dit :

    tres bien redige et tout a fait d accord mais ce ne sont pas ses quelques lignes qui feront changer les choses actuel

  3. Anonyme dit :

    Je suis d’accord également mais je te pense trop dans le politiquement correct. Comme tu l’as dit, voilà là beaucoup de blabla qui n’a pas d’intérêt particulier, si c’n’est celui d’enfoncer des portes ouvertes.. Vas plus loin dans tes idées et sois plus précis dans les mécanismes politiques, économiques, et sociaux que tu abordes. Puisque tu sembles t’intéresser à de nombreux sujets politiques, tu dois disposer de pas mal de connaissances ; pourquoi ne pas nous faire part de tes solutions, les choses auxquelles tu penses pour faire avancer le Ch’mil blic ? 🙂

    • Amazoniaque dit :

      Des portes ouvertes… pour quiconque a un cerveau fonctionnel oui, mais pour tant d’autres incapables de réfléchir un minimum, je pense que ce n’en sont pas. Si c’étaient des portes ouvertes pour tout le monde – alleluiah !, cela voudrait dire que tout le monde est doté d’assez de conscience pour que ce genre de problèmes n’existe pas. Il me semble.

    • Amazoniaque dit :

      Cher anonyme,
      Les gens qui affectionnent cette expression « enfoncer des portes ouvertes », ne proposent généralement rien. Ils se contentent de dire « vous enfoncez des portes ouvertes », et s’en vont comme ils sont venus.
      Que faites-vous, vous, pour faire avancer le schmilblik ?

      Vous fallait-il un article redondant de sources journalistiques, historiques, sociologiques, philosophiques, suffisamment abscons pour qu’on n’y comprenne rien au final ? Pour moi, dans cet article, l’essentiel est dit. Nul besoin de fioritures ni d’aller chercher midi à quatorze heures pour exprimer les choses les plus simples.

  4. Lallie Pat dit :

    La peur de « l’autre »… celui qui arrive et celui qui reçoit, différentes cultures qui se heurtent, de tous temps cela a existé.
    Il y avait « avant » un autre paramètre qui existait et faisait que les choses étaient bien différentes ça s’appelait le partage, la solidarité par nécessité souvent. Et ce paramètre forçait en quelque sorte les choses à évoluer.
    On avait besoin des connaissances, de la complémentarité « des autres » pour survivre, alors on échangeait, on apprenait à reconnaître la valeur de l’autre et ainsi à le respecter. Ne croyez pas que » je vous parle d’un autre temps que vous ne pouvez connaître », non il s’agit d’un « temps pas si ancien », où l’on se réunissait pour parler, échanger, écouter… oui écouter « l’autre »… bien sur, tout n’était pas idyllique et il arrivait souvent que des conflits naissent, mais toujours par nécessité ils s’atténuaient pour le bien de tous.
    Aujourd’hui, l’isolement conjugué avec l’accès facilité aux médias, génère par la force des choses, une absence de « besoin individualisé de l’autre ».
    L’individu disparaît au profit de la masse et la masse fait peur. Puis, pour peu qu’un élément de la masse « dévie » et par l’intermédiaire des médias, l’individu ne dissocie plus la masse de l’individu.
    Dans son isolement, sa crainte devient incontrôlée, démesurée…

    Ne prenez pas tout ce qui précède à la lettre, ceci n’est qu’une réflexion ou plutôt un regard.
    Bonne soirée à toutes et tous.
    Une citoyenne ordinaire.

  5. Nathalie dit :

    Merci beaucoup pour ce billet. Je suis une personne qui se dit contre l’idée du communautarisme mais qui par son expérience de vie le comprend très bien. Je suis en France en 1973 de parents étrangers qui voulaient absolument s’intégrer à tout prix. J’ai un prénom français, je n’ai pas appris la langue de mon père, j’ai très peu connu leur pays d’origine. On m’a appris à ne pas exprimer de critiques, à ne pas « faire de vagues » même devant des situations injustes etc… Cela donne le « complexe de l’immigré » qui ne se sent pas le droit à la parole qui doit se faire tout petit. Cela a des conséquences: à l’adolescence, je suis devenue rebelle, contre le système, avec une envie tenace de dénoncer les injustices. J’ai depuis toujours de grosses difficultés à vivre les abus d’autorité, les discriminations de toutes sortes. Je me sens française car j’ai été éduquée en France dans l’école française qui m’a permise de faire le métier que j’aime, mais je ne suis pas que française, j’ai une identité multiple. Devenue adulte j’ai beaucoup voyagé et je vis hors de France, dans différents pays, depuis plus de 10 ans. Je peux vous assurer qu’il est vraiment difficile de s’intégrer dans un pays étranger. Etre entre soi ( entre francophones) rassure beaucoup de monde. J’évite de rencontrer des Français mais cela limite beaucoup mes relations sociales. Même avec des efforts importants pour connaître son pays d’accueil, on se sent toujours étrangers parce qu’on nous le montre tous les jours!
    Le communautarisme est un excès , comme l’est l’intégration à tout prix ( au prix de son identité et de son histoire)
    Je n’aime pas le communautarisme mais je le comprends! Le remède est de se sentir accueilli, ce qui est rare dans tous les pays du monde!
    Merci pour vos écrits! Bonne continuation!

  6. Eva Lewicz dit :

    Vraiment bien écrit et je suis entièrement d’accord avec vous !
    Mais malheureusement les personnes atteintes de la pathologie « xénophobie »sont enfermées dans leur idéologie et pour eux cet article n’a aucun sens.

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