Quelques témoignages des déportés et exclus des temps modernes… =( (tome 1 )

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TÉMOIGNAGE. 1)
Père d’un enfant français , ce camourenais a été expulsé Dimanche.

Eyek Awantchok, Camerounais de 34 ans, a été reconduit vers son pays alors qu’il s’apprêtait à passer devant le juge.
Le titre de séjour de ce père de famille n’a pas été renouvelé suite à une affaire familiale.
Il raconte des conditions d’arrestation et de rétention « humiliantes ».

Bosseur et intégré
Eyek se trouve au centre de rétention depuis près d’un mois.
En décembre dernier la préfecture n’a pas renouvelé son titre de séjour.
Il se trouve donc en situation irrégulière et impossible pour lui de travailler.
L’homme a entamé au début de sa rétention une grève de la faim et affirme au téléphone voir perdu près de quinze kilos.

Son employeur a découvert dans la presse sa présence au centre de rétention et a alors appelé la préfecture, la mairie de Toulouse, la Cimade pour tenter d’éviter qu’il ne soit expulsé vers le Cameroun.
« Je ne défends pas une cause, je le défends lui, poursuit-elle. Je peux comprendre les renvois, qu’il soit difficile d’accueillir tout le monde mais pour lui je ne comprends pas. Il s’est parfaitement intégré, il aime la France, il a sa fille ici, pour moi il est Français. »
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Un divorce qui met fin au droit de séjour
Eyek Anwantchok dit être arrivé en France en 2003. En 2005 il se marie et est aujourd’hui papa d’une petite fille de 6 ans.
En 2010 le divorce est prononcé ainsi que la garde partagée de l’enfant.
« De janvier à mars 2011 j’ai dû retourner au Cameroun (où se trouve encore sa mère NDLR). J’ai prévenu la mère de ma fille et je me suis arrangé avec elle concernant la garde. A mon retour, elle avait fait un recours pour dénoncer mon absence et dire que je ne m’occupais pas de mon enfant  »

Eyek ne comprend pas. « J’ai toujours travaillé, j’ai montré toutes mes fiches de paye, j’ai un appartement… J’ai montré tout ça mais ils ne veulent rien entendre », lâche-t-il.

Le 19 mars dernier, il a été embarqué dans un avion pour le Cameroun. « On m’a réveillé à 4 heures du matin, sans me prévenir auparavant.
Dans l’avion j’ai crié. Les policiers me tenaient à la gorge et me donnait des coups de poing dans le ventre », raconte-t-il. L’expulsion n’aura finalement pas lieu, le pilote demandant à ce qu’il soit descendu pour pouvoir décoller.
«On m’a dit que j’avais eu de la chance de tomber sur un ‘gauchiste’. »

Ce lundi 25 mars, Eyek doit être selon la procédure présenté à nouveau devant un juge. Mais il a toujours peur d’être expulsé. La veille même, il confiait : « A tout moment ils peuvent venir. Si je dois retourner là-bas, je ne sais pas ce que je vais faire. Je n’ai pas de maison, pas même de chambre chez ma mère. Ma fille est ici. Ce n’est pas possible de faire ma vie là-bas».

Selon son ancien employeur et la Cimade, Eyek Anwatchok a été finalement expulsé dimanche 24 mars au matin.
Son cas est selon lui « malheureusement un grand classique« , la rupture de vie commune est « très souvent utilisée » pour refuser une prolongation d’un titre de séjour.

 

Témoignages de ressortissants FRANÇAIS et EUROPÉENS « CLANDESTINS » aux ETAT UNIS…

Témoignage 2)
Petite quarantaine sportive, Evelyne y gère une boutique très courue. Elle a réussi son rêve américain, a un détail près : malgré treize ans passés aux Etats-Unis, «et des impôts », cette Française appartient toujours à l’immense armée des 11,7 millions d’immigrés sans papiers !
Venue pour de simples vacances en bénéficiant, comme la plupart des Européens, de l’exemption de visa, la jeune femme a croisé le chemin d’un restaurateur de la communauté française de Manhattan, très active dans ce secteur comme dans l’animation de la vie nocturne.
Il lui offre immédiatement un job en or « Barman » à 4 500 dollars par mois, appartement fourni… mais au noir.
Evelyne tente alors une procédure de régularisation, échoue et se coule insensiblement dans l’illégalité tout en développant son business.

Témoignage 3 )
Manager d’un restaurant coté , Pascal vit la même histoire depuis près de seize ans.
Dans les cuisines de son établissement, des Latinos, des Serbes ou des Indiens, dont pratiquement aucun, assure-t-il, ne possède un document en règle.
A New York, près de la moitié des emplois de plonge sont occupés par des sans-papiers, comme Eduardo, ITALIEN, payé 5 dollars de l’heure dans un steakhouse du Midtown Manhattan.
Arrivé il y a neuf ans, il a d’abord atterri à Arlington (Virginie) pour nettoyer les assiettes
Ont suivi un boulot de commis dans un supermarché du Massachusetts puis une pizzeria à Boston avant l’installation à New York où le travail ne manque jamais.
Avec deux autres compatriotes, Eduardo occupe un minuscule appartement à Brooklyn, pas très loin du Chinatown local, dans un secteur où plus de 40 % des résidents sont hispaniques. «Si tu te tiens tranquille, ici, tu ne risques rien, explique-t-il. Ce n’est pas le Texas ou l’Arizona, il n’y a pas de chasse aux clandestins.»

 

SOurces ( https://www.facebook.com/ActualitesEnDroitDesEtrangers )

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2 réflexions sur “Quelques témoignages des déportés et exclus des temps modernes… =( (tome 1 )

  1. Que ce Monsieur Eyek Awantchok, a été honteusement expulsé est dégueulasse…Mais comparer une photo de personnes d’un camp d’extermination (en haut de la page) et le, les problème s d’expulsion s est à mon avis incorrecte voir mensongère ….Car si, ils (les gens du camp d’extermination) auraient pu choisir entre l’extermination ou l’expulsion et là cela n’a pas été le cas … Ils n’y auraient eu aucune victimes et les camps de d’exterminations n’auraient JAMAIS EXISTE ….! Alors un peu de correction serait le bienvenue et comparez ce qui est comparable ….Merci……!

    • JM dit :

      Michel,
      je comprend votre indignation mais il est nécessaire de cerner le message de la photo: un homme vivant en france depuis des années, qui y a un emploi et a fait sa vie et se retrouve expulsé à coup de poing vers un pays qu’il ne connait plus, qui ne l’attend pas ce n’est pas loin d’une extermination. C’est le rejet des efforts d’une vie, c’est un crime économique et social.

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