Pour l’abolition de la peine de mort dans tous les pays !

Que de passions et de débats pour la peine de mort ! La peine de mort a été abolie dans bon nombre de pays occidentaux depuis des décennies mais son ombre, plus ou moins menaçante au gré de faits divers (tragiques) plane toujours nous…  En effet, les meurtres n’ont point cessé, et à la violence et tragédie de certains crimes s’accompagnent souvent le désir de vengeance des proches de la victime soutenus par la société. Certains politiques, en mal de popularité, et certaines figures merdiatiques en quête de buzz, essaient de surfer dans cette océan qu’est la souffrance humaine et prient pour que les bas-instincts des hommes tels les vagues reviennent toujours plus fortes. Et, si au milieu de la vindicte populaire perçoit-on des voix dissidentes, des voix prônant plutôt la réflexion, un système carcéral plus stricte et une possible réinsertion, alors ces gens sont vus tels des êtres insensibles à la peine des victimes,  se souciant beaucoup plus du sort des criminels.

Il n’est pas rare d’entendre ce genre de propos: « Quoi ?!!! La vie d’un meurtrier est donc supérieure à celle d’une victime ? » ou « Mais comment peux tu être hostile à la peine de mort , les meurtriers ne s’abstiennent pas de tuer, eux … »

Ce sujet est capital, car se jouent plusieurs visions de la société. Je ne vais pas essayer de caricaturer ceux qui sont pour la Peine de mort; chacun étant libre d’avoir son point de vue mais je vais juste essayer de vous expliquer en quoi je suis opposé à cette barbarie.

Je suis opposé à la peine de mort, non seulement pour des raisons de principes mais aussi d’efficacité. Loin de moi l’envie de donner de leçons, en effet,  je n’ai jamais connu la souffrance éprouvée par les proches de victimes. je ne sais même pas si je serais capable de supporter cette douleur si un de mes proches devait être violé et tué, je pense d’ailleurs que je voudrais certainement me venger. Je n’aurais qu’à l’esprit de tuer cet individu qui n’a montré aucune pitié. Mais pour autant je n’aurais point raison,  je renierais mes idées ou convictions, et  la haute idée que je me fais de la justice (qui n’est point parfaite) dans un État de droit. Je vais peut-être vous choquer mais je considère la peine de mort, comme « la négation absolue des droits humains, un meurtre commis par l’État, avec préméditation et de sang-froid » , comme un « assassinat légal . On tue  précisément un assassin parce que ce qu’il ne faut pas tuer. D’ailleurs j’observe une contradiction intéressante; l’Etat interdit de tuer mais ne s’empêche pas lui-même de mettre à mort  autrui …Cette mise à mort n’est pas faite pour des raisons de défense nationale (invasion imminente d’un pays ) mais pour des rasons liées à la vengeance.

Et quand bien même la peine de mort serait efficace(ce qui est totalement faux), que penser des victimes d’erreurs judiciaires dont les vies ont été gaspillées inutilement ? On ne peut revenir dans le passé. La justice est avant tout une construction humaine, de ce fait elle n’est point infaillible et parfaite. C’est bien beau que la justice « humaine »  reconnaisse dix ans plus tard qu’une erreur a été commise, ce n’est point cela qui fera revenir l’innocent, le sacrifié qui a été condamné dans la honte, sous les injures et quolibets, perdant parfois  leurs familles respectives et amis … l’innocent lui-même aura subi une triple peine : Une peine d’emprisonnement, la peine capitale et la peine la plus ignoble et tragique qui soit étant donné que l’innocent, cette victime impuissante,  se savait innocent. Quelle souffrance de se savoir impuissant à prouver son innocence …Pleurer, crier de toutes ses forces et de toute son âme, mais rien n’y change ; La justice des hommes veut que vous payez de votre sang impie et impur le meurtre d’une petite fille ou d’un petit garçon. Je n’ose essayer de me mettre à la place de ces gens, de ces victimes « d’horreurs » judiciaires …

Cela a du être assurément le pire des supplices et je prie le Bon Dieu de ne jamais être dans pareille situation car cela peut arriver à tous. Oui même à vous, chers lecteurs (et lectrices) car l’Homme est un loup pour l’homme. Votre voisin, celui qui rit avec vous en vous saluant quotidiennement,  jaloux de votre vie , de votre insouciance, peut œuvrer en vue d’un sombre dessein dans le but de vous plonger dans les abîmes, dans ce puits sans fond qu’est le désespoir humain.

On me dira qu’il y a eu peu d’erreurs judiciaires et que c’est tout ce qui compte. Cet argument peut être contesté de deux manières: Tout d’abord qui nous dit qu’il n’y  en a pas eu  plus, et qu’il n’y aura pas d’erreurs dans le futur ?En effet , la science évolue et c’est grâce à cette science qu’on a connu certains crimes ; Ensuite  une vie humaine, une seule, est et restera sacré à jamais. Je ne peux donner  la vie et même si je le pouvais, une vie reste unique .

D’ailleurs, même si je reprouve ce sentiment de toutes mes forces, Je trouve  que la peine de mort est une peine plutôt rapide pour celui qui veut se venger. A travers la peine de mort, si on se met dans le psyché de celui ou celle qui veut se venger, celle-ci n’est elle pas une peine qui fait en sorte que le condamné soit soulagé de tous ces tracas  terrestres ?Souffrira t-il longtemps ? L’être humain, tel un oiseau, n’est pas fait pour rester dans une cage  et la prison, quoiqu’on en pense, reste une cage. Je pense à ce titre que la prison est bien plus efficace pour punir autrui.

Il n’y a pas de peine de mort «humaine». Quelle que soit la méthode employée, l’exécution ne poursuit qu’un seul but, supprimer une vie. La peine de mort prive une personne de la possibilité d’expier un forfait, de réparer, de se repentir et de s’amender.

Concernant l’efficacité , je pense que la peine capitale n’empêche aucun délit. Les études scientifiques n’apportent aucune preuve que la peine de mort ait réellement l’effet dissuasif qu’on lui attribue. Au Canada par exemple, le nombre d’assassinats a diminué depuis l’abolition de la peine de mort. Aux États-Unis, en revanche, il est plus élevé dans les États qui pratiquent l’exécution capitale que dans ceux qui y ont renoncé. Pour empêcher efficacement les délits, il est nécessaire d’avoir un taux élevé d’élucidation des crimes et un système judiciaire travaillant de manière équitable, rapide et conséquente. j’avais lu dans je ne sais plus quelle revue, que certaines populations (dans certains pays) se faisaient justice elle-même (au vu de la corruption de leurs appareils judiciaires et policiers), Néanmoins les faits divers n’ont point cessé.

[Au fond de chaque homme civilisé se tapit un petit homme de l’âge de pierre, prêt au vol et au viol, et qui réclame à grands cris un œil pour un œil. Mais il vaudrait mieux que ce ne fût pas ce petit personnage habillé de peaux de bêtes qui inspirât la loi de notre pays.]
Albert Camus, Réflexions sur la peine capitale

[Ceux qui croient à la valeur dissuasive de la peine de mort méconnaissent la vérité humaine. La passion criminelle n’est pas plus arrêtée par la peur de la mort que d’autres passions ne le sont, celles-là, sont nobles.] Robert Badinter – Extrait d’un discours à l’assemblée nationale, le 17 septembre 1981

[Dans les pays de liberté l’abolition est presque partout la règle ; dans les pays où règne la dictature, la peine de mort est partout pratiquée. Ce partage du monde ne résulte pas d’une simple coïncidence, mais exprime une corrélation. La vraie signification politique de la peine de mort, est bien qu’elle procède de l’idée que l’État a le droit de disposer du citoyen jusqu’à lui retirer la vie. C’est pas là que la peine de mort s’inscrit dans les systèmes totalitaires : […] Douze personnes, dans une démocratie, qui ont le droit de dire : celui-là doit vivre, celui-là doit mourir ! Je dis : cette conception de la justice ne peut-être celle des pays de liberté, précisément pour ce qu’elle comporte de signification totalitaire.] Robert Badinter

[Notre justice à nous, comme notre destin, est tâtonnement, trouble, erreur, nuage, doute ; martyr, je m’applaudis ; juge, je me redoute ; l’infaillible, est ce moi, dis ? Est-ce toi ? Réponds.]

Victor Hugo : Les quatre vents de l’esprit – L’échafaud -1870

Bref, c’était juste l’opinion d’un Bisounours. 

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19 réflexions sur “Pour l’abolition de la peine de mort dans tous les pays !

  1. netcritics dit :

    3% d’erreur judiciaire, trois condamnés à mort sur 100 sont des innocents… De quoi faire réfléchir. Autre point pour soutenir ton dernier point sur l’effet dissuasif, en Norvège, qui a un des taux de criminalité le plus bas (voir le plus bas), les prisons ne sont pas considéré comme un lieu de sanction, mais elles sont conçu pour que les prisonniers prennent conscience de leurs erreurs et préparent leur réinsertion, résultat: 40% de taux de récidive contre 55 en France et 60 aux Etats-Unis…

    Je te conseille d’aller voir cette vidéo: http://www.vice.com/fr/vice-news/norwegian-prisons?Article_page=2 ça pourrait t’intéresser! 🙂

    • jeunecitoyen dit :

      Merci 🙂 Ravi d’écouter des argument supplémentaires .Les 3% d’erreurs judiciaire , c’est une moyenne mondiale ou une moyenne spécifique a tel pays ?

    • ikamika dit :

      Je pense que j’irai en norvège, au moins j’aurai une belle vie… j’irai d’abord tué quelque personnes puis j’irai en prison enfin dans ce beau quartier…. N’IMPORTE QUOI….. les violeurs les tueurs les pédophiles ne mérite plus de vivres. Chacun sont opinion mais je trouve ça abusé. Ils sont punis par la loi, on va dire 20 ans, puis ils ressortent, puis ils recommencent… Ces voyous ne mérite pas de vivre surtout pas dans un beau quartier, la personne qui nous à quittés à cause des gens comme eux ne méritent pas la belle vies…. Désolé mais comme on dit chacun son opinion….

  2. Christella dit :

    Tu as résumé ce que je pense, la peine de mort c’est un désire de vengeance plus qu’un désire de justice, et ce n’est pas parce qu’on y est fermement opposé que l’on ignore la souffrance des victimes ou des proches des victimes. A la place des victimes, je comprend tout à fait qu’il soit tentant de supprimer purement et simplement la raison de la souffrance que l’on éprouve, mais cela n’enlèvera pas la souffrance, n’annulera pas le crime commis, ne dissuadera pas les autres criminels, ira à l’encontre du côté sacré de la vie. La vie est trop sacré pour que collectivement ou non, on choisisse qui peut vivre ou mourir, on légalise le meurtre en imposant des conditions d’application, mais cela reste un meurtre. Bref, je ne fais que répéter ce que tu dis, pour dire à quel point je suis d’accord avec toi. Je te conseil  » The Life of David Gale » si le sujet t’intéresse même dans le cinéma, c’est un film qui parle des erreurs judiciaires et toutes les conséquences irréversible, je l’ai vu il y a très longtemps mais j’ai vraiment aimé !

  3. Alan dit :

    Je partage ton avis sans réserve. Je tiens juste à ajouter que la peine de mort soulève un problème de responsabilité et méme de religion… Après tout, pour ceux qui croient en Dieu, qui est ce qui endossera la responabilité du ‘meurtre légal’ des individus? L’Etat?le juge? Le medecin qui a préparé l’injection? Le policier qui était présent? En ce qui concerne les 3 prcents d’innocents, quelqu’un devrait être responsable et endosser ledit meurtre légal, quelqu’un devrait passer à la chaise électique pour son erreur… Ça ce serait de la justice. Ce serait stupide peut etre mais ce serait de la justice… Aussi, puisqu’il n’est pas possible de responsabiliser des individus clés ou de faire passer l’Etat à la potence, la peine de mort n’a vraiment pas lieu d’être.. Les prisons sont construites pour rendre justice et pour éviter ces bétises légales (jaime bien l’expression.lol)

  4. missguaya dit :

    On n’aurait pas le doit de « tuer » légalement mais en revanche on peut emprisonner à vie, priver une personne de sa liberté… Qu’est-ce donc le droit d’avoir  » la vie sauve » si c’est pour passer le reste de sa vie enfermé entre quatre murs… ? Je suis entièrement opposée à la peine de mort. Mais je me pose néanmoins une question: est- il réellement plus inhumain de condamner quelqu’un à mort que de le condamner à la prison à perpétuité? L’Homme est fait pour aller et venir; L’Homme est fait pour être libre. Celui qui est condamné à perpétuité ou celui qui a 60 ans et qui est condamné à 30 ans de prison… Finalement, lui aussi est condamné… à mourir en prison.

    Comme l’a dit Monsieur le ministre R. Badinter lors d’une conférence récente, le débat sur la peine de mort en France est clos, il n’ y a pas lieu d’y revenir. En revanche, la question de l’emprisonnement mériterait de plus amples réflexions…

  5. Raph dit :

    Sujet très délicat…Il nous partage nous même.
    La peine de mort peut-être un très bon moyen comme un très mauvais, de même pour l’emprisonnement. En effet la justice est une des chose les plus compliquer à définir !

    Moi je pense qu’une peine de mort, utilisée uniquement lorsque le(s) crime(s) répond(ent) à certaines « règles », est une bonne chose. En effet la personne qui commet l’acte horrible, d’assassiner tout les membres de sa famille, de tuer abominablement un homme et faire des choses normalement impensable avec son corps, ou encore un meurtre de masse, … devrait être confronté à la peine de mort ! Je dis bien « confronté » à la peine de mort et la condamnation à perpétuité lors de son jugement. Sinon il est trop simple de commettre ces actes et de contourner la justice …Regarder en Norvège, cet homme pourrait se cacher derrière l’asile. Dès lors tous ces crimes seraient pardonnés ?! Que font-ils des familles ?! Que font-ils de la justice ?!

    Pourquoi abattons nous un animal sous prétexte qu’il nous à mordu ?! Ah oui, la justice …
    (Personnellement, si je me fais tuer par un animal ma volonté serait de laisse vivre cet animal)
    D’où la totale contradiction avec ce qu’il vient d’être dit précédemment !

    Par ailleurs, l’emprisonnement seul ne résout pas les problèmes. Au contraire ils les aggravent, le taux de récidive reste important, le taux de criminalité croît, tout comme l’argent qu’il faut investir dans ces centres d’emprisonnement.
    Mais il évite l’injustice, des innocents ne sont pas tués à la place de coupables !

    Je reste donc très partagé, au fond de moi la peine de mort est une mauvaise chose et n’a pas lieu d’être … Mais ! Quand je vois ces hommes qui tuent sans états d’âmes leurs femmes, leurs enfants … Il m’arrive de penser, qu’ils méritent la même chose !

    La raison prend le dessus, mais on n’ est jamais sûr de rien !

  6. Thomas Guillaume dit :

    Pour le rétablissement d ‘ urgence de la peine de mort en France.

    La sanction suprême que constitue la peine capitale à l’ encontre d ‘ un assassin est pleinement légitime, car proportionnelle au crime commis. Ce n ‘ est pas une  » vengeance  » , mais le triomphe de la justice et de la morale. Une société saine se doit d ‘ infliger la punition maximale en réponse à l ‘ acte le plus odieux qui puisse être commis. Les avantages résultant de la mise en place de la peine de mort sont les suivants : 1) Suppression de tout risque de récidive. 2) Dissuasion efficace, à condition qu ‘ elle soit appliquée de façon systématique en cas de culpabilité avérée. Bien sûr, il perdurera toujours le risque d ‘ erreur judiciaire, aboutissant à la condamnation à mort d ‘ un innocent. Aucun système n’ est infaillible, le risque zéro n ‘ existe dans aucun domaine. Les cas de condamnations à mort d ‘ un innocent sont exceptionnels, rarissimes, anecdotiques et insignifiants. La peine de mort est conçue pour protéger la population des criminels, pour sauver des vies innocentes : 1 vie sacrifiée pour des centaines, voir des milliers de vies sauvées, voilà le ratio des erreurs judiciaires. Les détracteurs de la peine de mort utilisent deux arguments principaux, qui ne tiennent pas la route, pour justifier leur hostilité à cette juste sanction. Les voici : 1)  » Si la société tue un assassin, elle se met à son niveau, se comporte de la même façon que lui, répond à la barbarie par la barbarie.  » Cet argument, cyniquement relativiste et profondément malhonnête, met donc sur le même plan un assassinat et l ‘ élimination d ‘ un criminel, d ‘ un nuisible, par la société. Il est parfaitement immoral et choquant car il induit que la vie d ‘ un assassin a autant de valeur et est aussi respectable que la vie de la malheureuse victime de cet assassin. Deux vies dont la valeur est pourtant, évidemment, incomparable. 2) Les détracteurs de la peine capitale justifient aussi leur opposition à la peine de mort au nom des  » Droits de l ‘ homme  » , leur leitmotiv. Comme si un assassin pouvait bénéficier des mêmes droits que ses concitoyens. Dans ce cas précis, ce n ‘ est plus de  » Droits de l ‘ homme  » qu ‘ il s ‘ agit, mais de  » Droits du criminel  » .

    Un autre argument gauchiste et laxiste entendu de manière récurrente à propos d ‘ un assassin qui a purgé sa peine de prison :  » Il a payé sa dette à la société !  » Ah oui, vraiment ?  » Payé sa dette  » ? Entre 10 et 20 ans de prison pour s ‘ être permis de retirer à un individu ce qu ‘ il avait de plus précieux ? Non ! L ‘ assassin n ‘ aura  » payé sa dette  » que lorsqu ‘ on lui aura, à lui aussi, retiré ce qu ‘ il avait de plus précieux !

    Encore un argument régulièrement asséné par les bien-pensants anti-répressifs :  » La peine de mort n ‘ est pas dissuasive !  » C ‘ est archi-faux, et je vais le démontrer. Aux Etats-Unis, après avoir été suspendue de 1967 à 1973, puis rétablie dans 75 % des états, le taux d ‘ assassinats est passé de 11,6 pour 1000 habitants en 1970, à 5,4 pour 1000 habitants en 2004.

    En France, durant la décennie qui a précédé l ‘ abolition de la peine capitale ( 1971-1981 ) , le nombre de crimes sur mineurs s ‘ est élevé à 39. Pour la décennie qui a suivi l ‘ abolition de la peine de mort ( 1981-1991 ), le nombre de crimes sur mineurs s ‘ est élevé à 124.

    Que fait-on en France, face au crime ? On subit, on fait des  » marches silencieuses  » , on pleure, on est dans la ( légitime ) compassion et empathie pour les victimes martyres, alors qu ‘ il serait urgent d ‘ agir, d ‘ éradiquer le crime de notre pays, en rétablissant la peine de mort pour les assassins, mais aussi ( et là, ça n ‘ engage que moi ) pour les violeurs et les pédophiles violeurs. J ‘ y ajouterai les cambrioleurs, car un cambriolage est un viol psychologique, affectif et émotionnel, une agression d ‘ une violence inouïe, dont les conséquences psychiques peuvent être aussi graves que celles d ‘ un viol. Les trafiquants de drogue, marchands de mort, doivent aussi être passibles de la peine capitale, pour crimes contre l ‘ humanité.

    Aujourd ‘ hui en Iran, les violeurs sont condamnés à la pendaison publique. Comme quoi, tout n ‘ est pas négatif dans cette république islamique.

    La terreur ne doit plus être du côté des honnêtes gens, mais du côté des criminels. C ‘ est l ‘ Etat qui a le devoir de terroriser les criminels, et non les criminels qui doivent continuer à terroriser la population. La peur, la terreur, seule vraie dissuasion, doit basculer du côté des criminels.

    Quand on supprime la peine de mort pour les assassins, la peine de mort est appliquée aux innocentes victimes.

    Il n ‘ existe donc qu ‘ un seul moyen d ‘ empêcher toute récidive criminelle à la sortie de prison, c ‘ est de réinstaurer la peine capitale.

    La France est le pays occidental dans lequel la magistrature pénale est la plus laxiste, car la majorité des magistrats ( et magistrates ) est imprégnée par l ‘ idéologie  » progressiste  » de gauche, la  » culture de l ‘ excuse  » , la bien-pensance  » humaniste  » anti-répressive, la commisération,  » l ‘ indulgence  » , la  » compréhension  » pour les criminels, qui, au fond, ne seraient que des  » victimes  » du  » racisme  » , de la  » discrimination  » , de  » l ‘ exclusion  » , de la  » pauvreté  » , du chômage, et qu ‘ ils se  » vengeraient  » en commettant leurs crimes, prendraient leur  » revanche  » sur cette société si  » injuste  » et  » cruelle  » .

    Ils se retournent la cervelle, ils se creusent le cerveau à toujours leur trouver des excuses, des  » circonstances atténuantes  » . En réalité, ces magistrats collabos éprouvent bien plus de compassion, d ‘ empathie et de sympathie à l ‘ égard des criminels qu ‘ à l ‘ égard de leurs pauvres victimes, dont ils se moquent comme d ‘ une guigne, enchainant les dossiers tels des automates technocratiques.

    Si la perpétuité réelle et certaine existait, elle serait, certes, dissuasive, mais beaucoup moins que la peine capitale. J ‘ ajouterais que nourrir et surveiller des criminels coûte une fortune aux contribuables que nous sommes . Un criminel mort ne coûte plus rien.

    Il faut revoir de fond en comble la politique contre l ‘ insécurité, contre la délinquance, et la politique de lutte contre le crime.

    S ‘ agissant de la répression de la délinquance, la France manque cruellement de places de prison. En attendant la construction de nouvelles prisons pour pouvoir y enfermer les voyous et les criminels toujours plus nombreux et impunis, les hôpitaux et les casernes ( que l’ Etat est en train de vendre ) pourraient et devraient être transformés en prisons.

    Une dernière remarque, strictement personnelle et intime, concernant les assassinats crapuleux de jeunes femmes ou de fillettes par des prédateurs solitaires, des rôdeurs assoiffés de sang, souvent tueurs en série, qui les avaient kidnappées ou massacrées sur place : si un jour, ma fille se faisait atrocement massacrer comme l ‘ a été, par exemple, Laëtitia Perrais, je me chargerais personnellement du cas de son assassin, en l ‘ exécutant moi-même, lui appliquant la peine juste, la peine proportionnelle au crime qu ‘ il a commis, la peine qu ‘ il mérite. J ‘ irais ensuite en prison ? Je m ‘ en contrefous radicalement. J ‘ aurais fait mon devoir moral de père. Mon devoir de rendre la justice des hommes. La légitimité morale prime sur la légalité judiciaire. J ‘ aurais la conscience tranquille et le coeur léger. Si j ‘ avais laissé la  » Justice  » lui infliger une peine ( comme toujours ) dérisoire, sans commune mesure, sans rapport avec la gravité du crime, je ne l ‘ aurais jamais supporté. Devant porter ce fardeau de culpabilité jusqu ‘ à la fin de mes jours.

    • Anonyme. dit :

      Bon. Je vais décortiquer quelques phases de ce que tu viens de dire, en essayant de te faire reprendre la raison, ou discréditer tes propos qui sont parfois totalement absurdes.

       » d ‘ un nuisible » : Toute société à ses bon et mauvais citoyen. Une société ou le crime serait presque inexistant existerait quad le nombre de citoyen est petit. Tout le monde n’a pas une vie bien rangée et parfaitement ordonnée. Beaucoup on des difficultés. Et puis pour me mettre dans le rôle de la personne  » qui ne comprend rien et qui dit des trucs débile » : « d ‘ un nuisible » me rappelle qui déjà ? A oui _____ ( insérer dictateur)

      « Aucun système n’ est infaillible, le risque zéro n ‘ existe dans aucun domaine. » : Certes, le risque zéro n’existe pas : mais dans le cas présent, quel est le risque ? D’après cette phrase, on pourrait conclure que le risque d’erreur est très faible, hors est-ce vrai ? Le saura-t-on jamais ?

      « Les cas de condamnations à mort d ‘ un innocent sont exceptionnels, rarissimes, anecdotiques et insignifiants » : je rêve, ou tu viens de traiter une vie humaine comme insignifiante ? Si c’est ta fille que l’on aurait demandé à sacrifier, ou même toi-même, aurais-tu eu la même réflexion ? C’est parce que tu n’es pas touché que tu dis cela, mais le fait d’en sacrifier quelques uns me rappelles des idéaux qui sont plus que controversés dans la société actuelle…

      « J ‘ y ajouterai les cambrioleurs, » :Sérieusement ? Quelqu’un qui vole une télévision est bon pour la peine de mort ? C’est beaucoup trop radical ! Dans ce cas, les pauvres gens à la rue, qui doivent voler pour subsister, pourquoi ne pas les tuer tant qu’on y est ? Et en plus ça fera une épuration de la société ? Il fut arrêter de dire n’importe quoi.. Encore, prendre position pour la peine de mort pour les grand criminel, je conçois ( même si je ne suis pas d’accord, je comprend qu’on puisse l’être), mais étendre cette peine au voleur, c’est aller beaucoup trop loin dans le radical.

       » ces magistrats collabos  » : Maintenant, c’est contre le système judiciaire en général ? Tu parles de collabos, mais ils se sont associés avec celui avec qui tu partage le plus d’idée… Si tu n’es pas content de ce que l’Etat peut faire, que des magistrats (qui sont des gens comme toi et moi) essayent de mettre un peu de bien dans ce monde, alors je comprend que tu veuilles faire la loi toi même. Mais ta petite existence est elle assez, en rapport avec les centaines de personnes qui, au fur et à mesure de l’histoire France, ont consacré du temps à faire un Etat le plus juste possible? Tu veux appliquer la loi de la nature, une loi totalement animale : l’aigle est ton préféré non ? De base, comparer la vie humaine à une autre est une idée absurde : si on mettait pasteur ( qui a oeuvré énormément) devant un canon, et que devant un autre on mettait 2000 personnes, qui faudrais-il mieux sauver ? Pasteur, qui sauva beaucoup de monde ? Ou les 2000 ? Si on sacrifie les 2000, on sacrifie aussi leur descendants, leur découvertes potentielles, leur part de l’histoire.

      En bref, il faut arrêter d’extrapoler sur le sujet : ce qui est fait est fait, et seul un gouvernement d’une certaine extrémité serait capable de réinstaurer la peine de mort.

  7. El Justicier dit :

    La peine de mort est une barbarie .

  8. Si j’étais mère ou familier très proche d’une victime, il est fort probable que je sois prise d’une vague de folie, qui me pousserait à punir le ou les coupables en les tuant; qui sait ou la folie nous entraîne… Mais une chose c’est la réaction à chaud de la douleur ( qui doit être encadré d’urgence par des spécialistes) autre chose c’est la Justice et l’état qui se doivent de regarder sereinement les événements même les plus tragiques. Alors oui, je suis contre la peine de mort, et même en cas de vengeance familiale, j’attendrais que des services médicaux me prennent d’urgence en mains, et me soignent non de ma douleur, qui ne passerait pas, mais de ma haine qui si elle aboutissait ferait de moi, un être empli de remords, et qui n’aurait plus rien à voir avec la personne que je suis.Tuer n’est pas un acte anodin, et il ne peut que détruire l’humain qui vit en nous.
    J’ai assisté par la télé aux débats à l’Assemblée et j’étais la émue, les yeux pleins de larmes, et quand l’abolition a été proclamée, je voyais,défiler dans mon imagination, Zola, Hugo et tant d’autres que s’étaient indignés contre la peine de mort!
    Voilà ma posture devant cette question.

    • Raph dit :

      Je suis d’accord sur un seul et unique point, lorsque l’on perd un proche, on peut-être dérouté de la soi-disante raison qui nous anime et donc vouloir qu’on inflige à celui ci, ce qu’il a infligé à notre défunt proche.
      Cependant, je ne vous suis pas dans votre considération de la prise en charge. L’homme se doit de par son comportement d’épouser le mouvement de la vie. Par là je veux dire, que ce n’est pas par une prise en charge par des « spécialistes » (qui n’existent pas, mais en qui je n’ai déjà pas confiance) que le monde se portera mieux. C’est à l’homme qui a perdu son proche, enlevé par un individu des plus haineux et déraisonné mais qui reste un homme (même défaillant), qui doit effectué une introspection et un travail sur lui même dans le but simple et unique de s’émanciper de cette haine qui l’anime. Non pas totalement car cela est impossible, ne pas accorder non plus le simple pardon de sa propre volonté mais juste haïr cette être tout en sachant que faire ce qu’il a fait ne serait qu’à l’origine d’une haine encore plus immense envers soi.
      L’homme doit vivre la vie et non l’affronté avec dégout, tuer est ignoble mais se faire prendre en charge pour s’émanciper de notre haine et contrôler notre malheur est à mon goût tout aussi immonde.

      Avec mon plus profond respect, voilà ma pensée libertaire vis-à-vis de votre vision et de la condamnation à mort.

      N’oubliez pas Albert Camus qui a mes yeux est un des plus grand homme se battant en faveur de l’abolition de la peine de mort…

  9. 3% d erreurs et 40% de récidive dans le pays ou ce taux est le plus bas. oui les erreurs sont tristes car un innocent paye les méfaits d un criminel… cela est du a la corruption existante au sein de ce qu on appel injustement la justice, car la loi, les lois sont corruptible.
    mais ou est la justice quand on sait que 40% de récidive est le mieux que l on puisse faire sans sanction? est-ce juste de se dire que la moitié des assassin, violeurs et tueurs épargnés pour la monstruosité qu ils ont commise seront relâché et recommenceront? de savoir que d avoir épargné la vie d un être ignoble causera la perte de la vie d être innocents? un père? une mère? leurs enfants? tout cela car on pense cruel et inhumain de punir par la mort un être qui as tué et tuera encore…
    en pensant cela vous être complices de tout les crimes immondes commis par ceux que vous avez sauvé et qui recommenceront ce pour quoi vous les avez épargnés.

    cela ne fait il pas de vous des assassin pire encore que ceux qui sont pour la peine de mort.. car eux sont coupable d avoir assisté a la mise a mort d un criminel… vous par contre êtes coupables d avoir assisté un criminel reconnu dans sa récidive et le meurtre d un être innocent.

    oui la vie est un miracle et il faut en prendre soins.. et si vous défendez vraiment la valeurs de la vie.. demandez vous si l élagage d un arbre est cruel? si manger de la viande est un meurtre? si une vie humaine vaut plus qu une vie tout court..
    si prendre des mesures nécessaires et douloureuses pour prévenir une nouvelle horreur est une erreur, si rester passif en regardant le ciel en faignant d ignorer que celui qu on a protégé ne se soucie que de son prochain crime n est pas déjà un crime en lui même,…

    oui je suis pour la peine de mort, pour bien des raisons qui m appartiennent… mais celle la je la partagerai… je préfère savoir que celui qui a tué le fils de mon voisin ne recommencera plus jamais et vivre avec ma culpabilité que de me réveiller un jour et de voir cet homme me remercier d avoir pu tuer mon fils pour continuer son œuvre.

    protéger la vie signifie aussi prévenir l horreur et prendre des mesures; par contre protéger celui qui n accorde aucune valeurs a la vie, l as déjà détruite et tend a recommencer (40% de récidive) c est déjà faire fi de la vie… alors qu on pretend la protéger.

  10. Max dit :

    J’apporte un point de vue plus pragmatique, et un peu moins « spirituel ».

    Considérons la peine de mort comme ce qu’elle est : une sentence judiciaire. Toute peine doit normalement chercher à satisfaire plusieurs choses : sanctionner est la plus évidente, sécuriser la société l’est bien qu’elle soit souvent oubliée, rendre justice aux victimes, qui est satisfait de moins en moins.

    En ce sens, la peine de mort n’a rien à se reprocher. Le problème tient dès lors dans la nature de la sanction, la mort. J’ajouterai qu’un autre problème est que contrairement à d’autres sanctions, on ne peut revenir sur la sanction s’il y eu erreur judiciaire : il est mort. Dans une justice « parfaite », elle serait une bonne alternative. Mais tant que l’erreur est humaine, et que les criminels trouvent des moyens d’échapper à la justice, l’erreur est possible, et la peine de mort n’est pas envisageable.

    Ensuite, je pense que s’il on envisage la peine de mort, il faut également revoir à quels crimes elle convient. Par exemple, un meurtre passionnel ? Pour moi non. Un accident de la route meurtrier ? Bien sur que non. Etc. Le problème de la criminalité dans notre pays (et ailleurs) c’est la récidive. Celle-ci existe parce que notre justice est mauvaise, elle ne fait pas peur, elle ne soigne pas les criminels, et de fait leur permet de recommencer, sans d’autres sanctions que de retourner en prison pour y retrouver ses potes.

    Au final donc, en considérant un coupable qui l’est réellement, elle n’est pas une mauvaise alternative, d’abord parce qu’elle offre une sentiment de justice rendue, ensuite parce qu’elle permet (un peu et malgré les chiffres) de placer un futur criminel sous son épée de damoclès, mais surtout parce qu’elle écarte définitivement un danger potentiel de la société qu’elle doit protéger. Une peine de mort « idéale » serait celle qui est appliquée lorsque d’autres peines n’ont pas marché.

    Et là se pose un tout nouveau problème : la peine de prison est elle satisfaisante et suffisante ?

  11. Anonyme ;) dit :

    Je vais pas m’étendre sur le sujet, je vais juste poser une question aux internautes qui sont contre la peine capitale.
    Et si la victime était de votre famille ? Votre petite fille se fais violer puis tuer vous répondez quoi ? 20 vingts avec sursis ? Ne vous foutez pas de la gueule du monde non plus.
    Ce n’est pas de la vengeance, un criminel en moins c’est quelques innocents de sauvés ( et sa compense largement les erreurs judiciaires qui n’arrive pas souvent ).

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